• Un atelier qui remonte déjà à un petit moment. Trois textes réalisés avec des titres de chansons, c'est le même principe qu'avec les mots mais en un peu plus tordu.

    Chansons d'Adamo

    C'est fou "le bien que tu me fais". "Mille ans déjà" que nous nous sommes rencontrés "au Café du temps perdu". Il était tenu par "Ce Georges" qui n'arrêtait pas de nous dire "Lâche pas ton rêve". J'étais "Toute seule" à cette table feuilletant "Mon agenda" quand tu m'as abordée une "Fleur" de "La couleur du temps" à la main. Tu m'as dit "La part de l'ange" c'est "Le féminin sacré". Maintenant je vais "Là où mon cœur me porte" "Vers toi" car "On n'peut plus s'quitter". Et si ça arrive "Comment veux-tu que je t'oublie ?"

    Chansons d'Anne Sylvestre

    "Après le théâtre" "La poule aux oeufs d'or" a mis "Cap au Nord" avec "Les rescapés des Fabulettes". Elle a fait une "Pause" "Zen" "Bye Mélanco" a-t-elle caqueté "Laissez les enfants" chanter "Ah l'amour, l'amour" et "Gay marions-nous" au coq de service.

    Chansons de Gullivan (et clin d'œil à Frida Boccara)

    "Une nuit humide" "L'épouvantail" qui s'amusait à "Taquiner le doudou" fit un "Appel à candidature" enhttp://2.bp.blogspot.com/_859vlFbZ3Sc/S1O-EG3ErPI/AAAAAAAABhQ/xdAX1EsUPYg/s400/779849.jpg envoyant le "Billet" suivant : "Le clou et la lune" voulaient disputer une "Partie d'échecs" avec le "Scout" et la "Vouivre" "Si belle". Le "Picbois" jaloux s'exclame non "Elle m'attend" sur "Le bout du banc". Forts dépités, le clou, la lune et le scout s'en allèrent boire "Le whisky de papa" avec l'épouvantail.


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  • A la manière de Queneau et de ses exercices de style sur un texte de Danny Laferrière que voici :

    "On se couchait sur les rails pour se relever au moment du passage du train. On pariait sur celui qui se retirait en dernier. Mon ami gagnait à chaque fois. Un jour, je lui ai demandé son secret. Je ferme les yeux, me dit-il et je m'imagine en train de faire l'amour avec Juliette. C'est vrai que Juliette nous rendait tous fous à l'époque. Je le comprends de vouloir rester avec elle. Je ne me serais pas relevé à temps. Je le retrouve cloué sur un fauteuil roulant. Il n'arrive plus à bouger ses jambes. J'ai tout de suite pensé que le désir avait eu raison de sa peur."

    Et voila mes deux propositions :

    Lettre administrative

    Monsieur le Proviseur,

    J’ai l’honneur de vous faire savoir que des garnements de votre école s’amusent à se coucher sur nos rails pour ne se relever qu’au moment du passage de nos trains.

    Un jeune homme a l’air particulièrement doué à ce petit jeu. Je ne sais à quoi il peut bien penser lorsqu’il ferme les yeux, mais il a semblé à notre oeil scandalisé que ses rêveries devaient prendre un tour obscène. Vos autres chenapans n’ont manifestement pas les mêmes fantasmes !

    C’est pourquoi, je tiens à vous faire savoir que ma compagnie décline absolument et fermement toute responsabilité concernant le fâcheux incident qui oblige maintenant ce jeune homme à se déplacer en fauteuil roulant et je lui conseille de s’adresser à la jeune personne qui le captivait autant pour s'occuper de lui maintenant.

    Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Proviseur, toute l’expression de ma sincère compassion pour votre rôle ingrat d’éducateur.

     

    Faits divers.

    Terrible accident sur la voie de chemin de fer.

    Une bande de jeunes s’était donné comme défi de rester le plus longtemps possible couchés sur les rails.http://www.artistikrezo.com/images/stories/redac3/queneau_ptl.jpg

    L’un d’entre ne s’est malheureusement pas relevé assez vite. Il est désormais condamné à rester dans un fauteuil roulant.

    Il nous a déclaré « Je ne regrette rien, maintenant Juliette sait combien je tiens à elle »

    Voilà une déclaration d’amour qui a coûté cher à son auteur.

     


     



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  • Idée piquée chez Défi du Samedi et à laquelle je n'avais pas eu le temps de répondre en temps et en heure.

    Vous êtes médecin (ou une autre profession) un canard savant vient vous rendre visite.


    Mon médecin m’a raconté une histoire sidérante.

    Hier, j’ai reçu un canard savant !

    Un canard savant ?

    Oui, il avait pris rendez-vous.

    Son maître avait pris rendez-vous voulez-vous dire ?

    Non, c’est bien le canard qui avait pris rendez-vous !

    Non ?

    Si !

    Mais comment a-t-il fait ?

    Comme tout le monde il a téléphoné à mon secrétariat.

    Mais votre secrétaire n’a pas du comprendre ce qu’il disait.

    Si justement, figurez vous qu’ il s’exprimait comme vous et moi, mis à part peut-être un léger cheveu sur la langue, le bec vous comprenez.

    Oui bien sûr, le bec. Et qu’avez-vous fait ?

    Au début je n’ai pas voulu le recevoir bien sûr.

    Bien sûr.

    Je lui ai dit que j’étais médecin, pas vétérinaire.

    C’est parfaitement logique en effet et qu’a-t-il cancané ?

    Il m’a demandé ce qui différenciait l’humain de l’animal.

    Pas bête comme réponse ça, et la vôtre de réponse ?

    Je lui ai dit qu’il s’agissait d’une part de la faculté de réfléchir.

    Et ?

    Il a rétorqué qu’étant capable de parler et de répondre à mes questions, il était donc capable de réfléchir.

    Imparable en effet, mais encore ?

    J’ai bien insisté sur le fait que l’humain avait un pouce opposable.

    Ah là vous avez du lui clouer le bec !

    Pensez-vous !

    Vous n’allez pas me dire qu’il lui était poussé des mains ?

    Non, en fait il m’a montré ses ailes.

    Et ?

    Et il arrivait a bouger ses plumes comme des doigts, pour tout vous dire je me demande même s’il n’en a pas profité pour me faire un doigt d’honneur !http://www.coloriages.fr/coloriages/coloriage-canard.jpg

    Oh, le mufle !

    N’est-ce pas !

    Et pour finir ?

    Je l’ai ausculté, il avait un gros rhume qui rendait sa voix nasillarde.

    Aaaahhhhhhhhh !!!!!!

    Bon, pour tout vous dire, je pense que je vais changer de médecin !


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  • Pour ce nouvel atelier nous avions le choix entre :

    Des nouvelles en 3 lignes (Faits d'hiver - Paul Fournel à la manière Félix Fénéon)

    Ou la même chose avec les propositions suivantes

    Deux pingouins qui parlent du réchauffement climatique

    Deux araignées qui parlent de la déforestation

    Deux escargots qui parlent de la crise immobilière

    Deux rats qui parlent de la peine de mort

     

    J'ai mixé les deux

     

    Bonjour Cagouille, as-tu des nouvelles d'Oscar ?

    Ne m'en parle pas avec la crise immobilière, il n'a pas su réagir à temps et renégocier ses crédits, maintenant tout le monde le traite de limace.

     

    Ne sachant plus où il habitait l'automobiliste décida de mettre son clignotant au hasard. Les gendarmes l'ont intercepté au moment où il entamait son 100ème tour de rond-point.

     

    La police a du intervenir à l'hypermarché Cora pour mettre fin à une rixe. Deux hommes échangeaient des coups de poings. Motif du litige : l'acquisition du dernier punching-ball en solde.

     

    Une vieille dame de 90 ans a été arrêtée pour le meurtre de son époux de 95 ans. Elle a déclaré pour sa défense que son mari ne voulaient pas qu'elle se servent de ses aiguilles à tricoter pour préparer des brochettes. Elle les lui a donc passé au travers du corps.

     

    Tu as l'air bien fatiguée !

    A qui le dis-tu avec cette manie qu'ont les humains de couper les arbres, il me faut maintenant lancer mes fils à plus de 100 mètres pour tisser ma toile.

     

    Un avocat spécialisé dans la défense des délinquants empruntant des voitures pour se déplacer, vient dehttp://photocvt.cccommunication.biz/jpgok_wiscomm/RepMR/85/85_1.jpg porter plainte pour vol de voiture. Le syndicat des emprunteurs de voitures porte plainte pour diffamation.

     

    Surpris dans la salle des coffres, l'homme déclara qu'enfermé depuis une semaine dans les toilettes du magasin voisin fermé pour travaux, il avait été obligé de creuser un tunnel pour s'échapper.

     

    Un écrivain a été emmené en urgence à l'hopital. Une feuille blanche lui avait vidé la tête.


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  • Deux nouveaux exercices. Le premier avec des mots et le second sur le même principe avec des titres de chansons. N'hésitez pas lancez-vous !

    papillon - magique - broderie - sol - nuage - marche - vertige - glorieux - pause

    La pervenche glissa un papillon sous l'essuie glace de la voiture. Le pare-brise devait être un peu magique car le papillon de papier se transforma en broderie qui échoua sur le sol avant qu'un coup de vent ne l'emporte dans les nuages. La pervenche quant à elle lorsqu'elle assista à cette transformation stoppa sa marche vengeresse contre les automobilistes incivils et prise d'un vertige contempla le vide glorieux que lui présentait le pare-brise souriant. Il était temps pour elle de faire une pause.

    Elle avait des doigts magiques, ses broderies de papillons donnaient le vertige tant elles semblaient prêtes à s'envoler dans les nuages. Elle trouvait l'inspiration lors de ses marches au milieu des champs, faisant ici et là une pause pour capturer au fond de ses yeux la beauté glorieuse de ces insectes et la ramener sur notre sol si souvent privé de beauté.

    Le poinçonneur des lilas - L'alcool - Jeunes femmes et vieux messieurs

    Ch'ai du boire un peu trop d'alcool, chétait bon mais maintenant chai les genouX mouS. Hipche che voit un typehttp://ptitfred.p.t.pic.centerblog.net/ewkaevp7.jpg qui poinçhonne des lilas, chest n'importe quoi un poinchonneur des lilas. Cha fait rien che me chens bien toute léchère, hi, hi, hi, léchère comme les vêtements de ces cheunes femmes, sont bien mignonnes ches jeunes femmes mais qu'esse ce qu'elles font avec chez vieux schnocks, doivent pouvoir leur payer des p'tits coups à boire churement, ches vraiment chentils ce mélanche jeunes femmes et vieux meschieurs. Bon ben j'en va m'en rechetter un derrière la cravate moi, au moins ch'aurais des hallunica, hannuci, hachina, halluchinachions pour une bonne raichon !


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