• Bon, nous sommes d'accord du côté paroles nous sommes loins d'un Jean Ferrat ou d'une Anne Sylvestre, certes. Mais bon ! Ca ne fait pas du bien de commencer la semaine en se remuant les gambettes ? Et puis ça change des chants de Noël ! Alors, hop un petit détour par 1962 !

     


    Les Collégiennes - Twiste Collégiennes par val6210


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  • Une phrase de début "La pluie tombait avec force sur les trois randonneurs" et une phrase de fin "Elle posa son sac de voyage et referma tristement la porte de la chambre d’hôtel derrière elle." imposées. Ben je peux vous dire que ça n'a pas été évident pour arriver de A à Z

     

    La pluie tombait avec force sur les trois randonneurs. Elle crépitait sur les capes imperméables dont ils s’étaient prudemment munis. Elle transformait la terre en boue sous leurs pieds, rendant leur démarche incertaine et prudente.

    Ils avaient bien fait de consulter le père Matthieu ce matin. Ce vieil homme, le grand-père de l’un d’entre eux, était un baromètre sur deux jambes. Il lui suffisait d’humer l’air, de regarder le vol des oiseaux, d’écouter la voix des plantes, pour savoir si le temps serait beau ou si la pluie s’inviterait.

    Les trois jeunes gens cheminaient, laissant l’eau ruisseler sur leur visage levé. La pluie ne les gênait pas, ils en aimaient la fraîcheur, la voix claire lorsqu’elle jouait de la musique sur les feuilles des arbres. C’est le père Matthieu qui leur avait appris à apprécier ce temps que d’aucun déteste.

    Le père Matthieu les avaient longuement suivis du regard, regrettant un peu, juste un peu, le temps où lui aussi pouvait s’élancer dans la forêt et les collines pour de longues promenades.

    Il soupira et son esprit glissa dans ses souvenirs.

    Il se souvenait de cette balade, il y avait déjà de nombreuses années. Il était encore plus jeune que ses protégés. Ce jour là il s’était aventuré bien loin, laissant derrière lui les chemins tracés par ses aînés. Il avait envie d’aventure. Il ne s’était pas rendu compte, tout de suite, que la pluie avait commencé à tomber, elle s’était faite légère, lui mouillant à peine le visage, c’était comme une caresse, comme un main douce qui lui effleurait la joue.

    Au travers des frondaisons, au travers du brouillard d’eau, il lui avait semblé apercevoir une silhouette féminine. Brouillée par l’écran de bruine, elle était comme évanescente, un fantôme sans réelle consistance. Pourtant, attiré par l’aura d’arc-en-ciel qui l’entourait, il s’était élancé, cherchant à la rejoindre.

    Mais, plus il avançait, plus elle semblait lointaine.

    L’esprit fixé sur cette inconnue, il ne fit pas attention à l’endroit où il posa son pied. Une pierre était là. Dure, lasse de son immobilisme. Il trébucha, la pierre roula, l’emportant avec elle. Il se chuta lourdement, sentant sa cheville céder sous son poids. La douleur le submergea. Il s’évanouit. Combien de temps resta-t-il là, baigné par la pluie tiède qui semblait lui faire une couverture ?

    Comment réussit-il à se traîner jusqu’aux chemins fréquentés ? Il ne s’en souvenait pas vraiment, il lui semblait que quelqu’un le soutenait.

    Lorsqu’on le trouva au petit matin, il délirait, appelant la pluie à son secours.

    Le médecin fit de son mieux pour réparer sa cheville, mais, hélas pour lui, terminées les longues promenades. Il allait boiter pour le restant de ses jours.

    Dans la forêt, l’un des jeunes promeneurs eut l’impression de voir, au travers du rideau d’eau, la forme d’unehttp://www.touchofart.eu/galeria/Mariusz_Lewandowski/Girl_in_the_rain_mle9-v.jpg femme. Il eut envie de courir à sa poursuite, mais ses amis le hélèrent et il se dépêcha de les rejoindre.

    La femme en partie cachée par la brume d’eau soupira, arriverait-elle un jour à s’unir à l’un de ses hommes qui avaient le don de la deviner au travers des gouttes ?

    Elle tourna les talons, se condensa, redevint réelle et partit à la recherche d’une halte pour la nuit. La pluie cessa. La jeune femme prit sa valise. Elle allait passer la nuit dans ce village et demain elle repartirait sur les chemins d’eau.

    Elle posa son sac de voyage et referma tristement la porte de la chambre d’hôtel derrière elle.


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  • Une phrase de début "La pluie tombait avec force sur les trois randonneurs" et une phrase de fin "Elle posa son sac de voyage et referma tristement la porte de la chambre d’hôtel derrière elle." imposées. Ben je peux vous dire que ça n'a pas été évident pour arriver de A à Z

     

    La pluie tombait avec force sur les trois randonneurs. Elle crépitait sur les capes imperméables dont ils s’étaient prudemment munis. Elle transformait la terre en boue sous leurs pieds, rendant leur démarche incertaine et prudente.

    Ils avaient bien fait de consulter le père Matthieu ce matin. Ce vieil homme, le grand-père de l’un d’entre eux, était un baromètre sur deux jambes. Il lui suffisait d’humer l’air, de regarder le vol des oiseaux, d’écouter la voix des plantes, pour savoir si le temps serait beau ou si la pluie s’inviterait.

    Les trois jeunes gens cheminaient, laissant l’eau ruisseler sur leur visage levé. La pluie ne les gênait pas, ils en aimaient la fraîcheur, la voix claire lorsqu’elle jouait de la musique sur les feuilles des arbres. C’est le père Matthieu qui leur avait appris à apprécier ce temps que d’aucun déteste.

    Le père Matthieu les avaient longuement suivis du regard, regrettant un peu, juste un peu, le temps où lui aussi pouvait s’élancer dans la forêt et les collines pour de longues promenades.

    Il soupira et son esprit glissa dans ses souvenirs.

    Il se souvenait de cette balade, il y avait déjà de nombreuses années. Il était encore plus jeune que ses protégés. Ce jour là il s’était aventuré bien loin, laissant derrière lui les chemins tracés par ses aînés. Il avait envie d’aventure. Il ne s’était pas rendu compte, tout de suite, que la pluie avait commencé à tomber, elle s’était faite légère, lui mouillant à peine le visage, c’était comme une caresse, comme un main douce qui lui effleurait la joue.

    Au travers des frondaisons, au travers du brouillard d’eau, il lui avait semblé apercevoir une silhouette féminine. Brouillée par l’écran de bruine, elle était comme évanescente, un fantôme sans réelle consistance. Pourtant, attiré par l’aura d’arc-en-ciel qui l’entourait, il s’était élancé, cherchant à la rejoindre.

    Mais, plus il avançait, plus elle semblait lointaine.

    L’esprit fixé sur cette inconnue, il ne fit pas attention à l’endroit où il posa son pied. Une pierre était là. Dure, lasse de son immobilisme. Il trébucha, la pierre roula, l’emportant avec elle. Il se chuta lourdement, sentant sa cheville céder sous son poids. La douleur le submergea. Il s’évanouit. Combien de temps resta-t-il là, baigné par la pluie tiède qui semblait lui faire une couverture ?

    Comment réussit-il à se traîner jusqu’aux chemins fréquentés ? Il ne s’en souvenait pas vraiment, il lui semblait que quelqu’un le soutenait.

    Lorsqu’on le trouva au petit matin, il délirait, appelant la pluie à son secours.

    Le médecin fit de son mieux pour réparer sa cheville, mais, hélas pour lui, terminées les longues promenades. Il allait boiter pour le restant de ses jours.

    Dans la forêt, l’un des jeunes promeneurs eut l’impression de voir, au travers du rideau d’eau, la forme d’unehttp://www.touchofart.eu/galeria/Mariusz_Lewandowski/Girl_in_the_rain_mle9-v.jpg femme. Il eut envie de courir à sa poursuite, mais ses amis le hélèrent et il se dépêcha de les rejoindre.

    La femme en partie cachée par la brume d’eau soupira, arriverait-elle un jour à s’unir à l’un de ses hommes qui avaient le don de la deviner au travers des gouttes ?

    Elle tourna les talons, se condensa, redevint réelle et partit à la recherche d’une halte pour la nuit. La pluie cessa. La jeune femme prit sa valise. Elle allait passer la nuit dans ce village et demain elle repartirait sur les chemins d’eau.

    Elle posa son sac de voyage et referma tristement la porte de la chambre d’hôtel derrière elle.


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  • Petit casse-tête de Lajemy pour cette semaine.

     

    Voyons voir !

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111213.jpg

    Mouais, va falloir faire quelque chose ma fille !

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111212.jpg 

    Direction le salon de coiffure.

    Perruque mouillée à élaguer.

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111214.jpg

    Elagage en cours.

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111215.jpg

    Ca tombe "comme à Gravelotte"

    Reflet doré uniquement dû à la lumière, faut pas croire, mes cheveux blancs ne se transforment pas en or une fois qu'ils sont coupés (ce qui pourrait s'avérer utile par ces temps difficiles) !

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111216.jpg

    Tout ça par terre ?

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111217.jpg

    Oui, j'ai une belle nature de cheveux du genre prolifique, mais il en reste encore ! La preuve (Merci Edwige pour votre coup de ciseaux et votre coopération)

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111218.jpg

    Et en secouant bien, ça continue à tomber, et il vaut mieux que ce soit dans la baignoire que sur l'oreiller (ça gratte !)

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111219.jpg

    Pour la petite histoire, il y a plusieurs années, comme ça me prend parfois, j'ai laissé mes cheveux pousser. Bon comme au bout d'un certain temps, ils me gênaient et que je me retrouvait à faire des queues de cheval (ce qui ne fait pas une grosse différence avec les cheveux courts reconnaissez-le), j'ai craqué et je suis passée à la tonte. Et là, miracle ! Eux toujours si raides, ils bouclaient. J'en suis restée comme deux ronds de flan ! Mais je vous rassure, au bout d'un an, tout était revenu à la normale, baguettes de tambour agrémentées de quelques épis ! Je conserve quand même précieusement cette photo à titre de preuve (photo garantie sans retouche !!!) 

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/p5240010.jpg


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  • Petit casse-tête de Lajemy pour cette semaine.

     

    Voyons voir !

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111213.jpg

    Mouais, va falloir faire quelque chose ma fille !

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    Direction le salon de coiffure.

    Perruque mouillée à élaguer.

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    Elagage en cours.

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    Ca tombe "comme à Gravelotte"

    Reflet doré uniquement dû à la lumière, faut pas croire, mes cheveux blancs ne se transforment pas en or une fois qu'ils sont coupés (ce qui pourrait s'avérer utile par ces temps difficiles) !

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/20111216.jpg

    Tout ça par terre ?

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    Oui, j'ai une belle nature de cheveux du genre prolifique, mais il en reste encore ! La preuve (Merci Edwige pour votre coup de ciseaux et votre coopération)

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    Et en secouant bien, ça continue à tomber, et il vaut mieux que ce soit dans la baignoire que sur l'oreiller (ça gratte !)

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    Pour la petite histoire, il y a plusieurs années, comme ça me prend parfois, j'ai laissé mes cheveux pousser. Bon comme au bout d'un certain temps, ils me gênaient et que je me retrouvait à faire des queues de cheval (ce qui ne fait pas une grosse différence avec les cheveux courts reconnaissez-le), j'ai craqué et je suis passée à la tonte. Et là, miracle ! Eux toujours si raides, ils bouclaient. J'en suis restée comme deux ronds de flan ! Mais je vous rassure, au bout d'un an, tout était revenu à la normale, baguettes de tambour agrémentées de quelques épis ! Je conserve quand même précieusement cette photo à titre de preuve (photo garantie sans retouche !!!) 

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/p5240010.jpg


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