• Branle-bas de combat à Bigorbourg.

    Depuis quelques jours, une grande bâtisse abandonnée, pas très loin de chez Madame Thècle, est en pleine rénovation.

    Madame Thècle semble d'ailleurs être l'architecte et le maître d'œuvre de cette reconstruction, elle a réquisitionné tous les meilleurs artisans du village (pour le moment je crains que certains ne soient encore inconnus et de vous et de moi, bref nous allons attendre qu'ils se choisissent un prénom).

    Mais, amusée et cachottière, elle ne veut pas dire pour le moment à quoi va servir cet endroit, avec ses larges portes, ses grandes salles bien éclairées aux murs décorées des fresques naïves de Venceslas, fresques cachées par des draps pour que personne ne puisse les voir pour le moment. Bien sûr les animaux de Bigorbourg, eux, sont au courant Venceslas n'ayant pas pu tenir sa langue, mais comme la plupart des humains n'arrivent pas encore à comprendre l'intégralité du parler animal, ils en sont pour leurs frais.

    Les travaux viennent de se terminer.

    Et voilà qu'un matin, plusieurs gros camions se mettent à décharger des caisses et des caisses et des caisses.

    Bouche bée, les habitants assistent à ce déferlement de caisses anonymes, pas une seule inscription qui pourrait les délivrer de la nuée de points d'interrogation qui les environnent.

    Une fois que toutes les caisses sont rentrées, une camionnette arrive et se gare devant la porte, le hayon arrière s'ouvre et quelqu'un s'engouffre dans le bâtiment, mais pas moyen de voir qui.

    Puis les déménageurs et Madame Thècle, réjouie et mystérieuse, s'enferment dans le bâtiment, volets fermés.

    Nos pauvres bigorbourgeois morts de curiosité entendent tout un tas de bruits bizarres, des coups de marteau, le vrombissement de perceuses, de visseuses, accessoirement quelques jurons, puis, ce sont des bruissements, des froissements, toute cette symphonie de bruits et de mouvement est orchestrée par la voix douce de Madame Thècle et par une autre grave et profonde que personne ne reconnaît.

    Bref, pendant une bonne semaine, la grande maison est en révolution.

    Un matin, nos amis les villageois découvrent qu'une grande enseigne a été installée au-dessus de la porte d'entrée, enseigne bien sûr elle aussi couverte d'un drap. Tout est redevenu calme. Madame Thècle arbore un large sourire de satisfaction, un rien malicieux. Dans la devanture de son magasin une grande affiche vient de faire son apparition.

     

    Chers amis

    Demain vous êtes cordialement invités à 20 heures à l'inauguration de

    l'Espace Achille.

    Venez nombreux à notre vin d'honneur et d'accueil

     

    Inutile de dire que le lendemain, dès 19 h 30 tout le village se presse devant l'intrigante maison. A 20 heures tapantes (Merci à Scarabine et Paraboum pour leur précision), Madame Thècle fait son apparition en grande tenue. Elle rassure tout de suite ses concitoyens, ici, pas de discours inutiles et prise de tête. Elle tire sur le drap qui cache l'enseigne et un grand livre enluminé se dévoile annonçant avec simplicité "Espace Achille" Munie d'une grosse clé, elle s'approche de la porte massive qui s'ouvre largement, sans un bruit.

    Un peu timides au début les bigorbourgeois emboîtent le pas à Madame Thècle. Il règne dans les lieux une pénombre qui les oblige à se tenir la main pour ne pas se perdre dans cet espace qui paraît étouffer les sons (NDLR  à l'attention des cartésiens, ne me demandez pas comment tout un bourg peut tenir dans une maison, même grande je n'en sais rien, mais à Bigorbourg le temps et l'espace se conduisent parfois bizarrement). 

    Brusquement tout le monde s'arrête. Un silence profond se fait, bientôt rompu par un chœur de petites voix qui entonnent un chant de bienvenue et, une à une, des lumières s'allument. Il s'agit de ces amusants petits abat-jour vert que l'on trouve dans les anciennes bibliothèques, Des spots plus modernes éclairent, d'une part une belle table couverte des délicieux gâteaux de Madame Thècle, mais aussi des rayonnages de livres qui paraissent sans fin. Les murs que l'on peut apercevoir sont décorés par des peintures d'enfants et d'animaux le nez plongé dans des livres, tandis que les héros de ces livres dansent la sarabande autour d'eux. Venceslas lance un hi-han de satisfaction en constatant que les Bigorbourgeois semblent apprécier ses œuvres.

    Puis un curieux bruit se fait entendre, venant de l'arrière de ce qui est très manifestement une bibliothèque, apparaît un géant, il n'y a pas d'autre terme pour le décrire, un géant au visage débonnaire, souriant largement. Mais un géant installé dans un immense fauteuil roulant.

    http://nicolas.blog.lemonde.fr/files/2007/05/bn-richelieu-salle.1179917622.jpg

    D'une voix de stentor qui pourtant paraît bien douce, il accueille ses invités.

    "Soyez les bienvenus dans l'Espace Achille, comme vous l'avez compris c'est mon nom. Madame Thècle, une vieille et chère amie, m'a appris que vous deviez faire des kilomètres pour vous procurer des livres. Alors sur son conseil, j'ai décidé de déménager ici ma bibliothèque personnelle pour que vous en profitiez librement."

    Passé le moment de surprise devant cette annonce, les bigorbourgeois commencent à circuler, un petit gâteau à la main (ils ne perdent jamais le nord, même en cas de grosse surprise) au milieu des rayonnages. Des rayonnages bien étonnants d'ailleurs.

    Mais nous reviendrons faire un tour dans cet espace surprenant une autre fois, mon histoire est déjà bien assez longue pour aujourd'hui, non ?

     

     

     


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  • Eve

    Pour la cour de récré de Madame JB, le prénom de la semaine

    "Chut, ne fais pas de bruit, tu vas réveiller Léonce et Wenefride" murmure Innocent en secouant Anicet. 

    Les yeux pas vraiment en face des trous, Anicet bafouille "Hein, quoi ? Qu'est ce que tu veux Innocent ?"

    "C'est la pleine lune ce soir"

    "Oui et alors ?"

    "Et alors ? Mais tu ne te rappelles pas ce qu'a dit ce petit type rigolo, Romphaire ?"

    "Romphaire ?"

    "Oui, le gardien du cercle des fées, tu sais bien quand on l'a rencontré, il nous a laissé échapper que cette nuit les fées sortaient pour danser. Allez, viens on va aller voir ça !" dit Innocent en essayant de sortir Anicet de la boite à chaussures transformée en lit pour lui et sa petite amie.

    "T'es dingue" chuchote Anicet "on va avoir des ennuis si on fait ça ! T'as envie de retourner travailler chez le Père Noël ou quoi ?"

    "T'en fais pas, on ne se fera pas prendre" lui répond Innocent en ouvrant des yeux dont l'expression reflète beaucoup trop son prénom pour être honnête.

    Après quelques instants de réflexion, Anicet se lève et s'habille, après tout ça fait drôlement longtemps qu'il n'a pas vécu une aventure qui en vaille la peine.

    Et voilà nos deux compères qui d'un tour de passe-passe se retrouvent tout près du cercle des fées de Romphaire.

    La lune est superbe, ronde, lumineuse, souriante, elle attend le spectacle que lui offrent la Reine de la Forêt et ses compagnes lorsqu'elle est pleinement éveillée.

    Des champignons qui délimitent le cercle une douce lueur commence à poindre en même temps que de la musique s'élève. La petite flamme Hyacinthe arrive et se met à tourbillonner, depuis qu'elle a été accueillie à Bigorbourg par la Reine de la Forêt la très belle Eve, c'est elle qui précède son arrivée pour la danse.

    Elle s'assure que Romphaire a bien fait son travail.

    Sidéré, Innocent admire la petite flamme d’or qui virevolte.

    "C'est qui cette beauté ?" demande-t-il à son complice.

    "Hyacinthe, voyons, une des demoiselles d'honneur de notre reine" répond Anicet assez peu intéressé par ce feu-follet.

    Innocent est subjugué. Tellement subjugué qu'il ne s'aperçoit même pas que la flammèche s'est arrêtée de tournoyer et qu'une belle personne vient de la rejoindre.

    Anicet lui se rend bien compte qu'ils viennent d'être pris la main dans le sac et laisse échapper un couinement de détresse.

    Eve, la Reine de la Forêt, s'approche des deux fripons.  Son port royal, ses yeux de lumière, sa chevelure de jais les plongent dans un état second. Eve évadée du paradis terrestre pour vivre selon ses règles se tient devant eux et les toisent.

    "Eh bien jeunes gens, mon cercle vous intéresserait-il ? Faites attention, parfois la soif d'apprendre peut être terriblement punie, j'en sais quelque chose ! Alors que faisiez-vous ou que vouliez-vous faire ?"

    Penauds nos deux zigotos avouent qu’ils voulaient voir les fées danser.

    Eve se met à rire « Vous ne pouviez pas vous contenter des spectacles que nous offrons régulièrement. Bien, vous allez devoir apprendre qu’il existe des "mystères" et que les voyous de votre genre n'ont pas à y fourrer le nez. Donc, puisque vous aimez vous mêler des affaires des autres, vous devrez aider Romphaire à entretenir le cercle aussi longtemps que je le jugerai bon. Et je charge Hyacinthe de vous avoir à l’œil »

    D’un geste majestueux, la Reine renvoie nos deux petits amis directement dans leurs pénates.http://cf.img.v4.skyrock.net/cfe/silence-image/pics/667905220.jpg

    « Et voilà » râle Anicet « je t’avais prévenu, nous voilà encore punis ! »

    Mais Innocent sourit bêtement, il va revoir Hyacinthe et rien que pour ça il est prêt à entretenir tous les ronds de fées de la planète ! 



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  • Voilà la nouvelle proposition de l'Arbre à Mots sur laquelle plancher.

    Que sont les Amourties et à quoi peuvent-ils bien servir ? (prononcez amourtises à l'anglaise).

    Il s'agit de petits bonbons de couleurs variés, oui ça ressemble bigrement à d'autres petits bonbons que tout le monde connaît, mais ceux-là sont des plagiats.

    Les vrais, les seuls ont été mis sur le marché par Madame Thècle, la sorcière et propriétaire du salon de thé de Bigorbourg.

    Cette recette lui vient de sa mère, qui elle-même la tenait de sa mère, qui elle-même, enfin vous voyez !

    Ces petites friandises sont en réalité des philtres d'amour. Eh oui ! Vous ne vous attendiez pas à ça !

    A chaque couleur correspond un sentiment d'amour, le passionné, le sage, le tendre, l'amour-amitié, le coup de foudre, l'extravagant ou bien sûr un mélange du tout. Bref vous exposez à Madame Thècle ce que vous voudriez ressentir et faire ressentir à votre partenaire et elle vous concocte un petit sachet de douceurs à offrir ou à partager avec l'élu(e) de votre cœur.

    Maintenant, comme pour les bocalçons, il existe aussi le paquet mystère qui vous réservera des surprises, à vous de prendre le risque et de savoir assumer !

    Bon, maintenant lorsque vous dégusterez ceux qui sont vendus un peu partout,  faites attention à vos réactions et à celles de votre entourage, parce que sachez-le, parfois, Madame Thècle un peu espiègle, mélange ses productions maison à celles industrielles !


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  • Intéressant n'est ce pas le nouveau prénom de Jill Bill pour sa cour de récré ?

    Souvenez-vous nous avions laissé Anicet le farfadet et son nouveau copain Innocent le diablotin en liberté "surveillée".

    Prenant son rôle de guide très au sérieux Anicet a fait visiter Bigorbourg à Innocent en long et en large. Innocent a bien tout regardé avec beaucoup (beaucoup trop ?) d'intérêt.

    Aujourd'hui, nos deux larrons vont faire un petit tour en forêt. Il y a encore du monde à présenter à Innocent.

    Ils arrivent dans la clairière au milieu de laquelle se trouve le cercle des fées, lieu sacrée de ces demoiselles.

    Innocent admire avec intérêt le beau cercle de champignons colorés qui délimite cet endroit magique. Il faut dire qu'en enfer les portes sont plutôt faites de braises ou de blocs de glace acérés.

    Il commence à avancer avec l'intention bien arrêtée d'y mettre un pied, et même deux d'ailleurs.

    Bien sûr Anicet, qui sait que les fées peuvent être un peu susceptibles (et ce n'est pas peu de le dire) lorsqu'on se risque en toute connaissance de cause sur leur territoire, s'avance dans l'intention de l'arrêter.

    Mais avant même qu'il ne puisse faire un geste, un petit être bondit d'on ne sait trop où. Il faut bien le dire, il ressemble à un champignon, habillé de blanc avec un grand chapeau rouge à pois blancs.

    "Halte là ! Vous n'avez pas le droit de passer, foi de Romphaire gardien du Cercle des fées !"

    Innocent freiné dans son élan, dérape et s'étale, queue et ailes en vrac, inutile de dire qu'il n'est pas content de s'être fait surprendre notre diablotin. Il se relève près à en découdre, mais heureusement Anicet s'avance pour calmer le jeu.

    "Bonjour Rond des fées"

    "Pas Rond des fées, Romphaire, vous êtes sourds ?"

    "Désolé Romphaire, je ne te connaissais pas. Tu fais quoi dans la vie ?" interroge l'indiscret Anicet, tandis qu'Innocent se remet debout et cherche à reprendre une contenance un peu mise à mal par son vol plané.

    "Je fais quoi ? Mais je viens de vous le dire, vous êtes vraiment durs de la feuille ! Je suis le gardien du Cercle des fées, ça me paraît clair quand même !" trépigne le drôle de petit bonhomme qui vire à l'écarlate "J'en ai marre de ce manque de reconnaissance !"

    "D'accord navré, j'ai été absent un moment et mon ami vient juste d'arriver"

    "Ton ami ? Ce diablotin ?"

    "Ouais, ça te pose un problème" réplique Innocent en bombant de torse.

    Romphaire hausse les épaules "Après tout c'est votre affaire. La mienne c'est d'empêcher les intrus de piétiner le Cercle des fées"

    "Et tu les as déjà vues danser ?" interrogent les deux amis avec curiosité.

    "Uniquement lors des grandes fêtes, lorsqu'elles le font dans le cercle, c'est strictement interdit" réplique rapidement et fermement Romphaire atterré devant tant d'ignorance de la part de collègues du petit peuple.

    "Ah bien, d'accord c'est compris. Bon on va te laisser à ton boulot, tu fais quoi au juste ?" demande Innocent, l'air de ne pas y toucher.

    Tout content de voir que quelqu'un s'intéresse à son travail, Romphaire explique que pour la prochaine pleine lune qui verra justement le rassemblement des fées dans le cercle, il doit le préparer.

    Il faut qu'il brosse et fasse reluire les champignons, qu'il redresse les herbes une par une et qu'il les coupe soigneusement toutes à la même hauteur. Il faut que ce soit douillet pour les pieds délicats des fées et agréable à regarder.

    Pour rendre l'herbe plus verte et plus brillante, pendant toute la semaine il va l'arroser avec de l'eau de lune, devant l'air interrogateur de ses interlocuteurs, il explique qu'il s'agit de l'eau puisée dans le lac à l'endroit même où la lune se reflète.

    Très fier, Romphaire continue son petit cours sur le jardinage magique, sans se rendre compte qu'il vient de http://comps.fotosearch.com/comp/UNN/UNN626/usines-champignon-plante_~u12585818.jpgfaire une très grosse bêtise en laissant échapper une information qu'il aurait mieux fait de taire, mais que voulez-vous il ne sait pas à qui il a affaire le pauvre.

    Après cet agréable moment de conversation, Innocent et Anicet le remercient et s'éloignent en échangeant un coup d'œil qui en dit long, beaucoup trop long.

    Mais chers lecteurs, pour la suite, il vous faudra attendre un peu !


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  • Voilà ma nouvelle copie pour la récré de Madame Jill Bill qui nous a gâtés aujourd'hui, il faut bien le reconnaître !

    Olive la dame de la rivière et Sylvère le protecteur des plantes sont inquiets.

    L'été a été chaud. Olive se sent un peu à l'étroit dans sa rivière dont le débit est bien ralenti et les plantes choyées par Sylvère manquent cruellement d'eau.

    Il est temps d'appeler à l'aide.

    Par des moyens qui nous sont encore totalement inconnus, Olive demande du secours à une de ses cousines qui habite en Belgique*.

    Et voilà qu'un beau matin, Pharaïlde débarque à Bigorbourg.

    Pharaïlde est une belle jeune femme, aux yeux d'eau pure, à la chevelure d'un vert scintillant.

    Après s'être enquise des problèmes rencontrés, Pharaïlde prend les choses en main.

    Dès que la nuit est tombée, les papillanges répondant à la demande de Pharaïlde arrivent, nuée joyeusement pépiante, ils viennent tournoyer autour d'elle, l'effleurant de les ailes de soie. Tous portent un minuscule instrument de musique, certains que vous pourriez sûrement reconnaître et d'autres beaucoup plus étranges que je vous laisse imaginer (je ne vais quand même pas faire tout le boulot !).

    Profitant d'un moment de calme de la petite foule radieuse, Pharaïlde se dépêche d'expliquer son plan pour sauver la flore et la faune tant terrestre qu'aquatique de Bigorbourg.

    Les papillanges se mettent à en faire des loopings de bonheur.

    Dans un sympathique remue-ménage la troupe se met en marche, suivie des yeux par Olive et Sylvère pleins d'impatience et d'espoir.

    Pharaïlde et ses jeunes amis commencent à parcourir les rues de Bigorbourg.

    Les papillanges se transforment en orchestre, la musique qui sort de leurs instruments est éthérée, elle évoque le doux ruissellement de l'eau, le clapotis de la pluie, la ruée cristalline des torrents, leurs voix pures et douces s'élèvent en accompagnement.

    Les Bigorbourgeois en entendant cette mélodie sentent leur cœur battre à l'unisson et des larmes de bonheur leur montent aux yeux, au fond d'eux ils savent qu'un miracle est en marche.

    Lorsque la musique bat son plein, Pharaïlde s'élance. Elle se met à danser, les voiles arc-en-ciel impalpables de sa robe scintillent, des vagues de couleur accompagnent chacun de ses pas légers, elle tournoie, saute, semble s'envoler et partout où ses pieds délicats se posent, une minuscule source jaillit faisant revivre les plantes et l'herbe, de ses doigts de légers nuages s'échappent allant réconforter la cime des arbres.

    Ainsi toute la nuit, Pharaïlde et les papillanges parcourent les rues, les jardins et les bois de Bigorbourg.

    En guise de final, ils se réunissent près de la berge de la rivière et dans un crescendo flamboyant, les voix, la musique et la danse abreuvent la demeure d'Ondine qui se dresse drapée de lumière liquide entourée des poissillons qui eux aussi se sentent revivre. Elle s'élance vers sa cousine et les deux créatures féériques se mettent à danser ensemble dans un déferlement de bonheur et de rires sous le regard émerveillé de Sylvère qui n'oubliera pas de sitôt ce spectacle magique.

    Puis bien fatigué, tout ce petit monde va se reposer, tandis que les Bigorbourgeois ouvrent leurs fenêtres sur http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/images/2007/09/10/duncandancing2_2.jpgdes jardins ressourcés, plein de vigueur et d'éclat. Ils respirent à plein poumons les traces de féerie qui persistent encore dans l'air ambiant et se sentent eux aussi inondés de renouveau.

     

    * Sainte Pharaïlde était belge. Parmi les miracles qui lui sont attribués il y a, notamment, le jaillissement d'une source (vous voyez d'où vient l'inspiration) et la transformation de pains en caillou (ce qui était un peu plus difficile à placer)

     

     


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