• Bien nous avons laissé la pauvre Léocadie face au problème des Epouvaffreux. Ce n’est pas tout, mais maintenant, il faut que je la sorte de ce mauvais pas. Le prénom du jour de la Cour de récré de JB va m’en donner l’occasion.

    Pour ce faire un petit retour en arrière va s’imposer.

    Il était une fois un charmant jeune homme prénommé Romuald qui vivait dans une chaussure avec sa mère.

    Vous vous doutez bien que pour vivre dans une chaussure il faut être tout petit, ça tombe bien me direz-vous puisque Léocadie est elle aussi toute petite. Le hasard fait bien les choses quand même. Mais n’allons pas trop vite.

    Bref, au sortir de l’adolescence Romuald, prouvant par là qu’il ne s’appelait pas Tanguy, décida qu’il était temps de trouver un travail. Mais comme Léocadie sa petite taille lui posait problème.

    Qu’à cela ne tienne sa mère l’envoya en apprentissage chez sa bonne et grande (par la taille également) amie Thècle, sorcière attitrée de Bigorbourg. Charge à elle d’aider Romuald à se faire une place dans la vie.

    Romuald était plein de bonne volonté, mais malheureusement il n’aimait guère travailler en intérieur, alors la pâtisserie ou la confection de philtres ce n’était pas trop son « truc ».

    Thècle connaissant son bon fond ne voulait pas le brusquer, mais vraiment elle aurait bien aimé qu’il trouve sa voie, parce que bon être obligée de jeter des fournées de gâteaux trop cuits ça ne la réjouissait pas trop.

    Ce jour là, Romuald errait comme une âme en peine en émiettant derrière lui un autre biscuit manqué. Il s’arrêta, s’assit sur une petite pierre et se mit à soupirer à fendre l’âme lorsqu’une petite voix s’adressa à lui.

    « C’est drôlement bon ! »

    Ahuri, plus par le compliment que par cette drôle de voix, Romuald regarda autour de lui et découvrit à ses pieds une coccinelle qui le regardait avec de grands yeux et un large sourire (comment ça les coccinelles ne peuvent pas sourire, vous pouvez le prouver ça ?). Amusé, il se pencha et caressa l’adorable petit insecte qui se mit à ronronner (vous reporter à la remarque ci-dessus).

    Les deux nouveaux amis se mirent à jacasser, se racontant leurs aventures et mésaventures. Léa la coccinelle et Romuald riaient tellement fort que bientôt toutes les coccinelles de la famille de Léa se rassemblèrent autour d’eux.

    A la nuit tombée, le charmant troupeau tout de rouge vêtu refusa de s’éloigner de Romuald qu’il trouvait sympathique, et ce d’autant plus qu’il parvint à mettre en déroute une mante religieuse qui avait l’intention de faire un mauvais parti aux derniers arrivants.

    Et voilà, Romuald avait trouvé son métier : Berger de coccinelles !

    Lorsque Thècle entendit l’appel au secours des bonzaïs et de Léocadie (les sorcières ont l’ouïe fine), elle envoya aussitôt Romuald et son équipe de choc à leur secours.

    Les coccinelles ne firent qu’une bouchée des épouvaffreux ce qui est bien fait pour eux. Maintenant, ces http://www.artezia.net/animaux/Coccinelles/coccinelle6.jpgdemoiselles (et damoiseaux) ont un régime alimentaire plus varié, les pucerons au printemps et en été et les épouvaffreux le reste du temps.

    Et Léocadie me direz-vous. Eh bien, folle de joie d’avoir trouvé un preux chevalier à sa taille pour l’aider à défendre ses bonzaïs adorés, elle lui accorda un tendre baiser de remerciement (et peut-être plus si affinités, mais chut, il s’agit là de leurs affaires, retirons nous sur la pointe des pieds).

     

    Petit mea culpa : Pour le métier de Léocadie : Elagueuse de bonzaïs, c'est Moune que je dois remercier pour son idée, mais aujourd'hui c'est bien Guy de Bruges qui m'a suggéré l'éleveur de coccinelles



    72 commentaires
  • Bien nous avons laissé la pauvre Léocadie face au problème des Epouvaffreux. Ce n’est pas tout, mais maintenant, il faut que je la sorte de ce mauvais pas. Le prénom du jour de la Cour de récré de JB va m’en donner l’occasion.

    Pour ce faire un petit retour en arrière va s’imposer.

    Il était une fois un charmant jeune homme prénommé Romuald qui vivait dans une chaussure avec sa mère.

    Vous vous doutez bien que pour vivre dans une chaussure il faut être tout petit, ça tombe bien me direz-vous puisque Léocadie est elle aussi toute petite. Le hasard fait bien les choses quand même. Mais n’allons pas trop vite.

    Bref, au sortir de l’adolescence Romuald, prouvant par là qu’il ne s’appelait pas Tanguy, décida qu’il était temps de trouver un travail. Mais comme Léocadie sa petite taille lui posait problème.

    Qu’à cela ne tienne sa mère l’envoya en apprentissage chez sa bonne et grande (par la taille également) amie Thècle, sorcière attitrée de Bigorbourg. Charge à elle d’aider Romuald à se faire une place dans la vie.

    Romuald était plein de bonne volonté, mais malheureusement il n’aimait guère travailler en intérieur, alors la pâtisserie ou la confection de philtres ce n’était pas trop son « truc ».

    Thècle connaissant son bon fond ne voulait pas le brusquer, mais vraiment elle aurait bien aimé qu’il trouve sa voie, parce que bon être obligée de jeter des fournées de gâteaux trop cuits ça ne la réjouissait pas trop.

    Ce jour là, Romuald errait comme une âme en peine en émiettant derrière lui un autre biscuit manqué. Il s’arrêta, s’assit sur une petite pierre et se mit à soupirer à fendre l’âme lorsqu’une petite voix s’adressa à lui.

    « C’est drôlement bon ! »

    Ahuri, plus par le compliment que par cette drôle de voix, Romuald regarda autour de lui et découvrit à ses pieds une coccinelle qui le regardait avec de grands yeux et un large sourire (comment ça les coccinelles ne peuvent pas sourire, vous pouvez le prouver ça ?). Amusé, il se pencha et caressa l’adorable petit insecte qui se mit à ronronner (vous reporter à la remarque ci-dessus).

    Les deux nouveaux amis se mirent à jacasser, se racontant leurs aventures et mésaventures. Léa la coccinelle et Romuald riaient tellement fort que bientôt toutes les coccinelles de la famille de Léa se rassemblèrent autour d’eux.

    A la nuit tombée, le charmant troupeau tout de rouge vêtu refusa de s’éloigner de Romuald qu’il trouvait sympathique, et ce d’autant plus qu’il parvint à mettre en déroute une mante religieuse qui avait l’intention de faire un mauvais parti aux derniers arrivants.

    Et voilà, Romuald avait trouvé son métier : Berger de coccinelles !

    Lorsque Thècle entendit l’appel au secours des bonzaïs et de Léocadie (les sorcières ont l’ouïe fine), elle envoya aussitôt Romuald et son équipe de choc à leur secours.

    Les coccinelles ne firent qu’une bouchée des épouvaffreux ce qui est bien fait pour eux. Maintenant, ces http://www.artezia.net/animaux/Coccinelles/coccinelle6.jpgdemoiselles (et damoiseaux) ont un régime alimentaire plus varié, les pucerons au printemps et en été et les épouvaffreux le reste du temps.

    Et Léocadie me direz-vous. Eh bien, folle de joie d’avoir trouvé un preux chevalier à sa taille pour l’aider à défendre ses bonzaïs adorés, elle lui accorda un tendre baiser de remerciement (et peut-être plus si affinités, mais chut, il s’agit là de leurs affaires, retirons nous sur la pointe des pieds).

     

    Petit mea culpa : Pour le métier de Léocadie : Elagueuse de bonzaïs, c'est Moune que je dois remercier pour son idée, mais aujourd'hui c'est bien Guy de Bruges qui m'a suggéré l'éleveur de coccinelles



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  • FF et son arbre nous proposent cet étrange mot.

    Léocadie de Bigorbourg est catastrophée.

    Depuis quelques jours les bonzaïs dont elle s’occupe avec amour semblent dépérir.

    Elle a beau faire, leur parler, chanter, les arroser, les débarrasser de leurs feuilles mortes, aérer la terre, rien n’y fait, les pauvres ont les branches en berne, ils sont ternes et fatigués.

    Notre petite amie s’interroge et ne sait plus à quel saint se vouer. Même Sylvère, son maître d’apprentissage ne comprend rien à ce qui se passe.

    Désespérée la pauvre Léocadie s’installe au pied du saule pleureur qui paraît le plus atteint pour le veiller. Cachée sous les branches, elle caresse doucement des branches, étreint son tronc, essaye de lui insuffler un peu de la vie qu’elle sent partir. Mais rien ne semble se passer.

    Morte de fatigue, elle finit par s’écrouler et s’endormir au pied de son ami malade.

    Mais voilà que pendant la nuit, de petits bruits bizarres la réveillent.

    Il s’agit de crépitements, de ricanements, de grignotements, des bruits très désagréables il faut bien le dire.

    Léocadie sort de sa poche une minuscule bougie, l’allume et là ! Horreur ! La lumière vacillante de la flamme d’horribles petites bestioles d’un jaune-vert répugnant, luminescentes, pourvues d’une multitude de pattes griffues et qui plongent des trompes avides dans le tronc du pauvre saule qui semble se tordre de douleur.

    Ces ignobles mini-monstres sortis de nulle part se gavent de sève, saignant à blanc le pauvre bonzaï sans défense.

    Et en plus, ces ignominies fredonnent une petite chanson bien énervante d’une voix de fausset qui fait grincer des dents

    « Nous sommes les épouvaffreux

    Rien ne nous réussit mieux

    Que le sang des arbreux** »

    Léocadie se lance à l’attaque, elle assène des claques, flanque des coups de pieds, essaye d’arracher les bestioles avides du tronc de son ami, mais rien à faire !

    Les épouvaffreux rigolent, se gondolent, la narguent !

    « Nous sommes les épouvaffreux

    Rien ne nous réussit mieux

    Que le sang des arbreux »

    La pauvre Léocadie en pleurs voit venir le matin et les épouvaffreux disparaissent sur un dernier rire et la http://img6.xooimage.com/files/1/5/f/eel3camcr6jmcadqe...8caij2g9n-356af5.jpgpromesse de revenir la nuit prochaine.

    Léocadie va-t-elle trouver un moyen pour se débarrasser des épouvaffreux ? La suite au prochain numéro !


    ** Je sais ça ne s’écrit pas vraiment comme ça, mais il fallait bien une rime !


    26 commentaires
  • FF et son arbre nous proposent cet étrange mot.

    Léocadie de Bigorbourg est catastrophée.

    Depuis quelques jours les bonzaïs dont elle s’occupe avec amour semblent dépérir.

    Elle a beau faire, leur parler, chanter, les arroser, les débarrasser de leurs feuilles mortes, aérer la terre, rien n’y fait, les pauvres ont les branches en berne, ils sont ternes et fatigués.

    Notre petite amie s’interroge et ne sait plus à quel saint se vouer. Même Sylvère, son maître d’apprentissage ne comprend rien à ce qui se passe.

    Désespérée la pauvre Léocadie s’installe au pied du saule pleureur qui paraît le plus atteint pour le veiller. Cachée sous les branches, elle caresse doucement des branches, étreint son tronc, essaye de lui insuffler un peu de la vie qu’elle sent partir. Mais rien ne semble se passer.

    Morte de fatigue, elle finit par s’écrouler et s’endormir au pied de son ami malade.

    Mais voilà que pendant la nuit, de petits bruits bizarres la réveillent.

    Il s’agit de crépitements, de ricanements, de grignotements, des bruits très désagréables il faut bien le dire.

    Léocadie sort de sa poche une minuscule bougie, l’allume et là ! Horreur ! La lumière vacillante de la flamme d’horribles petites bestioles d’un jaune-vert répugnant, luminescentes, pourvues d’une multitude de pattes griffues et qui plongent des trompes avides dans le tronc du pauvre saule qui semble se tordre de douleur.

    Ces ignobles mini-monstres sortis de nulle part se gavent de sève, saignant à blanc le pauvre bonzaï sans défense.

    Et en plus, ces ignominies fredonnent une petite chanson bien énervante d’une voix de fausset qui fait grincer des dents

    « Nous sommes les épouvaffreux

    Rien ne nous réussit mieux

    Que le sang des arbreux** »

    Léocadie se lance à l’attaque, elle assène des claques, flanque des coups de pieds, essaye d’arracher les bestioles avides du tronc de son ami, mais rien à faire !

    Les épouvaffreux rigolent, se gondolent, la narguent !

    « Nous sommes les épouvaffreux

    Rien ne nous réussit mieux

    Que le sang des arbreux »

    La pauvre Léocadie en pleurs voit venir le matin et les épouvaffreux disparaissent sur un dernier rire et la http://img6.xooimage.com/files/1/5/f/eel3camcr6jmcadqe...8caij2g9n-356af5.jpgpromesse de revenir la nuit prochaine.

    Léocadie va-t-elle trouver un moyen pour se débarrasser des épouvaffreux ? La suite au prochain numéro !


    ** Je sais ça ne s’écrit pas vraiment comme ça, mais il fallait bien une rime !


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  • Un peu de douceur aujourd'hui avec la superbe chanson de Trênet "L'âme des poètes" interprétée par Charles lui-même, par des japonais et par Gigliola Cinquetti et son charmant accent. Incroyable le nombre de chanteurs qui ont repris cette chanson faite pour l'âme légère de nos disparus.


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