• Un prénom bien calme aujourd'hui dans la petite cour de récré de JB.

    Placide était un brave escargot bien tranquille qui arpentait les jardins de Bigorbourg en toute tranquillité. Il râpait une feuille de salade par-ci, un choux par-là. Avec mesure il prélevait de quoi se nourrir, il allait donc son petit bonhomme de chemin en bavant gentiment.

    Lorsque les enfants lui chantait "Escargot montre moi tes cornes" il se prêtait volontiers au jeu et les saluait d'un charmant mouvement de la tête, puis il reprenait sa route, impérial et serein.

    Bref, Placide vivait sa vie d'escargot sur un pied tranquille. Jusqu'au jour où !

    Jusqu'au jour où il croise sur sa route un très étrange ver de terre, long, mais long, si long que cela en est incroyable. Placide étant d'un naturel sociable décide d'engager la conversation avec ce nouveau venu. Il se demande d'où il peut bien venir, un pays avec des vers géants il a du mal à se l'imaginer.

    Du bout des cornes, il pousse le grand corps noir qui lui barre la route espérant une réaction, mais rien, l'animal reste inerte.

    Placide s'inquiète, ce nouvel ami potentiel serait-il malade ? En tout cas il est vivant, parce qu'il sent des vibrations qui le parcourent, il est peut-être simplement endormi comme lui le fait en hiver.

    Bon une seule chose à faire trouver sa tête et lui parler les yeux dans les yeux, enfin façon de parler bien sûr.

    Un problème se pose, où peut bien être la tête de ce drôle d'animal, à gauche ou à droite ?

    Placide a beau regarder il ne voit pas le bout de la bestiole.

    Bon, il n'y a plus qu'une chose à faire, tenter sa chance du côté où il sait que se tient le potager, c'est logique somme toute, un ver de cette taille a sûrement besoin de manger beaucoup.

    Et cahin-caha, tout tranquillement Placide se met à ramper vers ce qu'il espère être la tête de l'animal.

    Et sa promenade dure longtemps, longtemps. Il faut dire qu'il s'arrête régulièrement pour manger un morceau. De temps en temps il essaye à nouveau d'entrer en communication avec le grand corps lisse qui ne bouge toujours pas d'un pouce.

    Tout-à-coup le bourdonnement qui n'a pas cessé d'accompagner son chemin se fait de plus en plus fort.

    "Ah" se dit Placide "je crois que je me rapproche, j'ai l'impression qu'il chante"

    Et le voilà, qui tout impatient, accélère le pas, enfin autant qu'un escargot peut le faire.

    Il arrive enfin à hauteur du bruit. Mais quel horreur, l'ami inconnu semble blessé, une large plaie cuivrée s'ouvre dans son flanc noir. Il faut l'aider, vite !

    Placide se met donc à ramper vers la blessure, pensant qu'un peu de bave ne pourra que la soulager.

    Voilà, il y est !

    Il s'avance et là BZZZZZZZZZZ !

    Le pauvre Placide sent son corps se mettre à tressauter.

    C'est d'abord très, mais alors très désagréable, il lui semble être devenu insensible de partout.

    Mais ensuite, il se sent empli d'une énergie, mais d'une énergie comme il n'en a jamais connue.

    Et ZOOOOUUUUUUU, Placide, gonflé d'électricité se met sauter comme une puce dans tous les coins. A son grand contentement, il s'aperçoit qu'il peut rejoindre le carré de carottes en quelques instants, alors qu'habituellement il lui faut presque une journée pour y arriver.

    Il se retourne pour remercier son bienfaiteur toujours muet et là, il voit un humain qui enroule le grand ver noir et l'emporte dans la remise tout en murmurant "Et zut, mon câble est abîmé, il faut que je pense à le réparer avant que quelqu'un ne prenne un coup de jus !"

    Et voilà, il y a maintenant à Bigorbourg un escargot super speedé qui sillonne le bourg à toute vitesse, il n'en est pas encore à faire beep-beep ou harib harib hariba, mais c'est tout juste !


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  • Prénom classique aujourd'hui pour la cour de récré de Jill Bill

    Colette (*) est la sourcière de Bigorbourg (non pas la sorcière, la place est déjà prise par Madame Thècle) la sourcière, féminin de sourcier !

    Lors d'un été particulièrement chaud, Pharaïlde, une cousine de la nymphe Olive avait été appelée au secours pour "réhydrater" un Bigorbourg bien desséché.

    Seulement voilà, Pharaïlde a beaucoup de travail et ne peut se permettre de se déplacer à la moindre alerte sécheresse. Elle a donc, en accord avec Olive, décidé de former une apprentie.

    Les nymphes et ondines du coin ayant déjà leur plan de carrière bien défini, Pharaïlde a, sur les conseils d'Olive qui connaît bien ses concitoyens humains, recruté une jeune humaine.

    La très charmante Colette adore l'eau à un point qui parfois affole ses parents.

    Est-ce le fait d'être née sous le signe des Poissons, mais Colette ne se sent vraiment bien qu'au contact de l'eau.

    Déjà toute petite, il était difficile de la faire sortir de son bain, rien ne lui plaisait autant que de barboter et de tout éclabousser.

    Il arrivait même à ses parents de la retrouver, endormie, dans la baignoire serrant contre elle son doudou Dauphin.

    En grandissant elle découvrit avec bonheur la joie de sauter dans les flaques d'eau. En promenade, c'était la croix et la bannière pour l'empêcher de se précipiter dans les fontaines, de se ruer sous les arrosages automatiques des jardins ou pire de plonger dans les puits.

    Sa mère en était à se demander si le fait d'avoir fait la préparation à l'accouchement en piscine n'avait pas été de sa part une très grosse erreur, comme le fait d'avoir emmené la petite Colette aux séances des bébés nageurs. Mais bon ce qui était fait, était fait, inutile de revenir dessus

    Dès que cela avait été possible ses parents l'avait inscrite à un club de natation qu'elle fréquentait assidûment.

    En vieillissant, bien heureusement pour la santé mentale de ses père et mère, elle cessa de lorgner avec avidité les flaques d'eau et les fontaines.

    Elle se contentait d'attendre avec impatience les jours de pluie, où elle pouvait tout à loisir se promener nez au vent, visage radieux tourné vers les gouttes qui ruisselaient avec bonheur sur ses joues (les pauvres sont plus souvent chassées par les parapluies). Elle rentrait à la maison trempée comme une soupe mais débordante de vitalité.

    Ses voisins ayant repéré cette habitude lui demandaient d'ailleurs de bien vouloir promener leur chien ou aller faire quelques courses lorsque la pluie étendait son manteau sur Bigorbourg. Colette était très heureuse de rendre ces services qui étaient autant d'alibis pour assouvir son "vice".

    Bref, elle était donc la candidate idéale pour Pharaïlde et Olive.

    Toutes les deux profitaient donc de la nuit pour s'introduire dans les rêves de Colette. Elles lui apprirent ainsi à s'enraciner à la terre, à ouvrir son esprit pour sentir l'eau qui courait sous la terre. Lorsque Colette, sans même sans rendre compte, commença à cheminer le long des cours d'eau souterrains, les cousines surent que le moment était venu.

    Dans un nouveau rêve, elles montrèrent à Colette comment choisir une belle branche de noisetier pour la transformer en une baguette de sourcier opérationnelle, elles lui fournirent également le mode d'emploi.

    Un beau matin, Colette s'en fût donc en forêt et trouva la baguette de coudrier indispensable à sa nouvelle vocation.

    Au début, bien sûr elle fît quelques erreurs, la baguette, elle aussi débutante, avait tendance à l'entraîner vers les robinets, la rivière ou les bouteilles d'eau.

    Et puis, un jour, Colette et Coudrière (il faut bien lui donner un nom à cette baguette non ?) firent leur première découverte. En plein milieu du jardin parental, elles se mirent à tournoyer comme des folles en criant "de l'eau, il y a de l'eau ici". Les parents de Colette, habitués aux "facéties" aquatiques de leur fille, ne se posèrent guère de questions. Ils firent creuser un trou à l'endroit indiqué et une belle source se mit à jaillir.

    La réputation de Colette et de Coudrière se répandit et bientôt les puits se mirent à fleurir (si tant est qu'un puits puisse fleurir) dans Bigorbourg qui, depuis, ne manque plus d'eau pour arroser pelouses, potagers et jardins.

    (*) L'un des objets associés à Sainte Colette est un puits


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  • Jill Bill propose d'inviter aujourd'hui Ambroise dans notre petite cour de récré.

    Bzzz, bzzz, bzzz. Il y a du remue-ménage dans les jardins de Bigorbourg et dans la campagne environnante.

    Bzzz ! Des petits corps noirs et jaunes sillonnent le bourg à toute allure. Et ça zigzag, ça rase-motte, ça loopingue, ça louvoie, ça danse, enfin bref vous voyez un peu l'affairement qui règne.

    Seule ou en groupes c'est un véritable déferlement d'abeilles qui écument les fleurs bigorbourgeoises.

    Les ruches viennent de se réveiller et il est temps de remplir les magasins de bon miel et de gelée royale.

    Nos abeilles vont donc rendre visite aux fleurs et en échange de leur nectar, elles laissent derrière elles le pollen qui assurera les prochaines floraisons, bref, échange de bons procédés.

    Bien sûr les abeilles bigorbourgeoises ne sont pas tout à fait semblables à leurs consœurs du monde banal.

    Il faut dire qu'Ambroise l'apiculteur (*) veille tout particulièrement sur ses petites protégées.

    Il les protège des dangers extérieurs, il entretient les ruches et les peint de couleurs gaies qui éclatent en arc-en-ciel dans la prairie qui les accueillent, il est aussi très au fait du protocole et sait s'entretenir dans les règles avec Mesdames les Reines.

    C'est également un excellent organisateur. S'étant enquis auprès de leurs Altesses et leurs sujettes de leurs préférences en terme de fleurs, il s'est arrangé pour que ses industrieuses compagnes créent des miels d'exception à partir d'une seule fleur.

    Vous ne trouverez donc qu'à Bigorbourg du miel de rose, de jasmin ou de freesia.

    Comment fait-il pour dialoguer avec ce petit monde, eh bien il a appris le langage de la danse et bien souvent les habitants du bourg s'amusent à voir Ambroise virevolter entouré d'abeilles qui boivent ses paroles, enfin ses danses.

    Cette collaboration éclairée lui permet également de prélever, avec modération, le miel produit et ceci sans avoir besoin d'enfumer la ruche. Lorsqu'il est prêt à récolter, hop une petite danse et le voilà entouré de l'essaim vrombissant qui attend patiemment qu'il ait terminé son travail pour retourner dans ses pénates.

    Lorsqu'il est prévenu qu'une nouvelle reine est prête à monter sur le trône, il se renseigne sur ses désidératas en termes d'aménagement intérieur et de couleur, inutile de dire que toutes ces dames sont ravies d'avoir un tel serviteur à leur disposition.

    Les Bigorbourgeois de leur côté ne s'affolent jamais lorsqu'une abeille les frôle, vient vrombir à leurs oreilles ou se reposer quelques instants sur leur épaule. Pas de mouvements brusques, pas de piqures, un statu quo qui satisfait tout le monde.

    Et lorsqu'Ambroise a terminé sa récolte, il se met d'accord avec Landry le petit vent qui se charge d'éloigner les nuages de pluie, et il invite les habitants à une grande foire au miel avec dégustation bien sûr. Les abeilles de leur côté assurent la partie musicale et chorégraphique de la fête, au grand bonheur des enfants qui se lancent eux aussi dans la danse.http://preview.canstockphoto.com/canstock5737075.png

    Et pour le petit peuple de la forêt il met de côté un peu de gelée royale qui leur assurera santé et prospérité.

     

    On prête à Albert Einstein cette citation : « Lorsque l’abeille disparaîtra, il ne restera plus que quatre ans à vivre à l’homme » alors protégeons ces amies précieuses qui nous permettent de nous régaler.

    (*) Saint Ambroise est le Saint patron des apiculteurs.

     


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  • Pour la récré de Jill Bill nous avons aujourd'hui un prénom très classieux.

    Augusta, n'est ce pas un prénom plein  de dignité ? Il lui faut donc une personnalité hors du commun.

    La très charmante Augusta est à la fois baby-sitter et institutrice. C'est une personne à la stature imposante, pas loin de 2 mètres pour 100 kilos mais qui pourtant reste fine et élégante. De fort beaux yeux marron d'une agréable rondeur surmontent un nez imposant. Un plumage infiniment duveteux la recouvre.

    Augusta vous paraîtrait-elle un tantinet bizarre ? Que nenni, elle est tout à fait dans la norme des autruches.

    Une autruche à Bigorbourg ? D'où peut-elle bien venir ?

    Cela personne ne le sait vraiment, Augusta n'a pas accepté de l'expliquer, mais manifestement elle avait passé un fort mauvais moment avant d'arriver toute déplumée dans la petite ferme de Pernelle qui l'a très généreusement accueillie, même si les diverses volailles de la ferme l'ont regardée d'un œil suspicieux, il faut dire qu'une poule de cette taille, elles n'avaient jamais vu ça !

    Au début, Augusta était fort méfiante, mais bien heureusement les bons soins et la gentillesse de Pernelle l'ont rapidement remise sur pattes et conquise.

    Inutile de dire que son arrivée a fait grand bruit à Bigorbourg et que les habitants sont tous venus l'admirer ce qui a accéléré sa guérison.

    Voyant qu'elle était arrivée dans un endroit sympathique, confortée en cela par les expériences que les autres animaux du coin n'ont pas manqué de lui relater, elle a décidé de se rendre utile et de donner un petit coup de patte à sa bienfaitrice, d'autant qu'il s'avère qu'Augusta a une tête bien faite et remplie d'histoires.

    La petite ferme, la forêt environnante et le bourg lui-même comptent de nombreux animaux et ceux-ci ont des petits et parfois leurs parents, comme les parents humains, ont bien besoin de se retrouver seule à seul pour souffler un peu ou se programmer une petite sortie romantique. Et puis, il est hors de question que les enfants restent sans instruction.

    C'est donc là qu'Augusta intervient.

    Le poulailler étant un peu petit pour accueillir une aussi monumentale personne, Pernelle lui a aménagé un enclos spécial pourvu d'une maisonnette très cosy. Augusta y reçoit donc la remuante marmaille de ses concitoyens animaux.

    Elle s'occupe avec beaucoup de tendresse des petits qui trouvent un refuge bien agréable sous ses ailes. Quant aux plus grands ils s'installent autour d'elle et écoutent avec attention son enseignement, pas de doute elle en a vu des choses Augusta avant d'arriver à Bigorbourg.

    Pour tout dire les habitants humains, lorsqu'ils voient émerger les museaux d'un renardeau d'un chaton ou d'un souriceau de sous les plumes d'Augusta, les envient un peu et aimeraient bien aussi profiter de la chaleur de cette grande bringue.

    Mais ne croyez pas qu'Augusta ne sache pas se faire respecter, lorsqu'il y a du chahut dans sa petite classe, elle n'hésite pas à faire les gros yeux (ce qui lui est fort facile, il faut le dire) ou à donner un léger coup de bec à l'indiscipliné, non mais, il ne faut quand même pas exagérer, bonne mais pas poire !http://gnosepower.net/images/autruche_big.jpg

    Lorsqu'Augusta a terminé sa journée de classe et de baby-sitting, il n'est pas rare de la voir déambuler en ville avec Fleur la biche ou Vencelas l'âne qui sont devenus ses meilleurs amis.

    Il se murmure même qu'il lui arrive de rejoindre Potame, l'hydropotame avec lequel elle prend plaisir à esquisser un pas de danse, à croire que ces deux là se connaissent déjà bien.


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  • Notre petit rendez-vous hebdomadaire avec le prénom de la cour de récré de Jill Bill.

    La douce chaleur du printemps vient de réveiller Nestor. Il s’était endormi à la mauvaise saison histoire d’économiser ses forces.

    Mais voilà que le soleil vient le titiller gentiment. Ce n’est pas tout, mais il est temps de se réveiller et de reprendre sa vie là où il l’a laissée.

    Il étire donc une patte, puis deux, puis trois, puis quatre. Ensuite, il sort un bec pointu, cligne des yeux, essaye de secouer la terre qui le recouvre et cahin-caha, s’en va essayer de trouver quelques verdures à se mettre sous la dent (il s’agit juste d’une façon de parler dans la mesure où Nestor n’a pas de dents).

    Philibert, le fils du garde chasse, l’accueille avec joie, il avait hâte que son ami émerge pour lui présenter Romaric le lapin.

    Nestor se retrouve donc devant ce lapinou survolté qui bondit dans tous les coins et qui aimerait bien l’entraîner dans ses jeux.

    Seulement voilà Nestor n’est plus de toute première jeunesse et ce jeunot à ressort le fatigue un peu.

    Romaric, de son côté, trouve cet animal qui trimballe une véritable armure sur le dos tout-à-fait fascinant, mais franchement il n’avance vraiment pas vite et lui il adore jouer à la course, d’ailleurs il bat toujours Philibert.

    Nestor est toutefois bon bougre et cet amusant petit lapin est aussi très attendrissant. Nestor, n’ayant pas eu de descendance, se dit que ce Romaric s’il voulait bien tenir un peu en place ferait un charmant petit-fils, il se voit bien d’ailleurs lui racontant des histoires de sa longue vie tout en croquant une feuille de salade.

    Philibert quant à lui est très satisfait de pouvoir à nouveau jouer dehors avec ses amis les animaux. D’autant qu’en classe il vient d’apprendre un poème drôlement compliqué et rudement marrant qui justement parle de Romaric et de Nestor.

    Il s’installe donc dans le jardin et entreprend de réciter ce poème, la maîtresse appelle ça une fable, à ces deux amis.

    Il est question d’une tortue qui court plus vite qu’un lièvre. Romaric est très vexé, ce n’est pas possible qu’un lambin comme Nestor puisse courir plus vite que lui (ah oui, vous aviez deviné bien sûr que Nestor était une tortue !), Nestor quant à lui se dit que ce Monsieur Jean quelque chose a vraiment des idées curieuses, comme si les tortues avaient du temps à perdre avec de pareilles futilités.

    Philibert est tout content d’avoir raconté son histoire s’attendant à recevoir des félicitations de la part de ses amis, il est un peu perplexe de constater qu’en fait cette histoire les a un peu chamboulés. Et il le devient encore plus lorsqu’il les voit commencer à se chamailler, manifestement Romaric a décidé de venger l’honneur de son espèce et a lancé un défi à Nestor. Rendez-vous est pris pour vider l’abcès dès le lendemain.

    Nestor n’a vraiment pas envie de se mesurer à Romaric mais en même temps il ne peut pas se permettre d’être moins malin que son ancêtre.

    Le lendemain, les deux compères se présentent pour le « duel », Philibert jouant le rôle d’arbitre. Romaric s’élance ventre à terre dans la descente qui rejoint la forêt persuadé que Nestor est bien loin derrière. Quant tout à coup, pfffffff, il se fait doubler à toute allure par une tortue à réaction, il s’en emmêle leshttp://jeuxfr.org/photos/jeu-tortue-skateboard-150x150.jpg pattes et fait un superbe rouler-bouler jusqu’en bas de la pente où il retrouve un Nestor, fier comme un paon, juché sur le camion de pompier emprunté à un Philibert qui arrive à bout de souffle mais mort de rire.

    La tortue a encore été plus rapide que le lapin !

    Mais Nestor a le triomphe modeste, Romaric, lui, n’est pas rancunier et il a compris que parfois il faut savoir privilégier la matière grise aux muscles !


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