• Une autre artiste que j'apprécie beaucoup. Anne Vanderlove.
    Ici une chanson de 1967 (ah c'est sûr ça ne nous rajeunit pas), je trouve sa voix superbe. Demain, je vous mets une chanson enregistrée il y a un ou deux ans, vous verrez le changement de tessiture (c'est bien comme ça qu'on dit Chrisalain ?), c'est très étonnant.


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  • Bigorphéa nous demandait un texte sur un souvenir d'enfance, en voici un parmi tant d'autres.

    Je me souviens encore de nos visites du dimanche chez ma grand-mère, entre la dramamine pour éviter le mal de cœur en voiture (au moins à l'aller), les mistrals gagnants, l'arrosage des plantes avec un ridicule arrosoir vert à long bec, le moka du dessert, la sonnette bizarroïde de la porte d'entrée, le film de l'après-midi sur la télé en noir et blanc, mais surtout ce qui me revient en mémoire c'est le retour en voiture les soirs de pluie sur le boulevard périphérique.

     Etrange souvenir allez-vous me dire ! Oui en effet, mais vous allez bientôt mieux comprendre.

    D'abord il y avait les passages souterrains avec ces lampes jaunes qui modifiaient les couleurs, j'adorais regarder les nouvelles teintes que prenaient mes vêtements, le visage de mes parents, l'intérieur de la voiture. Même encore maintenant lorsque je passe en voiture dans un souterrain j'espère encore tomber sur ces lumières qui transmutaient l'ordinaire, hélas il n'y en a plus, le banal a remplacé le merveilleux.

    Mais surtout, les jours de pluie lorsque nous rentrions de nuit, il y avait l'alliance des larmes de pluie sur ma vitre avec la couleur rutilante des immenses néons publicitaires accrochés aux immeubles qui se dressaient le long du périphérique. Ils se reflétaient dans les perles de pluie et les paraient de rouge, de jaune, de bleu, de vert. Moi, je plissais les yeux et alors sur ma vitre se mettait à jouer tout un monde de couleurs scintillantes et toujours fluctuantes.

    Du haut de mes dix ans, je m'imaginais que ces grains de lumière allaient se solidifier si je les regardais assez longtemps et que j'allais pouvoir les cueillir et en faire mille parures de princesse.

    Bien sûr, mes arcs-en-ciel de pluie disparaissaient bien vite mais ils continuaient à éclairer la nuit et j'attendais le prochain retour sous la pluie avec impatience. En plus, désolée de ne pas poursuivre dans la poésie, mais l'observation de mes diamants de lumière me permettait d'oublier… mon mal de cœur.

    Ceci dit, lorsque je suis passagère et que j'ai l'occasion de passer dans un coin plein de lumière par un jour de pluie, je me remets à plisser les yeux et à me délecter de ce menu plaisir des sens même si je n'ai plus mal au cœur en voiture.


     


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  • Bigorphéa nous demandait un texte sur un souvenir d'enfance, en voici un parmi tant d'autres.

    Je me souviens encore de nos visites du dimanche chez ma grand-mère, entre la dramamine pour éviter le mal de cœur en voiture (au moins à l'aller), les mistrals gagnants, l'arrosage des plantes avec un ridicule arrosoir vert à long bec, le moka du dessert, la sonnette bizarroïde de la porte d'entrée, le film de l'après-midi sur la télé en noir et blanc, mais surtout ce qui me revient en mémoire c'est le retour en voiture les soirs de pluie sur le boulevard périphérique.

     Etrange souvenir allez-vous me dire ! Oui en effet, mais vous allez bientôt mieux comprendre.

    D'abord il y avait les passages souterrains avec ces lampes jaunes qui modifiaient les couleurs, j'adorais regarder les nouvelles teintes que prenaient mes vêtements, le visage de mes parents, l'intérieur de la voiture. Même encore maintenant lorsque je passe en voiture dans un souterrain j'espère encore tomber sur ces lumières qui transmutaient l'ordinaire, hélas il n'y en a plus, le banal a remplacé le merveilleux.

    Mais surtout, les jours de pluie lorsque nous rentrions de nuit, il y avait l'alliance des larmes de pluie sur ma vitre avec la couleur rutilante des immenses néons publicitaires accrochés aux immeubles qui se dressaient le long du périphérique. Ils se reflétaient dans les perles de pluie et les paraient de rouge, de jaune, de bleu, de vert. Moi, je plissais les yeux et alors sur ma vitre se mettait à jouer tout un monde de couleurs scintillantes et toujours fluctuantes.

    Du haut de mes dix ans, je m'imaginais que ces grains de lumière allaient se solidifier si je les regardais assez longtemps et que j'allais pouvoir les cueillir et en faire mille parures de princesse.

    Bien sûr, mes arcs-en-ciel de pluie disparaissaient bien vite mais ils continuaient à éclairer la nuit et j'attendais le prochain retour sous la pluie avec impatience. En plus, désolée de ne pas poursuivre dans la poésie, mais l'observation de mes diamants de lumière me permettait d'oublier… mon mal de cœur.

    Ceci dit, lorsque je suis passagère et que j'ai l'occasion de passer dans un coin plein de lumière par un jour de pluie, je me remets à plisser les yeux et à me délecter de ce menu plaisir des sens même si je n'ai plus mal au cœur en voiture.


     


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  • 512

    Quid ? Was ist das ? Qu'est-ce ? What is it ?
    Je vous entends vous interroger sur ce chiffre !
    Qu'est ce qu'elle veut nous faire comprendre ? A quoi ça sert ? Est-ce le nombre d'articles écrits ?
    Mais non, mais non !
    C'est une nouvelle découverte dans les rayonnages de la bibliothèque.
    Un étonnant album qui se présente coupé par le milieu pour que vous puissiez créer de nouvelles scènes à l'infini (ou presque).
    Connu, allez-vous me rétorquer.
    Pas si sûr !
    Regardez et admirez le travail de Graham Oakley. En revanche, aucune idée du pourquoi du comment de ce chiffre !


    Je vous ai fait une sélection à partir de la même scène du bas.
    Dans quel lit préféreriez-vous dormir ?







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  • 512

    Quid ? Was ist das ? Qu'est-ce ? What is it ?
    Je vous entends vous interroger sur ce chiffre !
    Qu'est ce qu'elle veut nous faire comprendre ? A quoi ça sert ? Est-ce le nombre d'articles écrits ?
    Mais non, mais non !
    C'est une nouvelle découverte dans les rayonnages de la bibliothèque.
    Un étonnant album qui se présente coupé par le milieu pour que vous puissiez créer de nouvelles scènes à l'infini (ou presque).
    Connu, allez-vous me rétorquer.
    Pas si sûr !
    Regardez et admirez le travail de Graham Oakley. En revanche, aucune idée du pourquoi du comment de ce chiffre !


    Je vous ai fait une sélection à partir de la même scène du bas.
    Dans quel lit préféreriez-vous dormir ?







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