• Presque une promenade de santé le prénom de Bigornette de cette semaine !

    Le petit Aubain âgé de 4 ans est un brin casse-cou et il adore la rivière Olive qui traverse Bigorbourg. Il faut dire qu’il a presque su nager avant de savoir marcher et les reflets qui jouent sur la rivière ne cessent de l’attirer.

    Ce jour là échappant à la surveillance de ses parents, le jeune homme se rend près de sa rivière adorée mais là il tombe sur un petit caïd de 5 ans (eh oui, il y a aussi des affreux jojos à Bigorbourg). Celui-ci se moque de notre contemplatif petit ami et fort méchamment le bouscule et ce qui doit arriver, arrive.

    Aubain essaye de se rétablir, mais la berge cède sous ses pieds et il tombe dans la rivière. Sachant nager il n’y a pas grand risque pour lui, mais malheureusement, il se cogne à une racine qui dépasse. Tout étourdi, le voilà qui commence à couler tandis que le coupable s’enfuit à toutes jambes.

    Ses parents affolés par sa disparition ont bien sûr couru partout, ameutant les voisins et là, brusquement au bord de la rivière ils découvrent le corps inanimé de leur fils.

    Sa mère se rue sur lui en hurlant, le prend dans ses bras, le secoue pour découvrir ahurie que son fils la regarde avec un grand sourire aux lèvres. Elle caresse les cheveux mouillés, palpe son corps à la recherche de blessures, mais rien, rien que ce grand sourire ravi !

    La pauvre femme ne sait plus à quel saint se vouer !

    L’enfant la regarde en souriant « Si tu savais maman comme elle est belle la dame ! Et sa maison est super chouette ».

    Les parents d’Aubain se demandent bien de quoi peut parler leur fils, c’est sûrement ce coup à la tête qui l’a fait rêver.

    Pas un seconde, trop contents de le récupérer sain et sauf, ils ne se demandent comment l’enfant a pu rejoindre la rive.

    En fait, il a coulé juste à l’entrée du petit royaume d’Olive l’ondine. Celle-ci reconnaissant le charmant garçonnet amoureux de son cours d’eau lui a donné le pouvoir de respirer sous l’eau et lui a proposé de venir visiter son monde et comme vous le savez au pays de Faërie, le temps ne passe pas comme sur notre terre, très terre à terre dirons-nous en ce qui concerne le cours du temps.

    Bref, main dans la main avec Olive, le jeune Aubain a pu admirer le cottage de galets lisses de l’ondine (oui, c’est une petite rivière, c’est donc un tout petit château) décorés de lumineux petits morceaux de verre lustrés. A l’intérieur les meubles très designs sont faits des diverses cochonneries que des gens sans scrupules (bon il y a peut-être quelques bigorbourgeois dans le tas, mais uniquement ceux qui n’ont pas encore compris toute la magie de ce petit monde) osent jeter dans les rivières, toutefois, en passant par les mains magiques d’Olive, le vieux pneu se transforme en fauteuil douillet, les bouteilles de plastiques en tables et chaises tout en transparence, le frigo déglingué en armoire élégante parée de dentelles de feuillages aquatiques.

    En riant elle montre également à Aubain tout un stock de vieilles godasses qu’elle conserve avec soin pour les accrocher aux hameçons de ceux qui veulent pêcher ses amis les poissons, d’ailleurs sa réserve ne diminue plus tellement, les pêcheurs dégoûtés ont quasiment cessé de tenter leur chance et les vieilles chaussures vont devenir niches douillettes pour les alevins.

    Elle propose ensuite à Aubain de se restaurer et met devant lui des verres. Aubain les regarde un peu étonné, ces verres paraissent vides et pourtant lorsqu’il les porte à ses lèvres tout une gamme de saveurs lui titillent les papilles, il en soupire d’aise.

    Après le goûter elle l’emmène se promener au fond de l’eau, ils sont devenus tout petits et s’amusent à chevaucher les truites qui passent par là, ils vont ensuite saluer dans l’étang la famille d’Aymard. Mais les meilleures choses ayant une fin, il est temps pour Aubain de regagner le monde des hommes.

    « J’veux pas » boude le petit « J’veux rester toujours, toujours avec toi, tu veux bien te marier avec moi ? »

    Olive rit « Désolée mon petit ami, ce n’est pas possible, mais ne t’en fais pas, d’ici quelques années je suis sûre que tu rencontreras une sirène rien que pour toi. Mais ne m’oublie pas et continue à venir me voir ».

    En le ramenant à la surface pour le déposer sur la berge, du bout du doigt elle tatoue sur le bras d’Aubain http://www.jemesensbien.fr/wp-content/uploads/2009/03/bebes-nageurs.jpgla silhouette d’un minuscule poisson qui lui permettra d’ouvrir la porte de son univers et de celui de ses sœurs.

    Blotti dans les bras de son père, Aubain rejoint le domicile familial avec dans la tête de doux bruits d’eau et le sourire d’un visage qui n’est pas celui d’Olive.


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  • Merci Bigornette pour ce nouveau prénom !

    Bonjour, aujourd’hui je vous emmène voir … mais suivez-moi plutôt !

    Nous prenons notre envol, disons un petit coucou à l’ami Igor le coq du clocher, passons au-dessus de la forêt où le petit de Bertille et Fulbert est en train de jouer avec Pacôme qui essaye de lui apprendre à marcher sur deux pattes, jetons un œil à la jeune Léonce qui se livre à son plaisir favori se promener en forêt et atterrissons dans cette clairière en plein milieu de la forêt.

    Au centre de celle-ci, se dresse une estrade toute en longueur dont une extrémité se cache dans les arbres.

    Aujourd’hui, donc, je vous convie au premier défilé de mode de la grande styliste GBT.

    Bon, qui est GBT et pourquoi un défilé de mode en pleine forêt, voilà qui est un peu inaccoutumé !

    GBT de son vrai nom Gébétrude, mais elle trouve que GBT fait plus branché, est une drôle de petite créature.

    Elle est apparue au cœur d’une fleur ce qui fait qu’on ne sait pas trop si elle est lutine, fée, farfadette ou autre. Il semblerait qu’elle soit née d’une simple goutte de rosée.

    D’ailleurs personne ne sait vraiment à quoi elle ressemble, elle est un minuscule arc-en-ciel et change constamment de forme, c’est assez déstabilisant parfois pour ses amis. Pour ce qui est de son prénom il lui est tombé dessus comme ça sans prévenir il faut croire qu’ils étaient faits pour se rencontrer.

    Quand elle a ouvert les yeux sur ce monde, elle a trouvé que la fleur dans laquelle elle était couchée était la plus belle des choses, douce, velouté, embaumant l’air. Le rire et le chant ont été ses premiers modes d’expression.

    Les fées qui vivaient alentours furent fort étonnées de découvrir cette drôle de goutte scintillante qui virevoltait dans les airs. Elles firent de leur mieux pour l’élever, aidées en cela par les animaux de la forêt.

    Seulement, voilà, dans la vie qu’elle soit « naturelle » ou « surnaturelle » chacun à sa place et sa tâche à remplir, or, le petit peuple étant confronté pour la première fois à l’existence d’une étrange petite personne inclassable.

    Lorsque Gébétrude arriva à l’âge adulte, enfin on supposait que c’était le cas, il fallut qu’elle trouve sa place dans l’univers de la forêt !

    Elle commença donc par faire un petit tour du côté de Bigorbourg, ses drôles d’habitants l’amusèrent mais cela ne l’avançait pas trop pour son choix de carrière jusqu’au moment où elle tomba sur un groupe de fillettes qui s’amusaient avec de vieux habits trouvés dans une malle. Gébétrude trouva les matières, les formes et les couleurs fascinantes. En regardant mieux elle s’aperçut que les humains portaient tous des choses de ce genre.

    En retournant dans la forêt elle scruta plus en détail le petit peuple et les animaux qui l’entouraient.

    Pas de doute, il y avait un manque total de fantaisie dans les vêtures. Les animaux étaient tout nus, quant aux fées elles se cantonnaient à des robes unies et vaporeuses et les lutins portaient du vert et rien que du vert.

    Elle décida donc de prendre les choses en main pour mettre un peu de gaité dans tout ça. C’est vrai quoi, la nature se parait de mille couleurs et ses habitants restaient désespérément uniformes.

    Elle commença par recruter des araignées qui lui tissèrent les plus merveilleuses soieries, avec un peu d’entraînement, elles arrivèrent même à imiter certains tissus humains comme le velours, elles étaient déjà des pros de la dentelle.

    Pour la douceur, les animaux à poils acceptèrent de se laisser peigner. Elle put ainsi recueillir de la fourrure. Les couleurs lui furent fournies par les fleurs, les baies et les feuilles qui lui permirent de recueillir la rosée pleine de pigments au petit matin.

    Ensuite, il lui fallut apprendre à coudre, Madame Crépin très gentiment lui montra comment manier l’aiguille et les ciseaux.

    Et aujourd’hui, c’est le grand jour, GBT présente ses premières réalisations. Sur ou au-dessus du podium tournoient fées drapées dans des étoffes multicolores et coupées avec art, un peu près du corps jugent certaines trop habituées aux robes mousseuses, mais bon quelque part elles trouvent aussi qu’elles ont de l’allure, lutines et lutins revêtus de rouge, de bleu, de jaune tout sauf du vert, un peu septiques au début, s’admirent mutuellement et pour tout dire certains regards ne sont pas sans quelques sous-entendus. Même les animaux ont accepté de défiler avec écharpes, nœuds et fanfreluches, mais aujourd’hui seulement ils préfèrent quand même rester tout nus, mais que ne feraient-ils pas pour le petit arc-en-ciel qui égaye la forêt.

    A la fin du défilé, la talentueuse créatrice et ses aides à 8 pattes sont acclamées par un public conquis, http://jmph.blog.lemonde.fr/files/2009/10/defile-de-mode-sans-frontieres.1254489947.jpgd’ailleurs l’écho de cette liesse parvient même aux bigorbourgeois qui se demandent bien ce que les habitants de la forêt ont encore bien pu inventer. Bref Gébétrude a trouvé sa place parmi le petit peuple de Faërie.


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  • Merci à Patsy qui m'a donné une bonne idée pour le prénom du jour de Bigornette.

    Bien, si vous avez suivi un peu, vous savez que Bertille et Fulbert nous ont fabriqué un petit lapin. Ah vous dites-vous, il s’appelle Pacôme. A dire vrai, je n’en sais rien, je ne suis pas dans la confidence et non ce n’est pas non plus le furet de son papa.

    Mais reprenons du début.

    Ce beau matin de printemps, le fils de nos amis habillé d’une éclatante grenouillère rouge vif (rouge parce que comme çà ses parents vivant au milieu du vert de la forêt, l’ont toujours à l’œil) babille tranquillement en s’essayant à ramper sur la couverture jaune canari sur laquelle sa mère l’a installé.

    Il aimerait bien attraper un de ces trucs verts qui entourent son domaine histoire de voir quel goût ça peut avoir, mais il ne maîtrise pas encore bien la reptation.

    Tout à coup, il entend un bruit bizarre et aperçoit deux grosses pattes noires sur la belle couverture jaune. Tant bien que mal il essaye de se redresser sur ses petits bras et paf, il roule sur le dos.

    Bon, l’avantage c’est que maintenant il a une bonne vue sur son invité surprise.

    C’est bizarre, plus gros que Belle Aggie, plus beau que Casimir, mais plus petit que Venceslas. Ca a une grande langue qui pend hors d’une gueule hérissée de crocs bien pointus.

    Le petit trouve ce truc très intéressant. S’agrippant à une des grosses pattes, il arrive à se remettre sur le ventre. Dans le même temps, la grosse bête s’est allongée devant lui, la tête entre les pattes elle contemple ce drôle de petit d’homme qui gazouille les yeux fixés sur lui. Il est habillé d’une couleur qui lui rappelle vaguement quelque chose, comme un souvenir qui remonte d’une mémoire ancestrale.

    La petite chose dodue se lance dans une longue discussion en langage bébé. La bête est fascinée par ce flot interrompu seulement par des rires quand le petit bout arrive à lui saisir une touffe de poils.

    Conquise la grosse bête s’amuse à pousser l’enfant du museau déclenchant de nouvelles cascades de joie.

    Attirés par cette hilarité les heureux parents sortent dans le jardin pour admirer leur rejeton et restent figés d’horreur. Là près de leur petit poussin se trouve un immense chien !

    Que faire ? S’ils font trop de bruit l’animal risque de s’en prendre à l’enfant, d’autant qu’il a l’air un peu efflanqué (l'animal pas l'enfant) !

    Tandis que Fulbert surveille l’étrange duo, Bertille rentre à toute allure chez elle et déleste le réfrigérateur d’une belle tranche de viande. A pas feutrés (merci à Monsieur Crépin pour l’excellence de ses chaussures) tous deux s’approchent.

    L’animal, alerté par un minuscule craquement, se retourne brusquement, babines retroussées sur un grondement inquiétant, tandis que Junior laisse échapper un petit hoquet étonné en entendant ce son.

    Bertille roucoulant des petits mots sans signification approche encore et tend le succulent morceau de viande à l’animal qui s’en saisit, tandis que Fulbert ramasse sans cérémonie son héritier qui se met à piailler d’indignation.

    Aussitôt le gros animal lâche la viande, bondit, arrache le bébé des bras de son père (occasionnant quelques dégâts à la belle grenouillère) et déposant l’enfant sur la couverture, il s’interpose entre les parents et le petit qui reprend ses gazouillis.

    C’est l’impasse.

    Une seule chose à faire appeler Thècle à l’aide. Comme toute bonne sorcière, elle sait parler aux animaux.

    Les négociations sont un peu difficiles au début, il faut convaincre l’animal que les deux grands humains aiment aussi son petit protégé. Elles finissent toutefois par aboutir au grand soulagement de tout le monde, sauf du principal intéressé qui ayant enfin réussi à saisir un brin d’herbe est en train de le mâchouiller et se moque royalement de son environnement.

    Et c’est ainsi que Pacôme (diminutif pour "eh bien, il n’est PAS COMmode celui-là"–je sais le jeu de mot http://akvis.com/img/examples/sketch/wolf-color-sketch/wolf-color-photo.jpgn’est pas terrible) devient le protecteur attitré de Bébé sans pour autant renoncer à sa liberté chérie, car avant qu’il ne s’éloigne avec son morceau de viande (il n’allait pas l’oublier quand même) et après un dernier câlin, les adultes remarquent enfin les étranges yeux jaunes en amande et le museau allongé de l’animal.

    Fulbert ne s’y trompe pas, son fils vient d’être adopté par un loup ! D’ailleurs, un bref hurlement de satisfaction et d’au revoir retentit dans la forêt.


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  • Nouveau prénom de notre Bigornette

    Apolline est la petite amie d'Aymard le canard.

    C'est une fort jolie cane sauvage qui a atterri, enfin je veux dire amerri dans la mare d'Aymard un beau jour de printemps.

    Un peu tête en l'air, elle s'était éloignée de son groupe et faisait une halte sur le clocher de l'église. Igor lui avait conseillé de visiter le cours de l'Olive et d'aller saluer de sa part la bande de canards de l'étang, elle y serait bien reçue.

    En bonne touriste, Apolline avait suivi les conseils du vieux sage.

    Après avoir musardé au-dessus de Bigorbourg elle avait fait une arrivée remarquée au milieu de la petite bande d'Aymard.

    Il faut dire que si elle est brillante voleuse (je l'entends dans le sens de voler avec des ailes, pas de chaparder), elle est même capable de faire des loopings c'est dire, elle est en revanche très peu douée pour les atterrissages et casse régulièrement du bois.

    Ce jour-là donc, elle fit un plouf retentissant juste devant le bec d'Aymard qui pris une bonne douche.

    Il s'apprêtait à incendier copieusement la coupable lorsqu'il se noya (un comble pour un canard) dans deux grands yeux noirs. Son petit cœur de canard ne fit qu'un tour et il pris un bon coup de jus (forcément, un coup de foudre dans l'eau et c'est parti pour l'électrocution !).

    Apolline le tira donc de l'eau et lui fit du bec à bec.

    Aymard cru être arrivé au paradis des canards.

    Tout bêta il ne sut que bredouiller "quoi, quoi, quoi"

    Mutine Apolline lui fit remarquer qu'il n'était pas de la bonne couleur pour coasser, ce qui cloua le bec à notre bégayeur.

    La belle le planta là, elle se restaura d'un petit poisson qui passait par-là bêtement et repris son vol.

    Le pauvre Aymard n'était plus en état de mettre une palme devant l'autre, il traînait son vague à l'âme de la ferme à l'étang, de l'étang à la ferme. Tous ces compagnons s'inquiétaient, lui habituellement si joyeux n'était plus que l'ombre de lui-même. Que se passait-il ?

    Après un interrogatoire serré, comme savent si bien les mener les mères, maman Cane finit par arracher des aveux à son caneton (si, c'est pour les mères canes comme pour les mères humaines, leurs enfants même adultes restent leur bébé, enfin leur oisillon).

    Pas de doute, le pauvre était malade, malade d'amour et en plus il avait choisi une vagabonde qui repartirait avec les premiers froids, Maman Cane en était sûre, il n'y survivrait pas. Elle prit donc les choses en main.

    Avec une parfaite mauvaise foi, elle décida que tout était de la faute d'Igor, après tout c'est lui qui avait indiqué leur mare à "l'étrangère". A lui donc de réparer les dégâts, non mais !

    Petit problème, Maman Cane n'était pas en mesure de voler jusqu'en haut du clocher. Connaissant le secret d'Igor, capable de voler quand les cloches sonnaient, elle demanda à Venceslas l'âne peintre de lui dessiner vite fait un petit rébus pour Anthelme le sonneur de cloches, bedeau, fossoyeur.

    Venceslas par amitié pour Aymard s'exécuta.

    Maman Cane prit donc le chemin de l'église son dessin dans le bec et le déposa au pied d'Anthelme, comme il semblait ne pas s'en préoccuper, elle lui pinça (en douceur) le mollet. L'homme et la cane se fixèrent.

    Anthelme habitué à en voir de drôle ramassa et déchiffra le message, alla voir Père Paterne qui lui donna le droit de sonner les cloches, il ne savait pas pourquoi, mais un dessin de Venceslas n'est jamais à négliger.

    Dès que les cloches se mirent en branle Igor s'envola et atterri près de Maman Cane qui lui vola dans les plumes, bon façon de parler vu qu'Igor étant en métal, Maman Cane n'avait pas envie de s'abîmer le bec.

    Elle lui expliqua les malheurs de son rejeton et la responsabilité qui était la sienne.

    Igor, philosophe, ne releva pas la mauvaise foi maternelle et promit d'essayer de rectifier la situation.

    Dans les jours qui suivirent les habitants étonnés virent une multitude de canards sauvages et d'oiseaux de toutes races tourner autour du clocher.

    Igor battait le rappel des troupes pour arriver à localiser la belle Apolline.

    Après quelques jours d'angoisse pour la famille d'Aymard qui le voyait fondre à vue d'œil, elle fut repérée par un pigeon, ça ne pouvait pas mieux tomber, celui-ci ayant entendu une fable d'un certain La Fontaine sut trouver les mots pour convaincre la belle d'accorder un peu de son temps à son amoureux transi.

    La douce n'avait pas un cœur de pierre, elle se rendit donc à la mare d'Aymard. Celui-ci dûment entraîné par Maman Cane sut se montrer à la hauteur, il retrouva la parole pour se faire poète, apporta à sa dulcinée fleurs fraîches et libellules, mais par-dessus tout il arriva à rester lui-même et la fit rire, la partie était gagnée.

    Et lorsque les canards sauvages repartir en automne, Apolline fit le choix de rester avec la tribu http://le.coloriage.free.fr/maxi/cane.jpgde la mare, on lui fit une place au chaud pour qu'elle ne souffre pas du froid et la nuit de Noël, elle accompagna fièrement Aymard à la messe de minuit.

    Et peut-être bien que ce printemps, Maman Cane deviendra Grand-Maman Cane, en tout cas elle attend avec impatience !


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  • Le petit prénom charmant de Bigornette pour cette semaine : Igor

    Igor est le coq de Bigorbourg. Pour être tout à fait exacte, c'est le coq de l'église.

    Celui qui se trouve en haut du clocher et qui se balade au gré du vent.

    Notre ami Igor est un fort bel oiseau au plumage cuivré. Il a été créé il y a fort longtemps par le forgeron du village.

    Depuis Igor surveille SON village comme s'il s'agissait d'un poulailler.

    Il connaît tout le monde, les anciens et les nouveaux habitants, les "normaux" et les surnaturels.

    Il est la mémoire de Bigorbourg et il peut en raconter des choses.

    Selon le sens du vent il peut regarder Pélagie s'agiter dans le presbytère, suivre des yeux la jeune Léonce lorsqu'elle va se promener dans les bois, se délecter de loin des gâteaux de Thècle, s'amuser des facéties des animaux en chair et en os qui vont et viennent dans les rues.

    Les oiseaux du coin viennent régulièrement tailler une petite bavette avec lui et lui racontent les derniers potins, il a beau avoir une vue perçante et une position élevée l'ami Igor, il y a quand même des choses qui lui échappent.

    Bref, il estime que sa vie dans l'ensemble n'est pas désagréable, à un bémol près ! Il ne supporte plus les cloches qu'Anthelme fait sonner à toute volée. Elles lui filent mal à la tête, elles lui donnent des fourmillements dans les pattes, le font trembler de la crête à la queue. Pour tout dire, ça devient intenable et il estime qu'en 300 ans (voire plus, il a un peu perdu la notion du temps) il a fait preuve de beaucoup de patience !

    Il a donc décidé de réagir.

    Depuis quelques temps tout le village est réveillé au petit (vraiment très petit) matin par des cocoricos tonitruants, la trompette de Pélagie à côté ressemble à un tout petit cui-cui de poussin nouveau-né, c'est dire !

    Bien sûr tout le monde se demande à qui appartient ce coq exaspérant.

    Mais les habitants ont beau guetter, rien de rien.

    Et vient un moment où tout le monde est sur les genoux par manque de sommeil, voire pour cause d'insomnie à guetter le Cocorico triomphant.

    Même Mademoiselle Zita n'est plus en mesure de calmer les insomniaques et pour tout dire elle-même se retrouve un peu trop gonflée d'énergie.

    Un climat de suspicion se met à régner, et s'il s'agissait d'un plaisantin maniant un MP3 et amplificateur, allez savoir. Et voilà que nos Bigorbourgeois commencent à se regarder de travers, du jamais vu.

    Il est temps que quelqu'un prenne les choses en main.

    Prudence, l'ange gardienne a depuis belle lurette repéré Igor qui fait son fier du haut de son clocher, elle sait que c'est lui la cause de tout ce tohu-bohu, d'ailleurs un de ses apprentis ange gardien particulièrement copain avec les oiseaux a appris par l'un d'eux qu'Igor n'était pas étranger à cette perturbation.

    Bien que n'ayant guère apprécié les gallinacés de son vivant (sauf peut-être rôtis), elle se décide à jouer une fois de plus les intermédiaires.

    Elle plane donc jusqu'en haut du clocher et interroge Igor sur le pourquoi du comment, et enfin, celui-ci peut s'adresser à quelqu'un doté d'un peu plus de jugeotte que ces têtes en l'air d'oiseaux. Il lui explique donc qu'il en a ras la crête des cloches de l'église et que tant qu'elles résonneront, eh bien lui il chantera et toc.

    Prudence va donc en référer en haut lieu, l'archange Gabriel fatigue parfois un peu des extravagances de Bigorbourg, mais bon à côté de ça ce village l'amuse et le distrait de ses occupations routinières.

    Il invite donc Prudence à contacter Madame Thècle et celle-ci trouve dans ses grimoires une potion qui va parfaitement faire l'affaire pour régler "l'Affaire du Coq fantôme" comme l'appellent les habitants exténués.

    Et un soir de pleine lune, Thècle perché sur Herbert son fidèle balai et Prudence font une proposition tout à fait honnête à Igor, proposition accueillie avec enthousiasme par le perturbateur.

    Thècle arrose donc Igor avec sa potion spéciale et le lendemain matin, pas un bruit, les habitants ahuris se réveillent sur le coup de midi après une longue nuit (et matinée) de sommeil réparateur. Le coq fantôme s'est tu !

    Tout à son bonheur, Anthelme se rue sur ses cloches et les fait chanter à plein poumon (pardon à plein battant).

    Les cocoricos indignés vont-ils recommencer le lendemain ?

    Mais non, deuxième nuit tranquille, Bigorbourg respire.

    Seules Prudence et Thècle savent ce qui se passent. Maintenant dès que les cloches se mettent à sonner, Igor quitte le clocher pour aller survoler son cher village et ses alentours, il en profite pour mettre le bec dans les affaires des uns et des autres avec délectation, découvrant de nouveaux petits secrets.

    Et quand les cloches se taisent, il retourne au bercail.

    Vous vous demandez si on s'est rendu compte que le coq du clocher n'était pas toujours à sa place ? En fait http://www.ferronnerieandre.com/images/C-27+.jpgnon parce qu'un des apprentis de Prudence vient le remplacer le temps de sa promenade et comme Prudence est pleine de sagacité elle a établi un planning pour que ses apprentis se relaient en haut du clocher, elle n'a pas envie de se retrouver avec une grève sur les bras pour cause de travail fatigant pour les nerfs.


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