• "La mémoire c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien" Walter Prevost
    "Il me faut deux secondes pour faire ma valise. Je peux me battre pour ma vie, pas pour un emploi" Franz Beckenbauer, faite sur mesure pour l'Homme à la valise celle-là


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  • "La mémoire c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien" Walter Prevost
    "Il me faut deux secondes pour faire ma valise. Je peux me battre pour ma vie, pas pour un emploi" Franz Beckenbauer, faite sur mesure pour l'Homme à la valise celle-là


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  • Peinture de Caspard David FRIEDRICH



    Qu'évoque-t-elle pour vous, un souvenir, une sensation , une pensée. Quelles seraient vos réflexions à la place de ce personnage solitaire ?

    Voilà donc le petit texte que j'ai pondu

    L’homme se dresse sur la montagne.
    Il émerge du brouillard.
    Du regard il fouille le bas de la pente.

     
     
    Un gros soupir gonfle sa poitrine.
    Encore un échec, encore un. Le troisième déjà.
    Le découragement le saisit, non, il ne recommencera pas, il en a assez.
    Des pertes, encore des pertes, chacune d’elles lui fend le cœur.
    Leurs erreurs à eux, ce sont aussi et avant tout les siennes.
    Pourtant d’autres ont réussi, il le sait. Quel est leur secret ?
    Il faudrait qu’il recommence encore.
    Dans un jour, dans une semaine, il faudrait qu’à nouveau il tente encore sa chance.
    Non, il secoue la tête, il va renoncer tant pis, il n’en peut plus !
    Tout-à-coup derrière lui il entend les survivants commencer à bouger doucement.
    Il entend leurs cris, leurs soupirs.
    Il se retourne prêt à les affronter, à affronter leur colère pour son échec.
    Il les regarde au fond des yeux.
    Mais non, nul reproche dans tous ces regards tournés vers lui.
    Des encouragements, des prières pour qu’il trouve à nouveau la force de faire face.
    Il soupire.
    « Vous êtes sûrs ? »
    Les yeux de ces êtres si dissemblables le réconforte, leurs regards lui transmettent leur foi en lui.
    « Pourtant c’est toujours vous qui souffrez, c’est cette terre entière qui souffre de mes erreurs ! ».
    Mais la confiance est toujours là dans leurs yeux.
    Ils sont encore prêts à le soutenir dans sa quête.
    Il soupire de nouveau, mais le carcan qui étreignait sa poitrine se desserre un peu.
    Alors, dans un souffle, il accepte à nouveau le fardeau.
    D’un geste de la main, il balaie les derniers nuages qui encombrent le ciel.
    D’un autre mouvement, il fait refluer les eaux qui battent encore le bas de la montagne.
    Derrière lui, c’est un joyeux remue-ménage de corps qui se mettent en mouvement.
    Dans le lointain, les arbres commencent à s’élancer vers le ciel près à accueillir à nouveau ceux qui vont tenter la nouvelle aventure.
    L’homme regarde les rescapés de sa dernière grande fureur, s’éloigner.
    Il s’apprête à regagner son laboratoire caché au cœur de la grande montagne, seule à émerger du flot qu’il a du déclencher pour assainir cette pauvre terre martyrisée par ceux qui devaient en être les gardiens et qui n’ont su que l’assassiner à petit feu une fois encore.
    Cette fois, il s’en fait la promesse et en fait la promesse aux animaux qui s’éloignent pour commencer leur travail de réensemencement, il réussira.
    Les prochains hommes qui naîtront sauront protéger et chérir, ils ne détruiront plus.
    Il veut y croire, une nouvelle ère s’ouvre devant lui, le soleil doucement se lève et sa chaleur l’encourage.
    Alors sans plus un regard en arrière, il tourne les talons et s’enfonce dans le flanc de la montagne prêt à reprendre son œuvre.

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  • Peinture de Caspard David FRIEDRICH



    Qu'évoque-t-elle pour vous, un souvenir, une sensation , une pensée. Quelles seraient vos réflexions à la place de ce personnage solitaire ?

    Voilà donc le petit texte que j'ai pondu

    L’homme se dresse sur la montagne.
    Il émerge du brouillard.
    Du regard il fouille le bas de la pente.

     
     
    Un gros soupir gonfle sa poitrine.
    Encore un échec, encore un. Le troisième déjà.
    Le découragement le saisit, non, il ne recommencera pas, il en a assez.
    Des pertes, encore des pertes, chacune d’elles lui fend le cœur.
    Leurs erreurs à eux, ce sont aussi et avant tout les siennes.
    Pourtant d’autres ont réussi, il le sait. Quel est leur secret ?
    Il faudrait qu’il recommence encore.
    Dans un jour, dans une semaine, il faudrait qu’à nouveau il tente encore sa chance.
    Non, il secoue la tête, il va renoncer tant pis, il n’en peut plus !
    Tout-à-coup derrière lui il entend les survivants commencer à bouger doucement.
    Il entend leurs cris, leurs soupirs.
    Il se retourne prêt à les affronter, à affronter leur colère pour son échec.
    Il les regarde au fond des yeux.
    Mais non, nul reproche dans tous ces regards tournés vers lui.
    Des encouragements, des prières pour qu’il trouve à nouveau la force de faire face.
    Il soupire.
    « Vous êtes sûrs ? »
    Les yeux de ces êtres si dissemblables le réconforte, leurs regards lui transmettent leur foi en lui.
    « Pourtant c’est toujours vous qui souffrez, c’est cette terre entière qui souffre de mes erreurs ! ».
    Mais la confiance est toujours là dans leurs yeux.
    Ils sont encore prêts à le soutenir dans sa quête.
    Il soupire de nouveau, mais le carcan qui étreignait sa poitrine se desserre un peu.
    Alors, dans un souffle, il accepte à nouveau le fardeau.
    D’un geste de la main, il balaie les derniers nuages qui encombrent le ciel.
    D’un autre mouvement, il fait refluer les eaux qui battent encore le bas de la montagne.
    Derrière lui, c’est un joyeux remue-ménage de corps qui se mettent en mouvement.
    Dans le lointain, les arbres commencent à s’élancer vers le ciel près à accueillir à nouveau ceux qui vont tenter la nouvelle aventure.
    L’homme regarde les rescapés de sa dernière grande fureur, s’éloigner.
    Il s’apprête à regagner son laboratoire caché au cœur de la grande montagne, seule à émerger du flot qu’il a du déclencher pour assainir cette pauvre terre martyrisée par ceux qui devaient en être les gardiens et qui n’ont su que l’assassiner à petit feu une fois encore.
    Cette fois, il s’en fait la promesse et en fait la promesse aux animaux qui s’éloignent pour commencer leur travail de réensemencement, il réussira.
    Les prochains hommes qui naîtront sauront protéger et chérir, ils ne détruiront plus.
    Il veut y croire, une nouvelle ère s’ouvre devant lui, le soleil doucement se lève et sa chaleur l’encourage.
    Alors sans plus un regard en arrière, il tourne les talons et s’enfonce dans le flanc de la montagne prêt à reprendre son œuvre.

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  • "Le déluge n'a pas réussi : il en est resté un homme" Henri Becque
    "Il n'y a que l'inutilité du premier déluge qui empêche Dieu d'en envoyer un second" Chamfort
    "Il ne faut pas oublier que le jour du déluge, ceux qui savaient nager se noyèrent aussi" Ramon Gomez de la Cerna


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