• Aujourd’hui la récré de JB nous demande d’accueillir Faustine.

    Faustine est une étrange personne, même pour Bigorbourg, c’est vous dire.

    Elle vit ici depuis si longtemps que plus personne n’est capable de dire quand elle a emménagé dans la drôle de petite cabane plantée au milieu de la forêt.

    Une chose est sûre, Faustine ne laisse personne indifférent.

    D’une certaine façon, dès que deux personnes se rencontrent, ils ne peuvent s’empêcher de parler au moins quelques secondes d’elle.

    Faustine qui a de très bonnes oreilles s’amuse ou s’indigne de leurs remarques, parfois taquine, elle en profite pour faire des farces à ses concitoyens.

    Mais, venez, entrons un peu dans l’intimité de Faustine.

    Sa cabane possède quatre fenêtres ouvertes chacune sur un point cardinal, toutes de tailles différentes, pas de porte visible, une drôle de cheminée spiralée. Pas un mur n’est de la même couleur que les autres, c’est surprenant, mais agréable à l’œil. Le jardin qui l’entoure est lui aussi séparé en quatre parcelles bien distinctes qu’elle cultive avec amour.

    L’intérieur de la cabane vaut lui aussi le détour, au milieu trône un grand lit qui paraît très confortable. Autour, quatre fauteuils flanqués de quatre petites tables couvertes d’une multitude d’ouvrages, de dessins, de peinture, de fils de couleur, de petites coupes d’eau, de ciseaux, d’aiguilles, de laine. Manifestement, Faustine ne reste jamais inactive. Et contre chaque mur près des fenêtres quatre armoires laissent échapper des vêtements étranges et colorés.

    Mais que peut bien faire Faustine dans ce monde quadruple ?

    C’est très simple. Si, si, je vous assure !

    Si vous venez le premier jour du printemps, vous croiserez une Faustine enfantine, toute guillerette, sautant dans tous les coins, habillée de vert tendre ou de bleu ciel, semant des graines à tous les vents.

    Si vous arrivez le premier jour de l’été, vous rencontrerez une jeune femme voluptueuse, dans tout l’éclat de la jeunesse, vêtue de vert profond, de jaune éclatant. Elle vous offrira les fruits délicats de son jardin.

    Si vous lui rendez visite le premier jour de l’automne, vous découvrirez une Faustine mûre, dans toute la plénitude de sa féminité. Vêtue d’or, de brun, d’orange. Elle vous invitera à goûter un peu du vin produit par sa vigne.

    Si vous la surprenez le premier jour de l’hiver, une Faustine âgé mais bienveillante, vêtue de blanc ou de gris, vous donnera sûrement une belle écharpe pour vous garder du froid.

    Sa cheminée fonctionne par tous les temps, ce n’est pas de la fumée qui s’en échappe, mais brise ou bise, neige ou pluie, chaleur ou arc-en-ciel, nuage ou éclair filent à toute vitesse.

    Eh oui, Faustine est à elle toute seule les quatre saisons.

    Alors faites bien attention de ne pas trop vous plaindre s’il pleut en automne, elle pourrait s’amuser à envoyer http://vivrelibre.blogvie.com/files/2008/08/4saisons-3.jpgun nuage plein de pluie rien que pour vous. Si vous souhaitez un Noël blanc demandez le lui gentiment ça vous évitera de vous retrouver coincé sous les congères. Ne boudez pas les giboulées du printemps elles assurent la vie de vos plantes. Si vous avez trop chaud en été, restez tranquillement à l’ombre en admirant le beau ciel qu’elle vous a concocté et si un orage éclate, n’ayez pas trop peur, Faustine a peut être été un peu trop contrariée ce jour là par des personnes jamais contentes du temps qu’il fait !

    D’ailleurs, je crois que sa devise est « Carpe Diem », profite du jour qui vient !


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  • Faites un petit détour par chez Mima pour découvrir une naissance magnifique comme sait nous en proposer la nature


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  • Une nouvelle feuille pour l'Arbre à Mots

    Le cymbichat de Bigorbourg est un très étrange instrument de musique.

    Il est composé d'une paire de cymbales, d'une biche et de deux chats.

    J'ai bien conscience qu'une explication s'impose. Fleur la biche apprivoisée de Monsieur Lazare est très amie avec Vencelas l'âne peintre du village, ainsi qu'avec Paterne et Belle Aggie les chats du presbytère.

    Elle voudrait bien, elle aussi, pouvoir égayer la vie du bourg et comme elle ne sait pas peindre il lui faut trouver autre chose.

    Paterne et Belle Aggie connaissent le petit secret de leur amie et, ma foi, le partagent aussi. Un jour en farfouillant dans le local où les musiciens municipaux rangent leurs instruments, ils sont irrésistiblement attirés par le chatoiement de drôles de disques de cuivre. Pour les examiner de plus près, ils sautent gaillardement dessus et les deux bidules dégringolent, le son éclatant qui s'en échappe met en déroute nos deux félins curieux.

    En déroute, certes, mais pas pour longtemps, vous savez que les chats aiment comprendre ce qui les entoure. Justement, voilà les musiciens qui arrivent pour une petite répétition.

    Les oreilles rabattues pour se préserver un peu du bruit qui jaillit de tous ces instruments, Paterne et Belle Aggie observent avec intérêt le possesseur des machins ronds. Ca fait un raffut du tonnerre ces trucs, mais somme toute ça ne semble pas trop dangereux ni trop difficile d'utilisation.

    Ils filent donc, rameutent leurs troupes à savoir Fleur, Venceslas, Casimir et Candy.

    Après la répétition, en catimini les 6 amis se faufilent dans le local et font patte basse sur les disques convoités.

    Le lendemain, l'orchestre du village se réunit pour donner un concert dans le parc municipal. Le joueur de cymbales est bien embêté, pas moyen de mettre la main sur ses instruments.

    Bon tant pis, il se contentera du triangle !

    L'orchestre commence à jouer devant les bigorbourgeois réjouis.

    Au moment fatidique où devrait retentir le tonnerre des cymbales, le musicien au triangle s'apprête à faire entendre son modeste "cling", mais un grand "CLANG" vient marquer le point d'orgue du morceau, les cymbales sont bel et bien entrées en action ! Tous les regards se portent vers l'étrange équipage qui entre dans le parc d'un air altier. A côté de Venceslas, escortée de Casimir et de Candy, Fleur la biche s'avance avec grâce, la tête haute, portant sur son dos Paterne et Belle Aggie qui, dos à dos, la queue bien raide passée dans les poignées des cymbales s'en donnent à cœur joie avançant et reculant pour faire s'entrechoquer les instruments.

    C'est le délire dans l'assistance.

    Ce curieux groupe musical, aussitôt baptisé le "Cymbichat" fera désormais partie de l'orphéon municipal. D'ailleurs, le chef d'orchestre a donné à Fleur une clochette qu'elle secoue avec entrain et en rythme pour accompagner le tintamarre félin.


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  • Une nouvelle feuille pour l'Arbre à Mots

    Le cymbichat de Bigorbourg est un très étrange instrument de musique.

    Il est composé d'une paire de cymbales, d'une biche et de deux chats.

    J'ai bien conscience qu'une explication s'impose. Fleur la biche apprivoisée de Monsieur Lazare est très amie avec Vencelas l'âne peintre du village, ainsi qu'avec Paterne et Belle Aggie les chats du presbytère.

    Elle voudrait bien, elle aussi, pouvoir égayer la vie du bourg et comme elle ne sait pas peindre il lui faut trouver autre chose.

    Paterne et Belle Aggie connaissent le petit secret de leur amie et, ma foi, le partagent aussi. Un jour en farfouillant dans le local où les musiciens municipaux rangent leurs instruments, ils sont irrésistiblement attirés par le chatoiement de drôles de disques de cuivre. Pour les examiner de plus près, ils sautent gaillardement dessus et les deux bidules dégringolent, le son éclatant qui s'en échappe met en déroute nos deux félins curieux.

    En déroute, certes, mais pas pour longtemps, vous savez que les chats aiment comprendre ce qui les entoure. Justement, voilà les musiciens qui arrivent pour une petite répétition.

    Les oreilles rabattues pour se préserver un peu du bruit qui jaillit de tous ces instruments, Paterne et Belle Aggie observent avec intérêt le possesseur des machins ronds. Ca fait un raffut du tonnerre ces trucs, mais somme toute ça ne semble pas trop dangereux ni trop difficile d'utilisation.

    Ils filent donc, rameutent leurs troupes à savoir Fleur, Venceslas, Casimir et Candy.

    Après la répétition, en catimini les 6 amis se faufilent dans le local et font patte basse sur les disques convoités.

    Le lendemain, l'orchestre du village se réunit pour donner un concert dans le parc municipal. Le joueur de cymbales est bien embêté, pas moyen de mettre la main sur ses instruments.

    Bon tant pis, il se contentera du triangle !

    L'orchestre commence à jouer devant les bigorbourgeois réjouis.

    Au moment fatidique où devrait retentir le tonnerre des cymbales, le musicien au triangle s'apprête à faire entendre son modeste "cling", mais un grand "CLANG" vient marquer le point d'orgue du morceau, les cymbales sont bel et bien entrées en action ! Tous les regards se portent vers l'étrange équipage qui entre dans le parc d'un air altier. A côté de Venceslas, escortée de Casimir et de Candy, Fleur la biche s'avance avec grâce, la tête haute, portant sur son dos Paterne et Belle Aggie qui, dos à dos, la queue bien raide passée dans les poignées des cymbales s'en donnent à cœur joie avançant et reculant pour faire s'entrechoquer les instruments.

    C'est le délire dans l'assistance.

    Ce curieux groupe musical, aussitôt baptisé le "Cymbichat" fera désormais partie de l'orphéon municipal. D'ailleurs, le chef d'orchestre a donné à Fleur une clochette qu'elle secoue avec entrain et en rythme pour accompagner le tintamarre félin.


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