•  

    Pour Photographe du Dimanche un détour par les saints.

    Je vous montre donc ceux de mon bourg, Saint Sébastien (patron des archers,inutile de souligner pourquoi) et Sainte Barbe (patronne des artificiers et des pompiers, en gros elle met le feu et elle l'éteint).

    Petit détail intéressant que j'ai appris lors d'un stage dans un service s'occupant d'antiquités, les saints martyrs sont toujours représentés avec l'objet qui leur a permis de passer de vie à trépas à côté d'eux. Bon donc pour Saint Sébastien, pas besoin de dessin.


    St-S-2.jpg

     

    Mais pour Sainte Barbe, regardez bien : La tour sur laquelle elle s'appuie est celle à laquelle son charmant papa mis le feu (on comprend pour les pompiers), mais fûtée elle réussit à s'échapper, pour en fin de compte être décapité (l'épée qu'elle tient à la main, mais seulement après tout un tas de gâteries annexes). Vous n'avez plus qu'à regarder vos photos de saints et voir à quelle sauce ils ont été mangés !


    Ste-B.jpg


    Et pour vous amuser un peu, je remets cet extrait d'article que j'avais consacré à ma Sainte patronne !

     

    Vierge et Martyre (+ 226)

    Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s´était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde (elle a fait le même coup que Sainte Lucie dont j’ai déjà parlé, une manie de l’époque sûrement).

    L´empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens (passe-temps très en vogue à l’époque pour les empereurs). Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l´arrêtèrent (ils n’avaient vraiment rien de mieux à faire). Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l´en fit pas moins conduire au temple d´Apollon (têtus des deux côtés).

    En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l´idole. L´empereur, irrité (on peut le comprendre il y tenait à Apollon, ça coûte cher ces trucs là), commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu´on l´écorchât avec des ongles de fer (franchement ça vous viendrait à l’idée des accessoires comme ça ?); Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d´autres qu´une lumière divine renversa et convertit.

    Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s´arrêtèrent de fatigue (les pauvres, c’est pas humain). Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler (sympa de leur part mais avaient-ils pensé à amener du baume cicatrisant).

    Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane (après le frère, la sœur, c’est de l’acharnement) que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.

    L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte; mais s´apercevant qu´il se trompait (elle avait la peau dure quand même) : "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? - J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

    L´empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes; mais un lion (ils avaient pas déjà essayé le truc avec une certaine Blandine non ?), qu´on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies (si ça râpe autant qu’une langue de chat, il aurait pu s’en dispenser l’adorable bestiole, mais il devait penser bien faire) ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora (sympathique animal, c’est peut-être pour ça que j’aime les félins).

    Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os (burp). "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. - Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ."

    Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance (ah les affreux, ils se doutaient qu’elle allait n’en faire encore qu’à sa tête), mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. (bonjour l’obstination quand même)

    On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu´on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s´imaginait que sa force résidait dans sa chevelure (ça, alors ça c’est vraiment de la cruauté pure et simple).

    Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête (et si on avait commencé par là on aurait gagné du temps, non ? D’ailleurs j’avais toujours cru avant mes petites recherches pour cet article, qu’on ne lui avait fait que ça à notre pauvre sainte patronne, mais c’est sûr vu les mœurs de l’époque ça aurait été un manque certain d’imagination).

    Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

    Et pour finir une peinture de Pierre de Cortone, La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Martine, rencontre qui n’a jamais eu lieu vu que notre Sainte est née vers l'an 200, mais bon, art oblige !

    Vous pourrez remarquer, comme je l'écrivais plus haut, les ongles de fer qu'elle tient à la main et la hache (dans le coin en bas à droite). Et le plus ironique dans l'affaire c'est quand même la signification du prénom Martine : Protégée de Mars, il ne s'est vraiment pas foulé sur ce coup là, tu parles d'un protecteur !


     

     

     


    32 commentaires
  •  

    Pour Photographe du Dimanche un détour par les saints.

    Je vous montre donc ceux de mon bourg, Saint Sébastien (patron des archers,inutile de souligner pourquoi) et Sainte Barbe (patronne des artificiers et des pompiers, en gros elle met le feu et elle l'éteint).

    Petit détail intéressant que j'ai appris lors d'un stage dans un service s'occupant d'antiquités, les saints martyrs sont toujours représentés avec l'objet qui leur a permis de passer de vie à trépas à côté d'eux. Bon donc pour Saint Sébastien, pas besoin de dessin.


    St-S-2.jpg

     

    Mais pour Sainte Barbe, regardez bien : La tour sur laquelle elle s'appuie est celle à laquelle son charmant papa mis le feu (on comprend pour les pompiers), mais fûtée elle réussit à s'échapper, pour en fin de compte être décapité (l'épée qu'elle tient à la main, mais seulement après tout un tas de gâteries annexes). Vous n'avez plus qu'à regarder vos photos de saints et voir à quelle sauce ils ont été mangés !


    Ste-B.jpg


    Et pour vous amuser un peu, je remets cet extrait d'article que j'avais consacré à ma Sainte patronne !

     

    Vierge et Martyre (+ 226)

    Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s´était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde (elle a fait le même coup que Sainte Lucie dont j’ai déjà parlé, une manie de l’époque sûrement).

    L´empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens (passe-temps très en vogue à l’époque pour les empereurs). Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l´arrêtèrent (ils n’avaient vraiment rien de mieux à faire). Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l´en fit pas moins conduire au temple d´Apollon (têtus des deux côtés).

    En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l´idole. L´empereur, irrité (on peut le comprendre il y tenait à Apollon, ça coûte cher ces trucs là), commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu´on l´écorchât avec des ongles de fer (franchement ça vous viendrait à l’idée des accessoires comme ça ?); Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d´autres qu´une lumière divine renversa et convertit.

    Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s´arrêtèrent de fatigue (les pauvres, c’est pas humain). Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler (sympa de leur part mais avaient-ils pensé à amener du baume cicatrisant).

    Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane (après le frère, la sœur, c’est de l’acharnement) que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.

    L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte; mais s´apercevant qu´il se trompait (elle avait la peau dure quand même) : "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? - J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

    L´empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes; mais un lion (ils avaient pas déjà essayé le truc avec une certaine Blandine non ?), qu´on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies (si ça râpe autant qu’une langue de chat, il aurait pu s’en dispenser l’adorable bestiole, mais il devait penser bien faire) ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora (sympathique animal, c’est peut-être pour ça que j’aime les félins).

    Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os (burp). "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. - Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ."

    Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance (ah les affreux, ils se doutaient qu’elle allait n’en faire encore qu’à sa tête), mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. (bonjour l’obstination quand même)

    On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu´on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s´imaginait que sa force résidait dans sa chevelure (ça, alors ça c’est vraiment de la cruauté pure et simple).

    Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête (et si on avait commencé par là on aurait gagné du temps, non ? D’ailleurs j’avais toujours cru avant mes petites recherches pour cet article, qu’on ne lui avait fait que ça à notre pauvre sainte patronne, mais c’est sûr vu les mœurs de l’époque ça aurait été un manque certain d’imagination).

    Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

    Et pour finir une peinture de Pierre de Cortone, La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Martine, rencontre qui n’a jamais eu lieu vu que notre Sainte est née vers l'an 200, mais bon, art oblige !

    Vous pourrez remarquer, comme je l'écrivais plus haut, les ongles de fer qu'elle tient à la main et la hache (dans le coin en bas à droite). Et le plus ironique dans l'affaire c'est quand même la signification du prénom Martine : Protégée de Mars, il ne s'est vraiment pas foulé sur ce coup là, tu parles d'un protecteur !


     

     

     


    32 commentaires
  • Pour le casse-tête de Lajemy nous sommes tout électrique !
    Voilà d'abord une photo qui a subi un léger coup de foudre

    electricité
    Et ensuite ce texte avait été écrit pour les Impromptus littéraires déjà diffusé mais qui fait l'affaire aussi avec l'électricité



    © crédit photo : Yannick Arnoud

    La petite lumière voyage depuis longtemps déjà, enfin elle n'a pas une idée précise du temps mais qu'importe.
    Elle voyage avec tout sa famille. Elle et les siens suivent à toute vitesse un long couloir qui les entraîne à travers des paysages très différents.
    En regardant au-delà du couloir, tantôt elle voit d'étranges cités toute en hauteur, tantôt des longues étendues verdoyantes ou desséchées.
    C'est très bizarre mais également très exaltant.
    Parfois des membres de sa famille s'engouffrent dans des couloirs annexes et là c'est un adieu, jusqu'à maintenant ils n'ont jamais rejoint la petite lumière.
    Et elle continue sa route à toute allure.

    Elle traverse maintenant un endroit désertique peuplé de montagnes et de rochers.
    Le flux qui l'entraîne semble ralentir un instant.
    Alors la petite lumière sort à nouveau de son couloir pour observer d'un peu plus près le monde qui l'entoure.
    A quelques mètres d'elle se tient un de ces insolites objets qu'elle a déjà eu l'occasion d'observer rapidement, ça se tient droit sur deux excroissances et ça avance sans avoir besoin d'un couloir, cela laisse la petite lumière très perplexe.
    La chose qui elle aussi l'a aperçue la regarde étonnée et émerveillée aussi. Quelques instants auparavant elle se désolait devant ce grand poteau planté au milieu de la belle nature. Ce décalage entre son monde de paix et ce représentant d'une vie trépidante, la rendait triste.
    Et voilà qu'un petit miracle se présente, une petite étincelle qui sort de ce câble noir et laid et qui semble éclairer tout le paysage autour d'elle.
    Le moine sourit, adresse un petit signe à la petite lumière qui avant de repartir dans son couloir danse une dernière fois pour lui.
    Elle fonce à nouveau vers son destin.
    Le moine, serein, repart vers son monastère un léger sourire aux lèvres. Parfois la laideur apporte aussi la beauté.



    26 commentaires
  • Pour le casse-tête de Lajemy nous sommes tout électrique !
    Voilà d'abord une photo qui a subi un léger coup de foudre

    electricité
    Et ensuite ce texte avait été écrit pour les Impromptus littéraires déjà diffusé mais qui fait l'affaire aussi avec l'électricité



    © crédit photo : Yannick Arnoud

    La petite lumière voyage depuis longtemps déjà, enfin elle n'a pas une idée précise du temps mais qu'importe.
    Elle voyage avec tout sa famille. Elle et les siens suivent à toute vitesse un long couloir qui les entraîne à travers des paysages très différents.
    En regardant au-delà du couloir, tantôt elle voit d'étranges cités toute en hauteur, tantôt des longues étendues verdoyantes ou desséchées.
    C'est très bizarre mais également très exaltant.
    Parfois des membres de sa famille s'engouffrent dans des couloirs annexes et là c'est un adieu, jusqu'à maintenant ils n'ont jamais rejoint la petite lumière.
    Et elle continue sa route à toute allure.

    Elle traverse maintenant un endroit désertique peuplé de montagnes et de rochers.
    Le flux qui l'entraîne semble ralentir un instant.
    Alors la petite lumière sort à nouveau de son couloir pour observer d'un peu plus près le monde qui l'entoure.
    A quelques mètres d'elle se tient un de ces insolites objets qu'elle a déjà eu l'occasion d'observer rapidement, ça se tient droit sur deux excroissances et ça avance sans avoir besoin d'un couloir, cela laisse la petite lumière très perplexe.
    La chose qui elle aussi l'a aperçue la regarde étonnée et émerveillée aussi. Quelques instants auparavant elle se désolait devant ce grand poteau planté au milieu de la belle nature. Ce décalage entre son monde de paix et ce représentant d'une vie trépidante, la rendait triste.
    Et voilà qu'un petit miracle se présente, une petite étincelle qui sort de ce câble noir et laid et qui semble éclairer tout le paysage autour d'elle.
    Le moine sourit, adresse un petit signe à la petite lumière qui avant de repartir dans son couloir danse une dernière fois pour lui.
    Elle fonce à nouveau vers son destin.
    Le moine, serein, repart vers son monastère un léger sourire aux lèvres. Parfois la laideur apporte aussi la beauté.



    26 commentaires
  • Suite à mon article sur les "rondeurs" Franchouette m'a fait un petit clien d'oeil avec cette photo.


    4 commentaires