• Pour vous y retrouver (et pour m'y retrouver aussi d'ailleurs), j'ai créé une page "Bigorbourg" à droite de l'écran qui vous donne par ordre alphabétique un tout petit résumé des personnages. Pour en savoir plus, vous tapez leurs noms dans la case recherche et vous aurez leur histoire et celles dans lesquelles ils interviennent. Si vous avez des idées de métiers un peu "bizarres" n'hésitez pas à me les proposer, Jill Bill nous a déjà donné la liste des prénoms de la rentrée. Ce pourrait être un défi supplémentaire pour moi d'inventer sur demande.


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  • Pour la dernière copie avant les vacances, Jill Bill nous propose un prénom qui sent bon le sud.

     

    CRAC BADABOUM ZIP. Quel charivari au-dessus de Bigorbourg. Un orage XXL se déchaîne au-dessus l'église.

    Igor n'en mène pas large et se prend une douche comme il en a rarement subi. Dans le clocher, Landry le petit vent n'est pas plus rassuré et se blotti contre ses mères adoptives Gudule, Guduline et Gudulette.

    Et tout à coup, au plus fort de la tempête, un rai éblouissant de lumière traverse le ciel et vient s'écraser sur le mur près de Landry.

    "Aïe, peuchère, ça fait mal" (là je demande à mes aimables lecteurs de lire avé l'assent)

    Interloqués par cette arrivée tapageuse, Landry et les cloches se regardent (nous supposerons que le vent et les cloches ont des yeux ou tout appendice pouvant en tenir lieu).

    Le noir d'encre de la nuit s'illumine d'un éclat doré.

    Ce qui vient de percuter avec autant de violence le mur a une drôle de forme fois allongée et en zig zag et ça clignote.

    D'une petite voix sifflante, Landry interroge "T'es quoi ?"

    "Je suis quoi ? Eh Bonne Mère, tu vois bien ce que je suis, un éclair !"

    C'est vrai que Landry se souvient avoir déjà croisé ces bolides, mais c'est la première fois qu'il en voit un d'aussi près. Il faut dire qu'ils sont très impressionnants, mais celui-ci paraît plutôt chétif.

    "Oui je vois bien, mais tu fais quoi ici ?"

    "Bé, je me suis embroncher dans ce fichu mur"

    "Tu t'es quoi ? Comment tu t'appelles"

    "Macarelle, t'es fada ou quoi ? Je me suis escagasser vé. Moi c'est Marius"

    Gudule, qui a vu du pays en allant chercher les œufs de Pâques traduit pour son fils adoptif.

    "Ce petit drôle s'est fait mal, bref il est dans la panade, dans le pastis et patin couffin."

    Le petit éclair est tout content, voilà quelqu'un qui le comprend.

    Il reprend.

    "Je suis tout cabossé et c'est pas une galéjade, fan de chichourle. Je peux rester avec vous le temps de me remettre ?"

    Sa demande est bien sûr acceptée avec le plus grand plaisir et la conversation s'engage entre tout ce petit monde, Gudule jouant les traductrices.

    Mais le temps passe et fatigués les petits jeunes s'endorment sous le regard amusé des vieilles cloches (ce n'est pas péjoratif puisqu'il s'agit vraiment de cloches et qu'elles sont âgées).

    Le lendemain matin, Marius s'est un peu remis de ses mésaventures, il brille d'un beau doré et il s'est redressé, son zig zag fait un beau Z (oui comme Zorro si vous voulez !).

    Marius fait donc savoir à ses hôtes que c'est la cagade parce que maintenant, il ne sait pas trop comment retrouver sa famille orageuse. Il fait peine le pauvret.

    "Tu n'as qu'à rester avec nous, c'est sympa Bigorbourg"

    "Mais je vais pas rester à bader moi, j'aime bien bouger"

    Ah zut, il faut trouver une solution, Landry aimerait bien que Marius reste et devienne son copain, ses mères adoptives sont sympas, mais un camarade de son âge serait le bienvenu.

    Ils sont en train de réfléchir pour trouver comment occuper Marius, lorsque des voix fâchées s'élèvent sur le parvis de l'église.

    C'est Monsieur le Maire (non, je ne vous l'ai pas encore présenté) qui essaye d'expliquer que le monde ne s'arrête pas à Bigorbourg et qu'il existe des choses qui s'appellent budget, dépenses, recettes, impôts et que non, définitivement non, cette année, il ne va pas être possible de tirer un feu d'artifice pour le 14 juillet. Bref, on frôle la mutinerie !

    Et là, bien sûr, un déclic se fait dans l'esprit des deux nouveaux amis. Une idée germe et étincelle.

    Priée de venir à la rescousse (la télépathie est très en vogue à Bigorbourg), Madame Thècle notre sorcière, calme Monsieur le Maire et ses administrés et leur promet, baste, une belle surprise pour le 14 juillet.

    Et le jour venu, enfin le soir, tout Bigorbourg vient s'installer sur le "pas de tir".

    Le petit peuple et Madame Thècle ont préparé des bacs remplis de teintes somptueuses.

    Marius a un peu le trac mais encouragé par ses amis, il s'élance, plonge dans les peintures et s'élève dans le ciel semant derrière lui de merveilleuses couleurs, s'amusant à enchaîner les figures acrobatiques tandis qu'au sol retentissent les "Oh la belle bleue, la belle rouge, la belle jaune" traditionnels des bigorbourgeois conquis.

    Et il faut reconnaître que la prestation de Marius, miladiou, est mille fois supérieure à celles des artificiershttp://preview.canstockphoto.com/canstock3706498.png humains.

    Voilà comment notre éclair méridional a trouvé sa place dans notre petit bourg (enfin plus si petit que ça), à noter aussi qu'il est également très demandé lorsqu'il y a des coupures de courant ! Quant à Landry il est ravi d'avoir un ami pour jouer.

     

     


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  • Suite et fin de ma petite histoire pour l'Arbre à Mots. Vous allez dire que ma conclusion est un peu tirée par les cheveux, mais il faut bien s'amuser un peu, non ?

    Mais le lendemain matin, il est réveillé en sursaut par des cris, des rires, des cavalcades. Il risque le bout du museau hors de son abri et, affolé, s'aperçoit qu'il est entouré pour une foule de petits grands.

    La pie perché sur la maisonnette jacasse à qui mieux, mieux, attirant l'attention des petits grands qui ouvrent de grands yeux lorsque l'animal efflanqué sort en soufflant et en crachant de sa tanière.

    Une grande s'approche, fait reculer les petits grands et leur demande de se taire pour ne pas effrayer encore plus le chat.

    Doucement, tout le monde recule laissant le chat et l'oiseau seuls.

    Le calme revenu, le chat se demande par où s'enfuir, s'enfuir encore une fois.

    Pourtant curieusement, il reste là, se contentant de rentrer dans son abri de la nuit.

    Dans la journée, la grande et plusieurs petits grands viennent lui amener à manger et lui parlent doucement.

    Méfiant, il attend leur départ pour se régaler, laissant la pie se délecter aussi.

    Petit à petit, une routine sereine s'installe.

    Le jeune chat reste dans la petite cabane et ne s'affole plus lorsqu'il entend les petits grands crier et rire, d'ailleurs lorsqu'ils s'approchent de "chez lui" ils le font doucement pour ne pas lui faire peur. Et tous les jours il reçoit de la nourriture.

    Maintenant il se risque dehors même lorsque les petits êtres sont là, mais il refuse catégoriquement de se laisser trop approcher. Les petits ne semblent pas s'en formaliser et chacun leur tour ils lui apportent à manger.

    La vie passe tranquillement, le chat commence à prendre du poids, son pelage devient soyeux, ses yeux sont moins méfiants.

    Et puis un beau jour, tout bascule.

    Les petits grands jouent dans le petit parc qui leur appartient lorsqu'un énorme chien apparaît, un chien plein de mauvaises intentions et qui a déjà essayé de s'introduire dans Bigorbourg (vous aviez sûrement deviné que notre ami le chat était arrivé à Bigorbourg non ?) avant d'en être chassé manu-militari par les animaux du village.

    Et voilà que ce monstre se rue sur les petits grands qui se mettent à courir dans tous les sens en criant et en pleurant. Et, horreur, il accule une jolie fillette au teint d'ambre, aux cheveux noirs et aux yeux bridés dans un coin, un petit garçon se précipite pour la protéger mais, il est si petit qu'il ne pourra sûrement pas la sauver.

    Alors, voilà que le chat sort comme une furie de ses appartements, le poil tellement gonflé qu'il paraît trois fois plus gros qu'il n'est, son amie la pie l'accompagne. Tous les deux foncent sur l'ennemi, le jeune chat lui saute sur le dos et lui laboure le dos de ses griffes acérées, la pie se met à donner des coups de becs. Le chien hurle et cherche à se débarrasser de ses agresseurs. Les deux amis risquent bien de se retrouver en difficulté lorsque la grande, accompagnée de grands grands arrive à la rescousse.

    Le gros animal préfère prendre ses pattes à son cou.

    Toute tremblante la grande s'approche de ses petits et un grand sourire se dessine sur son visage. La pie est perchée sur l'épaule du petit Aubain, tandis que le chat ronronne de plaisir niché dans les bras de Liroli.http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/41564_142593172419587_9118_n.jpg

    La grande se met à rire et s'exclame "Eh bien voilà un chat qui est comme les Pimousses, petit, mais costaud".

    Et depuis le chat qui est maintenant la mascotte de l'école de Bigorbourg a aussi un nom bien à lui "Chapimou", un condensé de Chat Pimousse.


    Mon petit texte se veut aussi un hommage aux associations et aux familles d'accueil qui se dévouent pour rendre la vie de nos amis félins abandonnés un peu plus douce. La liste ci-après n'est pas exhaustive.

    Félin Baroudeurs Indépendants

    Les chats du Maquis

    La tribu velue

    SOS chats errants


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  • Pour l'Arbre à Mots de Francine, je vous propose aujourd'hui une histoire qui commence mal et pour la fin et découvrir le pourquoi du comment de ce mot, il vous faudra attendre demain !

    Le jeune chat noir guette la pie, il aimerait bien lui mettre la patte dessus. Il a faim. C'est, hélas, trop souvent qu'il a faim.

    Il vit dans la rue depuis longtemps. Il se souvient d'un temps où une main passait sur son poil, c'était agréable.

    Mais un jour il s'est retrouvé dehors. Au début, il recevait un peu de nourriture et des caresses en échange de ses "ronron", jusqu'au moment où c'est un violent coup de pied qu'il a reçu. Depuis il se méfie de ces grands êtres qui marchent sur deux pattes.

    Il y a quelques temps attiré par une odeur délicieuse, il s'était risqué à découvert et s'était retrouvé pris au piège, emmené dans un endroit inconnu qui sentait très bizarre et puis il s'était endormi, d'un sommeil qui n'était pas naturel.

    En se réveillant il avait bien senti que quelque chose avait changé dans son corps.

    Les grands êtres qui venaient lui rendre visite paraissait amicaux, ils lui parlaient doucement, lui donnaient à manger. Mais dès qu'ils approchaient la main, il leur crachait dessus, oreilles rabattus, yeux verts plissés, poils hérissés, queue battante. Et les grands s'en allaient en soupirant.

    Un jour, des mains gantées le saisirent par la peau du cou et il se retrouva à nouveau dans une petite boite. Lorsque celle-ci fut ouverte il s'aperçut qu'il était revenu sur son territoire.

    Et la lutte pour la vie reprit et même si parfois les grands amenaient de la nourriture, le jeune chat avait toujours un creux dans l'estomac.

    C'est pourquoi, aujourd'hui, sans vraiment s'en rendre compte il s'éloigne de chez lui, à la poursuite de cette pie qui le nargue et qu'il voudrait bien croquer.

    Concentré sur sa chasse, il quitte la ville et entre dans un bois.

    Une foule d'odeurs et de bruits nouveaux l'assaille. Bien malgré lui il se met à trembler, lui qui n'a jamais reculé en cas de bagarre, se roule en boule et se met à ronronner pour essayer de se rassurer.

    Et la pie, elle, se perche sur un arbre et s'endort.

    Le lendemain, le même jeu reprend, le chat poursuivant la pie, la pie l'entraînant toujours plus loin. Et lorsqu'il trouve un petit quelque chose à grignoter, elle s'arrête et l'attend. Une bizarre connivence s'instaure entre les deux animaux.

    Bientôt, un observateur pourrait même se demander si ces deux compagnons improbables ne chemineraient pas ensemble volontairement.

    Les jours passent et voilà qu'un jour, un village se profile à l'horizon.

    Méfiant, le chat attend la nuit pour se risquer dans les rues. Il sait que dans les bâtiments qui les bordentP7230028.jpg vivent les grands et les grands sont dangereux pour les chats errants.

    Une bonne odeur attire son attention, là sous un perron un bol de nourriture semble l'attendre. Il se rue dessus, c'est bon et comme c'est agréable de ne plus avoir faim.

    Lorsqu'il a terminé, il suit la pie qui l'entraine dans un petit parc et il s'endort dans une minuscule maison, en paix comme il lui semble ne l'avoir jamais été.


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  • Un fort charmant prénom point trop extravagant pour la Cour de Récré de Jill Bill.

    Inès(*), la toute douce, la toute blanche, est une protégée de la petite ferme de Pernelle.

    Inès est une belle brebis qui lui fournit, non seulement une laine de toute première qualité, mais en plus en grande quantité.

    Ce don bien particulier d'Inès a été révélé lors de sa première tonte.

    Ce jour là, Pernelle avait tondu la petite brebis qui n'en menait pas large, mais bon, elle avait confiance dans sa petite fermière et les autres moutons n'avaient pas l'air de se plaindre de ce traitement, le tout étant de ne pas bouger.

    Seulement, voilà, le lendemain Inès était à nouveau couverte de laine, celle-ci avait repoussé à toute vitesse pendant la nuit.

    Perplexité de la part de Pernelle qui se demandait si elle n'avait pas fait une erreur et oublié de tondre Inès. Donc rebelote, notre jeune brebis était repassée chez la coiffeuse.

    Et le lendemain, la laine était revenue ! Stupeur de la part de Pernelle qui, cette fois-ci, était bien sûre de ne pas s'être trompée.

    Donc à nouveau tonte, et à nouveau repousse.

    Inès commençant à trouver que la plaisanterie avait assez duré refusa avec fermeté de passer encore sous la tondeuse et une brebis qui freine des 4 pattes est aussi têtue qu'un âne.

    Pernelle n'insista donc pas en dépit de sa curiosité.

    De son côté, Inès, étant une petite bête observatrice s'aperçut que les humains arboraient des tontes différentes les unes des autres alors que les moutons eux étaient tous tondus de manière uniforme, bref aucune variété, aucune fantaisie.

    Il fallait remédier à cette injustice.

    Inès demanda donc Monsieur le Comte Amédée de s'infiltrer dans les rêves de Pernelle et lui souffler une idée bien précise et fort ludique.

    Monsieur Amédée dû s'y reprendre à plusieurs reprises pour que sa suggestion, enfin celle d'Inès, s'implante bien dans l'esprit de Pernelle.

    Et voilà qu'un beau matin, Pernelle arriva dans la bergerie munie de tout un attirail de coiffeuse. Inès ravie de constater que son idée avait fait son chemin, se livra de bon cœur aux mains expertes de Pernelle.

    Après une bonne heure de travail, Inès fut en mesure de se présenter aux animaux de la ferme. Tous purent contempler avec stupéfaction une brebis se pavanant avec une coupe digne d'un caniche au pedigree haut de gamme.

    Bon d'accord, ce premier essai n'était peut-être pas tout à fait du meilleur goût, mais Pernelle était encore une coiffeuse pour mouton débutante, tout raser c'est facile, le faire de manière artistique est déjà beaucoup plus délicat.

    Et puis, les essais étaient autorisés dans la mesure où si le résultat ne satisfaisait pas Inès, il suffisait de tout raser et d'attendre le lendemain pour recommencer.

    Et c'est ce qui se passa. Inès se prêta volontiers aux tentatives de Pernelle qui manifestement cachait une vocation de coiffeuse contrariée.

    Après quelques leçons avec Alida la coiffeuse de Bigorbourg, Pernelle attrapa le coup de main et réussit à doter d'Inès d'une coupe sobre et de bon goût. Assez curieusement, la laine ne commença à repousser que lorsqu'Inès eut envie de changer de look.

    De leur côté les autres brebis et moutons firent savoir par l'intermédiaire d'Amédée qu'eux aussi auraient aimé avoir une coupe personnalisée.

    Inès tint volontiers le rôle de mannequin, ses amis ovins n'avaient plus qu'à se présenter devant Pernelle pour qu'elle réalise la coiffure de leur choix.

    Inutile de dire que les touristes de passage à Bigorbourg restent bouche bée (je pourrais même dire bouche bééée) devant pareil spectacle. Les bigorbourgeois quant à eux demandent parfois à Alida de réaliser sur leur chevelure un des modèles proposés par Inès.

    Pernelle de son côté, envisage d'étendre sa clientèle aux autres animaux intéressés, ce qui reconnaissez-le promet de belles surprises au détour des rues et des chemins de forêt !

     

    (*) Inès est associé au prénom Agnès qui signifie agneau, voilà pour ce qui est du choix de l'animal, quant à sa "profession" inutile je suppose de vous faire un dessin.

     


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