• En se tassant, il y a encore un peu de place pour Gontrand dans la cour de récré de Jill Bill et à Bigorbourg.

    Depuis quelques jours, Pernelle doit faire face à un sacré tohu-bohu.

    Le poulailler de la petite ferme est en ébullition.

    Il faut dire que Mesdames les poules sont en pleine couvaison.

    Bon ce n’est pas une première certes, mais allez savoir, un vent de rébellion souffle.

    Ces dames en ont assez de devoir être seules à couver.

    Le pauvre coq ne sait plus où donner de la crête !

    Il a beau faire remarquer que les messieurs oiseaux qui couvent (si, si il y en a, très peu nous sommes d’accord, mais il y en a) sont monogames et n’ont donc qu’un seul nid à surveiller, lui est un polygame convaincu et il y a bien trop d’œufs à couver.

    Arguments que Mesdames ses épouses se refusent à prendre en compte. Après tout, il a voulu un harem et bien qu’il assume, non mais !

    Mais qui a bien pu mettre le feu aux poudres comme ça ?

    C’est notre petit couple de canards Apolline et Aymard ! Ils attendent leurs premiers petits et Aymard semble bien décidé à prendre sa place de papa poule (enfin de papa canard puisque nous venons de voir que ce terme papa poule est totalement inadéquat) et régulièrement il remplace sa compagne pour tenir chaud aux œufs. Or, à voir la tête que font ses copains, ce n’est pas une pratique courante.

    Inutile donc de préciser que les poules prennent un malin plaisir à le citer en exemple à leur grand fainéant d’emplumé !

    Mesdames les canes se sont aussi mises de la partie, d’accord leurs hommes sont fidèles, mais il n’empêche qu’elles se tapent tout le boulot de couvaison aussi et qu’elles ont elles aussi des fourmis dans les pattes.

    Bref, les messieurs regardent Aymard d’un sale œil, mais celui-ci tout énamouré ne remarque rien.

    Les choses pourraient bien se gâter et les plumes voler si Gontrand n’avait pas décidé d’intervenir.

    Gontrand est un bon gros canard, bien tranquille, qui adore se promener tranquillement dans la nature, loin du remue-ménage de la basse-cour. Il n’a d’ailleurs jamais voulu prendre une épouse, c’est un célibataire convaincu.

    Il revient justement de l’une de ses escapades et s’étonne de tout ce bruit. C’est Augusta l’autruche qui l’informe de la décision d’Aymard et de la prise de conscience féministe des poules et des canes.

    Gontrand, s’il est célibataire, n’en aime pas moins les petits, il est même parfaitement capable de bêtifier sur le beau jaune de tel poussin ou sur les superbes palmes de tel caneton.

    Il décide donc de calmer le jeu ! Après tout, il vient de faire un long voyage et aspire à un peu de repos, c’est qu’il n’est plus tout jeune.

    Alors, il passe au milieu de ces dames et leur soumet son idée.

    Le lendemain matin, Pernelle est tout étonnée de s’apercevoir que le calme est revenu. Mesdames les poules et les canes seraient-elles revenues à de meilleurs sentiments ?

    Elle ouvre doucement la porte du poulailler et découvre un Gontrand fièrement installé sur deux nids en même temps, eh oui, je vous l’ai dit, c’est un canard bien bâti !

    Et c’est ainsi que tout au long de la journée, il remplace toutes ces dames à tour de rôle, ce qui leur permet de se dégourdir les pattes et d’avoir quelques loisirs. Le coq et les autres canards le regardent de travers, mais comme disent les humains « ce que femme veut, Dieu le veut » ils seraient donc malvenus de se mettre enhttp://storage.canalblog.com/44/46/567977/51045780_p.gif travers du mouvement de libération des gallinacées et des anatidées.

    Et c’est ainsi que Gontrand est maintenant le tonton bien-aimé et le parrain d’une flopée de poussins et de canetons.


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  • Je reprends le titre de Fa Do Si qui propose ici, pour la communauté les Rendez-vous de l'insolite qui demande des portes inutilisables, une porte qui, je trouve, ressemble beaucoup à la mienne, verdure mise à part. Merci d'ailleurs à Jeanne de m'avoir rappelé le thème.

     

    P3280274

     

    Fatiguée, lassée

    Quels secrets me caches-tu ?

    J'aimerais savoir


    26 commentaires
  • Je reprends le titre de Fa Do Si qui propose ici, pour la communauté les Rendez-vous de l'insolite qui demande des portes inutilisables, une porte qui, je trouve, ressemble beaucoup à la mienne, verdure mise à part. Merci d'ailleurs à Jeanne de m'avoir rappelé le thème.

     

    P3280274

     

    Fatiguée, lassée

    Quels secrets me caches-tu ?

    J'aimerais savoir


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  • Un groupe français que je viens de découvrir avec plaisir. Vous allez voir, c'est follement chevaleresque et romantique. 

     

     

    J'ai croisé sur la route les paysans qui couraient
    Poursuivis de tous côtés
    Par les soldats d'un seigneur venu de l'étranger
    Répandre la mort sur la vallée
    Dans la foule une femme vers moi s'était retournée
    Et mes yeux se sont brûlés
    Sur les boucles rousses de ses cheveux enflammés
    Jamais je n'avais imaginé
    Ses yeux étaient verts
    Sa peau couleur des pierres
    Son visage était gravé dans mon âme autant que je vivrais
    
    Je n'ai point de fortune mais je suis riche de coeur
    J'ai la vertu d'un chevalier
    Fuyons ensemble moi je te protègerai
    S'il le faut ma vie je donnerai
    Nous chevauchâmes aussi loin que possible des armées
    Dans une forêt reculée
    Et pour le confort d'une cabane abandonnée
    Nous décidâmes de nous arrêter
    Et ses beaux yeux verts
    Ont oublié la guerre
    Nous reverrons la vallée, et ce jour-là je te marierai
    
    Embrasse-moi si tu m'aimes
    Et ne t'en vas jamais
    Dieu bénit ceux qui s'aiment
    Et à jamais je t'aimerai
    
    Un jour dans la forêt sont arrivés les cavaliers
    Leur Seigneur m'a parlé
    De votre peuple vous êtes le dernier
    Les autres nous les avons décimés
    Et quelle est cette femme à la chevelure embrasée
    Qui se tient dans l'ombre cachée
    Son visage est plus doux que toutes les nuits de l'été
    Jamais je n'avais imaginé
    Ses yeux sont verts
    Sa peau couleur des pierres
    Son avenir est scellé
    Je la veux mienne et je l'emmènerai
    
    Que nenni ma foi tu n'auras point ma bien-aimée
    De ma vie je la défendrai 
    Je n'ai point d'allégeance pour un seigneur étranger
    D'où tu viens, tu peux t'en retourner
    Mon coeur est pur et brave et je vaux cent de tes guerriers
    Il faudra venir me l'arracher
    D'un geste du bras il ordonna ses cavaliers
    Et sur moi tous ils se sont jetés
    Je tirai mon épée
    Le sang va couler,
    Je tuerai pour ma vallée, et pour l'honneur de ma bien-aimée
     
    Embrasse-moi si tu m'aimes
    Et ne t'en vas jamais
    Dieu bénit ceux qui s'aiment
    Et à jamais je t'aimerai
    
    Accablé par le nombre de ces guerriers entraînés 
    Fermement je bataillai
    Et beaucoup ont succombé sous les coups de mon acier
    Jamais je n'aurais abandonné
    Le Seigneur profita du désordre de la mêlée
    Et lentement s'est rapproché
    Il pointa sur moi une lance au fer acéré
    Et talonna les flancs de son coursier
    La forêt a tremblé
    Et la fille a crié
    On entendit résonner ses larmes jusque dans la vallée
    
    Dans mon coeur la lance est venue se loger
    A genoux je suis tombé
    J'ai laché mon épée et mes yeux ont pleuré
    Celle que je n'ai su protéger
    
    La belle saisit mon arme et défia les cavaliers
    J'entendis sa voix s'élever
    Le brave qui se meurt était ma raison d'exister
    alors je préfère m'en aller
    
    D'un pas lent et tranquille elle vint s'asseoir à mon côté
    Posa sur mes lèvres un baiser
    Et glissa dans son ventre la lame ensanglantée
    Puis sur le sol elle s'est allongée
    
    Ses beaux yeux verts
    Ont perdu leur lumière
    Dans l'ombre de la forêt, en princesse la belle s'en est allée
    
    Je serrais fort sa main
    Quand je me suis éteint
    Ensemble allons retrouver, nos frères défunts de la vallée
    
    Embrasse-moi si tu m'aimes Et ne t'en vas jamais Dieu bénit ceux qui s'aiment Et à jamais je t'aimerai

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  • Un groupe français que je viens de découvrir avec plaisir. Vous allez voir, c'est follement chevaleresque et romantique. 

     

     

    J'ai croisé sur la route les paysans qui couraient
    Poursuivis de tous côtés
    Par les soldats d'un seigneur venu de l'étranger
    Répandre la mort sur la vallée
    Dans la foule une femme vers moi s'était retournée
    Et mes yeux se sont brûlés
    Sur les boucles rousses de ses cheveux enflammés
    Jamais je n'avais imaginé
    Ses yeux étaient verts
    Sa peau couleur des pierres
    Son visage était gravé dans mon âme autant que je vivrais
    
    Je n'ai point de fortune mais je suis riche de coeur
    J'ai la vertu d'un chevalier
    Fuyons ensemble moi je te protègerai
    S'il le faut ma vie je donnerai
    Nous chevauchâmes aussi loin que possible des armées
    Dans une forêt reculée
    Et pour le confort d'une cabane abandonnée
    Nous décidâmes de nous arrêter
    Et ses beaux yeux verts
    Ont oublié la guerre
    Nous reverrons la vallée, et ce jour-là je te marierai
    
    Embrasse-moi si tu m'aimes
    Et ne t'en vas jamais
    Dieu bénit ceux qui s'aiment
    Et à jamais je t'aimerai
    
    Un jour dans la forêt sont arrivés les cavaliers
    Leur Seigneur m'a parlé
    De votre peuple vous êtes le dernier
    Les autres nous les avons décimés
    Et quelle est cette femme à la chevelure embrasée
    Qui se tient dans l'ombre cachée
    Son visage est plus doux que toutes les nuits de l'été
    Jamais je n'avais imaginé
    Ses yeux sont verts
    Sa peau couleur des pierres
    Son avenir est scellé
    Je la veux mienne et je l'emmènerai
    
    Que nenni ma foi tu n'auras point ma bien-aimée
    De ma vie je la défendrai 
    Je n'ai point d'allégeance pour un seigneur étranger
    D'où tu viens, tu peux t'en retourner
    Mon coeur est pur et brave et je vaux cent de tes guerriers
    Il faudra venir me l'arracher
    D'un geste du bras il ordonna ses cavaliers
    Et sur moi tous ils se sont jetés
    Je tirai mon épée
    Le sang va couler,
    Je tuerai pour ma vallée, et pour l'honneur de ma bien-aimée
     
    Embrasse-moi si tu m'aimes
    Et ne t'en vas jamais
    Dieu bénit ceux qui s'aiment
    Et à jamais je t'aimerai
    
    Accablé par le nombre de ces guerriers entraînés 
    Fermement je bataillai
    Et beaucoup ont succombé sous les coups de mon acier
    Jamais je n'aurais abandonné
    Le Seigneur profita du désordre de la mêlée
    Et lentement s'est rapproché
    Il pointa sur moi une lance au fer acéré
    Et talonna les flancs de son coursier
    La forêt a tremblé
    Et la fille a crié
    On entendit résonner ses larmes jusque dans la vallée
    
    Dans mon coeur la lance est venue se loger
    A genoux je suis tombé
    J'ai laché mon épée et mes yeux ont pleuré
    Celle que je n'ai su protéger
    
    La belle saisit mon arme et défia les cavaliers
    J'entendis sa voix s'élever
    Le brave qui se meurt était ma raison d'exister
    alors je préfère m'en aller
    
    D'un pas lent et tranquille elle vint s'asseoir à mon côté
    Posa sur mes lèvres un baiser
    Et glissa dans son ventre la lame ensanglantée
    Puis sur le sol elle s'est allongée
    
    Ses beaux yeux verts
    Ont perdu leur lumière
    Dans l'ombre de la forêt, en princesse la belle s'en est allée
    
    Je serrais fort sa main
    Quand je me suis éteint
    Ensemble allons retrouver, nos frères défunts de la vallée
    
    Embrasse-moi si tu m'aimes Et ne t'en vas jamais Dieu bénit ceux qui s'aiment Et à jamais je t'aimerai

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