• Vivre la Photographie nous demande de faire notre "Cinéma". Je me suis donc un peu amusée ! Vous me direz laquelle vous préférez ! Et un peu de musique pour la séance : Jean-Roger Caussimon "Cinéma-vie"

     

     

     

    Commençons doucement avec un film que j'aime beaucoup "La Ligne verte"


    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/ligne_10.jpg

     

    Ensuite, à vous de voir s'il s'agit de revenants ou d'aliens !


    cinema

     

    Et un petit hommage au Maître Hitchcock !

     

    http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/hitch10.jpg

     

    Hitch2


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  • Jill Bill nous demande d’inviter le très étrange prénom Germinie dans sa cour de récré.

    Ce matin, c’est le premier jour du printemps (je sais je suis un peu en retard sur le calendrier encore que !), Faustine, la dame des quatre saisons vient de se réveiller sous sa forme enfantine.

    Elle aime bien cette renaissance car elle lui permet de retrouver sa petite amie Germinie et de jouer avec elle.

    Tiens, Germinie d’ailleurs, où est-elle et que fait-elle ?

    Tandis que Faustine s’amuse à faire des couettes avec ses cheveux d’un blond tout clair et décide de revêtir une jolie robe bleu clair pour fêter le renouveau de la nature, Germinie de son côté se réveille de son long sommeil hivernal.

    Romphaire, le gardien du cercle des fées, est là, comme chaque année près à l’accueillir. Il attend avec impatience son apparition.

    Et voilà que justement, sous ses yeux émerveillés, le petit miracle se produit à nouveau.

    Au centre du cercle de champignons, une brume iridescente commence à se condenser. Elle vibre et tourbillonne tandis que les oiseaux tout autour se mettent à gazouiller de bonheur, eux aussi l’aime tendrement la charmante Germinie.

    Les couleurs se mélangent et dans un jaillissement triomphant le contour de la fée apparaît.

    Je vous arrête tout de suite, Germinie est sans conteste une fée, mais ne vous attendez pas à lire des mots comme ailes diaphanes, teint de rose, cheveux de lin, démarche de reine, bref toutes les expressions habituellement associées habituellement aux fées. Non, non, non, ce n’est pas le cas.

    D’ailleurs, si Romphaire et les oiseaux adorent cette demoiselle c’est justement parce qu’elle n’a pas ce côté inaccessible et hiératique de la plupart de ces belles personnes.

    Non, non, la petite silhouette qui se matérialise est résolument follette, des cheveux rouquins en bataille, des grands yeux violets, un nez retroussé et constellé de taches de rousseur, une bouche rouge comme une fraise des bois, des joues rebondies et creusées de fossettes, un corps dodu comme celui d’un bébé.

    Germinie, éclate de rire, se secoue comme un jeune chien envoyant le restant de brume qui la recouvre valser de-ci de-là. Elle saute joyeusement par-dessus le cercle de fées, attrape Romphaire qui en bougonne de plaisir et l’entraîne dans une valse endiablée qui le laisse essoufflé, le bonnet en bataille, mais tellement heureux.

    Puis, elle lui plante un gros baiser sur le nez, défroisse sa robe de vichy vert et file à toute allure rejoindre Faustine.

    Quelles joyeuses retrouvailles ! Les deux amies papotent, papotent, se racontant les dernières nouvelles, du pays des fées, de Bigorbourg, des bêtises des uns, des amours des autres, bref, deux petites filles pleines de vie qui se retrouvent dans la cour de récréation.

    Seulement voilà, ces petites filles là ont un travail bien précis à remplir et il est temps de s’y mettre.

    C’est qu’elles ont le printemps à mettre en route ces demoiselles !

    Mais, franchement, ce travail est aussi un plaisir et un amusement.

    Faustine attrape de belles balles et se met à jongler, les éclats de couleur qui s’en échappent s’en vont se glisser dans les graines enfouies qui donneront naissance aux fleurs.http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/germin10.jpg

    Germinie elle préfère la corde à sauter et à chaque saut l’herbe reverdit et les oiseaux accourent en pépiant.

    Ensemble, elles surveilleront aussi les animaux nouveau-nés, elles se glisseront dans le jardin des hommes pour y semer des grains de folie.

    Chaque soir, elles se retrouveront dans la maisonnette de Faustine pour un repos bien mérité et elles se régaleront de chocolat et de chamallow, il ne faut pas croire, mais même si ces jeunes personnes sont parfaitement conscientes de leurs devoirs, elles savent aussi s’amuser comme les enfants qu’elles sont en ce début de printemps.


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  • Jill Bill nous demande d’inviter le très étrange prénom Germinie dans sa cour de récré.

    Ce matin, c’est le premier jour du printemps (je sais je suis un peu en retard sur le calendrier encore que !), Faustine, la dame des quatre saisons vient de se réveiller sous sa forme enfantine.

    Elle aime bien cette renaissance car elle lui permet de retrouver sa petite amie Germinie et de jouer avec elle.

    Tiens, Germinie d’ailleurs, où est-elle et que fait-elle ?

    Tandis que Faustine s’amuse à faire des couettes avec ses cheveux d’un blond tout clair et décide de revêtir une jolie robe bleu clair pour fêter le renouveau de la nature, Germinie de son côté se réveille de son long sommeil hivernal.

    Romphaire, le gardien du cercle des fées, est là, comme chaque année près à l’accueillir. Il attend avec impatience son apparition.

    Et voilà que justement, sous ses yeux émerveillés, le petit miracle se produit à nouveau.

    Au centre du cercle de champignons, une brume iridescente commence à se condenser. Elle vibre et tourbillonne tandis que les oiseaux tout autour se mettent à gazouiller de bonheur, eux aussi l’aime tendrement la charmante Germinie.

    Les couleurs se mélangent et dans un jaillissement triomphant le contour de la fée apparaît.

    Je vous arrête tout de suite, Germinie est sans conteste une fée, mais ne vous attendez pas à lire des mots comme ailes diaphanes, teint de rose, cheveux de lin, démarche de reine, bref toutes les expressions habituellement associées habituellement aux fées. Non, non, non, ce n’est pas le cas.

    D’ailleurs, si Romphaire et les oiseaux adorent cette demoiselle c’est justement parce qu’elle n’a pas ce côté inaccessible et hiératique de la plupart de ces belles personnes.

    Non, non, la petite silhouette qui se matérialise est résolument follette, des cheveux rouquins en bataille, des grands yeux violets, un nez retroussé et constellé de taches de rousseur, une bouche rouge comme une fraise des bois, des joues rebondies et creusées de fossettes, un corps dodu comme celui d’un bébé.

    Germinie, éclate de rire, se secoue comme un jeune chien envoyant le restant de brume qui la recouvre valser de-ci de-là. Elle saute joyeusement par-dessus le cercle de fées, attrape Romphaire qui en bougonne de plaisir et l’entraîne dans une valse endiablée qui le laisse essoufflé, le bonnet en bataille, mais tellement heureux.

    Puis, elle lui plante un gros baiser sur le nez, défroisse sa robe de vichy vert et file à toute allure rejoindre Faustine.

    Quelles joyeuses retrouvailles ! Les deux amies papotent, papotent, se racontant les dernières nouvelles, du pays des fées, de Bigorbourg, des bêtises des uns, des amours des autres, bref, deux petites filles pleines de vie qui se retrouvent dans la cour de récréation.

    Seulement voilà, ces petites filles là ont un travail bien précis à remplir et il est temps de s’y mettre.

    C’est qu’elles ont le printemps à mettre en route ces demoiselles !

    Mais, franchement, ce travail est aussi un plaisir et un amusement.

    Faustine attrape de belles balles et se met à jongler, les éclats de couleur qui s’en échappent s’en vont se glisser dans les graines enfouies qui donneront naissance aux fleurs.http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/germin10.jpg

    Germinie elle préfère la corde à sauter et à chaque saut l’herbe reverdit et les oiseaux accourent en pépiant.

    Ensemble, elles surveilleront aussi les animaux nouveau-nés, elles se glisseront dans le jardin des hommes pour y semer des grains de folie.

    Chaque soir, elles se retrouveront dans la maisonnette de Faustine pour un repos bien mérité et elles se régaleront de chocolat et de chamallow, il ne faut pas croire, mais même si ces jeunes personnes sont parfaitement conscientes de leurs devoirs, elles savent aussi s’amuser comme les enfants qu’elles sont en ce début de printemps.


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  • http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/oiseau31.png

    Bon maintenant que les élections sont passées (enfin en partie), voilà quelques morceaux choisis d'un livre écrit par un journaliste en 1922. Vous me direz si ça n'a pas un petit côté non pas "déjà vu", mais "encore vu" pour ne pas dire "bien vu" !

    Comme vous pourrez le constater, IVème ou Vème république c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Bref rien de nouveau sous le soleil !

    Je précise que je n'ai pas mis d'extrait concernant les relations franco-allemandes, vous vous doutez bien qu'en 1922 elles étaient un peu "tendues" et que les mots que Monsieur Nicaud employait n'étaient pas "politiquement corrects"

    Julien Nicaud – Vers la quatrième république

    "Quant au tourisme sur route, il a besoin d'être éduqué ; d'un conducteur d'automobile il ne sied point de faire un assassin de métier ; l'homicide par imprudence est toujours un homicide quoiqu'on fasse" Eh oui, déjà ! Et franchement, vu les peines qui sont infligées actuellement aux chauffards on peut dire qu'il n'y a pas eu beaucoup de progrès.

    "Rétablissons les tours ; combien de malheureuses iront ainsi abandonner leurs enfants avec la joie de constater qu'on moins l'assistance de l'Etat les accompagnera dès le berceau et pourra assurer leur existence et parfois leur bonheur ! Peut-être ne verrons-nous plus alors d'infanticides ; le jury n'aura plus à sévir contre des malheureuses qui, s'étant laissées berner par les paroles enflammées d'un mâle, ont cru qu'elles avaient le droit de tuer cet enfant dont le père avait abandonné la charge d'un cœur léger". Si j'ai bien vu sur Google, certains pays d'Europe ont remis ces tours en place : la russie, l'allemagne, l'autriche et la suisse.

    "Aux Champs-Elysées rien n'est assez beau pour la noblesse et la bourgeoisie républicaines et pour les étrangers ! Dans le centre de Paris rien n'est assez immonde pour le peuple qui souffre ! Chacun délibère, personne ne prend de décision ! Ici on fait une proposition merveilleuse pour décongestionner Paris et donner de l'air au "brave peuple" mais la caisse est toujours vide ; elle ne s'ouvre que pour les fonctionnaires, les voyages des édiles, les subventions aux théâtres ! Que sais-je ? Brave peuple tu as des cinémas, le pain taxé et des piscines ? Véritablement, tu aurais tort de te plaindre ? Oblige donc les édiles et les ministres à vivre un mois dans ton logement, je te garantis que ton ignoble maison sera vite abattue car le prisonnier aura tôt fait de trouver les fonds nécessaires, pour recouvrer sa liberté et ses beaux salons !" J'aime bien la dernière proposition.

    "Nous connaissons une usine de province qui emploie 1.800 ouvriers dont le plus capable gagne 4,25 Francs par jour ; aucune retraite ne leur est assurée ; s'ils deviennent invalides ils touchent 2 francs par jour, soit 12 francs par semaine pour 60 heures de présence à l'usine ! Or, depuis 1870 les directeurs de cette usine ont gagné 50 millions ! Comparez et dites-moi si véritablement nos pères auraient dû faire la révolution de 1789 pour supprimer les privilèges" Manifestement ce ne sont pas les bonnes têtes qui sont tombées !

     



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  • http://i42.servimg.com/u/f42/09/02/08/06/oiseau31.png

    Bon maintenant que les élections sont passées (enfin en partie), voilà quelques morceaux choisis d'un livre écrit par un journaliste en 1922. Vous me direz si ça n'a pas un petit côté non pas "déjà vu", mais "encore vu" pour ne pas dire "bien vu" !

    Comme vous pourrez le constater, IVème ou Vème république c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Bref rien de nouveau sous le soleil !

    Je précise que je n'ai pas mis d'extrait concernant les relations franco-allemandes, vous vous doutez bien qu'en 1922 elles étaient un peu "tendues" et que les mots que Monsieur Nicaud employait n'étaient pas "politiquement corrects"

    Julien Nicaud – Vers la quatrième république

    "Quant au tourisme sur route, il a besoin d'être éduqué ; d'un conducteur d'automobile il ne sied point de faire un assassin de métier ; l'homicide par imprudence est toujours un homicide quoiqu'on fasse" Eh oui, déjà ! Et franchement, vu les peines qui sont infligées actuellement aux chauffards on peut dire qu'il n'y a pas eu beaucoup de progrès.

    "Rétablissons les tours ; combien de malheureuses iront ainsi abandonner leurs enfants avec la joie de constater qu'on moins l'assistance de l'Etat les accompagnera dès le berceau et pourra assurer leur existence et parfois leur bonheur ! Peut-être ne verrons-nous plus alors d'infanticides ; le jury n'aura plus à sévir contre des malheureuses qui, s'étant laissées berner par les paroles enflammées d'un mâle, ont cru qu'elles avaient le droit de tuer cet enfant dont le père avait abandonné la charge d'un cœur léger". Si j'ai bien vu sur Google, certains pays d'Europe ont remis ces tours en place : la russie, l'allemagne, l'autriche et la suisse.

    "Aux Champs-Elysées rien n'est assez beau pour la noblesse et la bourgeoisie républicaines et pour les étrangers ! Dans le centre de Paris rien n'est assez immonde pour le peuple qui souffre ! Chacun délibère, personne ne prend de décision ! Ici on fait une proposition merveilleuse pour décongestionner Paris et donner de l'air au "brave peuple" mais la caisse est toujours vide ; elle ne s'ouvre que pour les fonctionnaires, les voyages des édiles, les subventions aux théâtres ! Que sais-je ? Brave peuple tu as des cinémas, le pain taxé et des piscines ? Véritablement, tu aurais tort de te plaindre ? Oblige donc les édiles et les ministres à vivre un mois dans ton logement, je te garantis que ton ignoble maison sera vite abattue car le prisonnier aura tôt fait de trouver les fonds nécessaires, pour recouvrer sa liberté et ses beaux salons !" J'aime bien la dernière proposition.

    "Nous connaissons une usine de province qui emploie 1.800 ouvriers dont le plus capable gagne 4,25 Francs par jour ; aucune retraite ne leur est assurée ; s'ils deviennent invalides ils touchent 2 francs par jour, soit 12 francs par semaine pour 60 heures de présence à l'usine ! Or, depuis 1870 les directeurs de cette usine ont gagné 50 millions ! Comparez et dites-moi si véritablement nos pères auraient dû faire la révolution de 1789 pour supprimer les privilèges" Manifestement ce ne sont pas les bonnes têtes qui sont tombées !

     



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