• Pour l'arbre à mots, un couple étonnant.

    Je vous entraîne encore à Bigorbourg pour faire la connaissance de Scarabine et Paraboum.

    Pour cela il faut aller faire un petit tour du côté du beffroi, un vieil édifice où il faut faire attention où on met les pieds. Mais nous n’allons pas parler de lui aujourd’hui.

    Scarabine et Paraboum habitent à mi-chemin. Pour tout dire, ils sont les personnages du Jacquemart de Bigorbourg. Ils sont censés compter les heures, mais cette fonction ne leur convient plus.

    Un jour, ils aperçurent une petite fille qui venait de recevoir en cadeau une curieuse petite maisonnette. De celle-ci sortait une petite bonne femme avec son panier quand le temps était beau et un drôle de petit bonhomme portant parapluie quand le temps était à la pluie.

    Depuis ce jour Scarabine et Paraboum décidèrent de ne plus indiquer aux Bigorbourgeois l’heure qu’il est, ils en laissèrent le soin à Gudule, Gudulette et Guduline, les cloches de l’église. Eux, ils se mirent à donner le temps qu’il allait faire. Drôlement pratique quand même non ?

    Donc quand il va faire beau Scarabine vient frapper sa cloche et quand il va faire mauvais, c’est Paraboum qui sort.

    Mais me direz-vous, si, si, vous allez me le dire ! Pourquoi ces noms étranges ?

    Eh bien, c’est simple. A l’origine, il n’y avait que Scara et Para (ah non ne me demandez pas d’où sortent ces nomshttp://fr.academic.ru/pictures/frwiki/49/180px-JacquemartCollegialeSaintPierreLouvain.JPG bizarres, il ne faut pas exagérer quand même). Bref, lorsque les Bigorbourgeois s’aperçurent que leur Jacquemart avait changé de fonction, ils purent dire en temps d’orage que quand « Para fait Boum, Scara s’débine », ce qui en au fil du temps c’est contracté en Scarabine et Paraboum, Limpide non ?


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  • Pour la petite Récré de JB, voilà l'ami Philibert

    Non Philibert n’est pas le cancre décrit par l’ami Jacques Bodoin (là bien sûr comme d’habitude je parle d’un temps que les moins de vingt ans, etc, etc).

    Philibert est le fils de Bertille et Fulbert, l’ami du loup Pacôme, eh oui, ça y est ce petiot a enfin choisi son prénom ! Je vous l’ai déjà dit, moi je laisse les prénoms choisir leurs personnages ! Ou est-ce le contraire ?

    Bref, Philibert entre cette année à l’école.

    Manifestement, ce fait ne le perturbe pas trop, mais il a du mal à comprendre pourquoi il ne peut pas emmener son doudou préféré à l’école, à savoir Pacôme.

    Ses parents ont beau lui expliquer que les doudous généralement n’ont pas de grandes dents et ne marchent pas tout seuls. Philibert n’en démord pas, IL VEUT PACOME !

    D’accord, l’école, il paraît que c’est sympa, qu’on y rencontre des amis, qu’on y joue, qu’éventuellement qu’on y apprend « des choses », quelles choses ? Ca c’est encore un vaste mystère à percer ! Tout ça lui paraît très bien à Philibert, un programme sympa en somme.

    Donc, ce n’est pas qu’il refuse d’aller à l’école Philibert, mais il ne veut pas y aller sans Pacôme. Ses parents, ses grands-parents, oncles et tantes ont beau lui proposer une montagne de doudous allant de la couverture, du mouchoir, au lapin, en passant par divers chats, chiens, marmottes, voire même un serpent et un marsupillami, rien à faire !

    Philibert n’est pas pour rien le fils de ses parents, il est têtu !

    Donc à quelques jours de la rentrée, c’est le statu quo. Chacun campe sur ses positions. Pas de Pacôme pour Bertille et Fulbert, pas de rentrée sans Pacôme pour Philibert !

    Bref, la situation est bloquée, le conflit en passe d’évoluer vers l’épreuve de force.

    Au milieu de tout ça, le principal intéressé, à savoir Pacôme, se sent comme un chien dans un jeu de quilles. Lui, il n’a rien contre l’école non plus, mais il se doute bien que certains deux pattes ne seraient pas trop d’accord, à commencer par les institutrices qui feraient tout un pataquès sur l’hygiène !

    Mais, voilà ! Heureusement, nous sommes à Bigorbourg ! Et à Bigorbourg rien d’impossible !

    La veille du grand jour, un Philibert boudeur (mais déterminé à faire un esclandre si besoin est le lendemain) va se coucher après un gros câlin avec son copain.

    Pendant la nuit, notre petit Philibert se met à rêver. Il rêve d’une formule magique, une formule magique qui peut tout transformer en doudous si on en a vraiment, mais alors vraiment, vraiment envie !

    Au petit matin, encore en pyjama, Philibert se rue vers la tanière de son Pacôme. Il regarde le grand animal dans les yeux, se penche sur l’oreille velue et lui murmure quelques mots mystérieux à l’oreille (non je ne vous dirais pas lesquels, vous seriez capables de tout transformer en doudous, il faut être raisonnable quand même).

    Aussitôt un drôle d’air de musique retentit, un nuage semble entourer Pacôme qui fait un clin d’œil à son jeune protégé (oui, à Bigorbourg, rien n’empêche les loups de faire des clins d’œil) et il se met à rétrécir, à rétrécir, son poil se fait tout doux, son corps tout moelleux.

    Très fier de lui, Philibert rentre à la maison avec Pacôme le doudou sous le bras. Ses parents sont fort étonnés de voir cette peluche débarquer, ils ne se souviennent pas l’avoir vu dans le monceau de bestioles offertes à leur fils, mais en bons Bigorbourgeois, ils évitent de se poser des questions trop longtemps, d’autant que Philibert semble maintenant très pressé de partir à l’école.

    Le soir en rentrant, avant même de raconter quoique ce soit à ses parents émus d’avoir maintenant un « grand » garçon, Philibert file dans le jardin, pose son doudou par terre, lui susurre la même formule que le matin, et le vrai Pacôme en chair, os et dents réapparait, s’étire de bien-être, pas facile de rester immobile toute la journée, mais que voulez-vous, que ne ferait-on pas pour l’amour d’un petit garçon !

    Et c’est ainsi que tous les jours de classe, un doudou loup accompagne un Philibert rayonnant à l’école.http://www.natiloo.com/images/wwf_peluche-loup.jpg

    Vous vous demandez qui a bien pu glisser la formule magique dans l’oreille de Philibert, et bien figurez vous que je m’interroge aussi, parce que quand j’ai commencé à écrire l’histoire de Philibert eh bien ce n’était pas du tout celle-ci que j’avais en tête !


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  • Francine du Balisier de couleurs et gestionnaire émérite de l'Arbre à mots m'a très gentiment envoyé un dessin d'hydropotame.

    J'ai réussi tant bien que mal à le coloriser.

    C'est avec plaisir que je vous présente le nouvel habitant de Bigorbourg qui a l'amabilité de faire le lien entre l'Arbre à Mots et la Cour de Récré de JB.

    Notre hydropotame, répondant au doux nom de Potame, adopté en premier lieu par Aubain et Olive est devenu l'attraction de Bigorbourg. Bien que de bois car descendu d'un manège, il lui faut régulièrement reprendre des forces. Francine lui a concocté un régime très light à base d'eau. De mon côté et les bigorbourgeois sont d'accord avec moi, nous allons le compléter avec un peu de jus de myrtille pour qu'il continue à être de ce beau bleu (les hydropotames sont comme les hortensias et les flamants roses, ce qu'ils mangent contribue à leur donner des couleurs). Les bigorbourgeois sensibles à son confort se relaient également pour le brosser régulièrement.

    Voici donc Potame, l'hydropotame qui est pour le moment le premier lien entre deux communautés, mais peut-être pas le dernier ! Dans mon carnet, mes personnages sont malicieux et moi je les écoute.

    hydropp1


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  • Pour sa cour de récré Jill Bill nous a proposé le prénom « Césarie » pas facile à porter si vous voulez mon avis. Donc allons voir ce que Bigorbourg nous a concocté !

    Césarie est une adolescente ordinaire, plutôt quelconque avec encore quelques difficultés avec ses bras et ses jambes qui ont parfois tendance à l’encombrer un peu. Elle est très amie avec Léonce, il faut dire que, comme elle, la pauvre Césarie a hérité d’un prénom pas facile à assumer et qui bien sûr entraîne des moqueries de la part de ses « camarades ».

    Un jour de profonde déprime à ce sujet elle s’en ouvre à Léonce qu’elle voit depuis quelques temps bien guillerette, elle qui se débattait aussi avec les problèmes causés par son sacré prénom.

    Léonce, bonne amie, se fait un plaisir de raconter son histoire à Césarie (pour toute information complémentaire à ce sujet cliquez ici) et l’encourage à aller faire un petit tour dans la forêt de Bigorbourg pour voir si éventuellement elle ne pourrait pas tomber sur « quelqu’un » qui que soit ce quelqu’un, susceptible de lui donner un petit coup de main.

    Césarie a donc suivi le conseil de son amie et ce soir, après les cours, elle s’enfonce dans la riante forêt qui cerne Bigorbourg. Elle laisse ses pas la mener où ils veulent, elle respire à plein poumons un vent tendre et frais, écoute les feuillages bruirent au-dessus d’elle, surprend parfois du coin de l’œil le passage d’un petit animal. Bref, pour une fois elle s’abandonne complètement à la nature environnante, elle toujours si timide et si craintive.

    Un peu fatiguée, elle découvre une clairière et avec bonheur s’allonge sur la mousse accueillante. Mais voilà que tout à coup une pluie venue d’on ne sait où s’abat sur la pauvre Césarie, qui dépitée par cette rosserie du temps sent revenir sa déprime et se met à pleurer à grands sanglots.

    Alors qu’elle renifle piteusement, elle sent près d’elle une présence. Tournant la tête avec un brin d’inquiétude, ses yeux rencontrent un regard lumineux comme un rayon de soleil. Cet étrange regard est niché dans une curieuse petite chose toute poilue, pourvu d’une queue qui fait comme une ombrelle au-dessus de sa tête, son pelage est chatoyant et de toutes les couleurs.

    Césarie sursaute, se redresse brusquement et dévisage la drôle de bestiole qui lui adresse un large sourire.

    Césarie ne comprend pas bien pourquoi mais ce sourire est contagieux, elle oublie ses ennuis de prénom, ses vêtements mouillés et comme le soleil après la pluie justement, elle se met à rire, le petit être rit avec elle.

    Leur joie mêlée monte vers le ciel et se mélange aux gouttes de pluie. Les deux nouveaux amis lèvent le nez ensemble et là, au milieu des gouttes de pluie un merveilleux arc-en-ciel déploie ses couleurs.

    Césarie en reste béate d’admiration et entend dans sa tête une voix délicate et flûtée lui murmurer « Je te fais ce cadeau amie Césarie, maintenant quand il pleuvra, tu riras et ton rire créera des arc-en-ciel »

    Césarie baisse les yeux, regarde autour d’elle et … plus personne ! Elle est seule au milieu de la clairière, trempée comme une soupe avec l’impression d’avoir rêvé.

    Inutile de dire qu’elle attend la prochaine pluie avec beaucoup d’impatience, histoire de savoir si elle a vraiment maintenant un don.

    Quelques jours plus tard, Césarie et Léonce rentrent chez elles lorsqu’une pluie diluvienne se déchaîne. Au contact des gouttes sur son visage, alors que Léonce cherche un refuge, Césarie se met à rire et aussitôt les nuages s’écartent et un arc-en-ciel rutilant apparaît. Folle de joie, Césarie serre Léonce contre elle et la remercie de son conseil avisé.

    Maintenant, les moqueries glisseront sur elle comme l’eau sur les plumes du canard et seuls quelques http://marcaurele.tripod.com/image/arc-en-ciel.jpgprivilégiés comprendront que la timide Césarie n’est pas si quelconque que ça, loin de là. Quant à l’étrange petit bonhomme qui est-il ? Nul ne le sait, peut-être le lutin que l’on trouve au bout de l’arc-en-ciel. Un chaudron de rire ne serait-il pas préférable à un chaudron d’or ?


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  • L'Arbre à mots nous pose une question angoissante, qu'est-ce qu'un hydropotame.

    Faisons un petit détour par Bigorbourg.

    D'abord quelques pré-requis :

    Bigorbourg est traversé par la charmante rivière l'Olive.

    Bigorbourg accueille régulièrement le manège de Basile.

    Bigorbourg compte parmi ses citoyens le petit Aubain.

    Bien ceci étant exposé (pour ceux qui veulent en savoir plus un petit clic sur les noms ci-dessus, mais pas besoin d'y aller obligatoirement pour comprendre ce qu'est un hydropotame)

    Donc tous les ans le manège de Basile s'installe à Bigorbourg pour la plus grande joie des petits et des grands. Cette année là le jeune Aubain jeta son dévolu sur un bon gros hippopotame joufflu, d'une belle couleur bleue pourvu d'un sourire à 4,95 (expression que les moins de 20 ans ne connaissaient peut-être pas, bref un grand sourire) dévoilant de belles (et grosses) quenottes blanches.

    Notre jeune ami était tombé en amitié avec cet amusant animal et voyait venir le moment du départ des Basile (le propriétaire et le manège partagent le même prénom) avec beaucoup de peine.

    Après ce qui devait être le dernier tour de manège, il embrassa son ami et les larmes aux yeux, parti épancher son chagrin auprès d'Olive (Olive est le nom de la rivière, mais aussi celui de l'ondine qui l'habite, et oui vous êtes à Bigorbourg où tout peut arriver).

    L'ondine lui fit un gros câlin et lui promit une surprise pour le lendemain.

    Requinqué, le petit Aubin regagna le domicile familial.

    Le lendemain il se rua sur les berges de l'Olive et là que découvrit-il ?

    Mais oui, mais oui, son ami l'hippopotame qui lui adressa un large sourire, le salua et l'invita à monter sur son dos.

    Ni une, ni deux, Aubain s'installa et Potame comme il décida de l'appeler se mit à fendre les eaux de l'Olive comme un hors-bord, déclenchant le rire heureux d'Aubain et les hourras des habitants sur leur passage (à Bigorbourg personne ne s'étonne plus de rien).

    Lorsqu'ils revinrent sur la rive, tout le monde voulu faire un petit tour avec celui qui était devenu l'Hydropotame du village ! Ne vous en faîtes pas pour Basile, Olive s'est arrangée pour lui confier un de ses poissons qui avait envie de voir du pays et qui avait pris plaisir à se transformer en nacelle de manège.

     



     


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