• http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/8/3/0/9782283020845FS.gifJaime Bunda, agent secret – Pepetela

    Résumé Decitre : Jaime Bunda, dit Popotin à cause de son impressionnant derrière, a été casé par son cousin au Bunker, siège des services secrets angolais. Depuis plus d'un an, ledit derrière vissé à une chaise, il s'ennuie... jusqu'au jour où son chef lui confie une mission - retrouver l'assassin d'une gamine de quatorze ans, tuée après avoir été prise en stop par un inconnu roulant dans une luxueuse voiture noire. Tandis que ses méthodes pour le moins loufoques sèment la consternation au Bunker, Jaime Popotin se retrouve sur la piste du mystérieux T, également appelé le " pagre fumé " - un gros poisson, donc, de mèche avec un certain Saïd Bencherif, escroc libanais entré clandestinement dans le pays... Quand Pepetela, l'auteur phare de la littérature angolaise, s'attaque au roman policier, c'est toute la société qui est radiographiée avec une verve, une truculence et une autodérision réjouissantes.

    Mon avis : Il ne faut pas trop s'attacher à la partie policier de ce roman, c'est effectivement avant tout une sacrée remise en question de la société angolaise d'après l'ère coloniale. Chacun cherchant à tirer le meilleur parti possible pour lui de la gabegie qui règne et c'est effectivement très drôle. L'ami Popotin est un expert pour s'attirer des ennuis et pourtant il arrive à avoir des éclairs de génie qui vont permettre de dévoiler une sombre histoire de trafic. Eclairs de génie qui laissent pantois ses chef et collègues qui s'attendaient à le voir se "planter" en beauté. Pepetela s'amuse beaucoup à faire des clins d'œil au lecteur en intervenant dans le cours du récit qu'il délègue très aimablement à des narrateurs qu'il n'hésite pas à recentrer si nécessaire. Une intéressante plongée au milieu d'une nation qui cherche ses marques et où la corruption et la débrouillardise règnent en maîtresses. A noter qu'il faut traduire le terme agent secret par policier.

     

     


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  • http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/9/0/0/9782290036471FS.gifRésumé Decitre : L'affaire paraissait insoluble à l'époque : une riche héritière et son fils sont kidnappés en Ecosse, la remise de rançon est un échec, aboutissant à la mort de la mère et à la disparition de l'enfant. Malgré l'indice découvert vingt-cinq ans plus tard, Karen Pirie, l'experte en cold case, a peu d'espoir de résoudre cette enquête. Une autre affaire classée occupe déjà l'esprit de la détective : en 1984, au plus fort de la grève des mineurs qui divisait le Royaume-Uni, un gréviste avait disparu, abandonnant les siens. A mesure que les enquêtes avancent, Karen va de révélation en révélation et s'enfonce toujours plus loin dans les labyrinthes du mystère.

    Mon avis : Où est passé Mick ? C'est seulement après 25 ans d'absence que sa fille déclare sa disparition à la police, il lui faut retrouver son père pour sauver son enfant atteint d'une maladie rare. Seulement voilà, il semble avoir complètement disparu de la surface de la terre, non seulement lui mais aussi son meilleur ami et lorsque Karen met à jour un squelette, l'affaire prend un nouveau tournant, qui est le mort ? Et elle doit dans le même temps découvrir où peut bien être passé l'enfant disparu. Et si cette affaire réapparaît c'est à cause de Bel la journaliste qui a découvert un nouvel indice et qui par ce biais compte bien arriver à obtenir un scoop en faisant pression sur Grant grand-père de l'enfant et riche industriel. Karen doit donc ménager la chèvre et le chou, son chef n'hésitant pas à faire passer l'enquête concernant l'enfant avant la recherche du disparu et l'identification du squelette, politique oblige. On comprend assez vite le fond de l'histoire, somme toute basique, mais ce qui est intéressant, c'est le traitement de l'histoire. Je ne sais pas si vous avez suivi l'excellente série "Cold Case" mais ce roman emploie la même technique. Lorsqu'un personnage commence à raconter ce dont il se souvient, le lecteur bascule dans ce passé et se retrouve de plein pied dans le moment concerné, cela rend le récit très plaisant. Comme toujours avec Val McDermid les personnages ne sont ni entièrement blancs, ni complètement noirs, parfois ils sont sympathiques, parfois c'est avec plaisir qu'on leur botterait les fesses. Pas un de ses meilleurs romans, mais très agréable à lire quand même. Et puis, il y a les grains de sable qui font salement basculer certaines vies.

     

     


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  • http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/9/1/9782749113234FS.gifLa tour noire – Louis Bayard

    Résumé Decitre : Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis XVIII, sont de retour sur le trône. C'est dans ce contexte politique et social trouble qu'Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d'un inconnu. Mais le directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d'Hector. Personnage mystérieux, féru d'investigations scientifiques et d'espionnage, Vidocq doit mettre tous ses talents en oeuvre lorsqu'il comprend que l'affaire est liée à la disparition du Dauphin, louis XVII, officiellement mort en 1795 à l'âge de dix ans à la prison du Temple, construite cinq siècles plus tôt par les Templiers. Alors qu'un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d'Hector, une enquête passionnante. Avec une intrigue mêlant politique, histoire et conspiration, et une reconstitution magistrale du Paris de l'époque, Louis Bavard nous offre, après Un oeil bleu pâle, un thriller historique de tout premier ordre, aux rebondissements incessants, à la tension et au suspense d'une rare intensité.

    Mon avis : Voilà un Vidocq truculent et roi du déguisement qui entraîne à sa suite le narrateur de l'histoire Hector, rétif au début, il va se retrouver bellement embrigadé. Belle performance de la part d'un auteur américain de faire revivre ainsi le Paris de la Révolution et celui de Louis XVIII. En plus ce Louis XVII qui nous est proposé est parfaitement crédible et le petit Dauphin, enfant martyrisé par les révolutionnaires, qu'il fait revivre au travers des écrits du père d'Hector, est terriblement émouvant, pour un peu on se prend à espérer que peut-être en effet il a pu être secouru par des âmes charitables que les souffrances d'un enfant innocent ont émues. Et voilà nos héros confrontés à un Louis XVII potentiel beaucoup plus intéressé par le jardinage que par le pouvoir, un jeune homme doux resté un enfant, un enfant qui en sait beaucoup sur la prison du Temple. Alors réalité ou supercherie ? Louis Bayard et Hector nous mènent gentiment en bateau et d'ailleurs Hector n'en saurait-il pas plus qu'il ne veut bien le dire ? Une plongée dans l'histoire petite et grande qui vaut le détour.

     


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  • http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/1/7/9782841721528FS.gifEnchantement – Orson-Scott Card

    Résumé Decitre : Dans une clairière au cœur de la forêt ukrainienne, la vie du jeune Ivan bascule l'année de ses dix ans. Sur un piédestal repose une jeune fille endormie. Mais, dissimulée par le feuillage, une présence malveillante le guette… et l'enfant s'enfuit. Des années plus tard, Ivan, qui s'est expatrié en Amérique avec ses parents, revient à Kiev poursuivre ses recherches sur les langues slaves anciennes. Il retourne aussi dans la forêt où gisait la belle endormie dont il n'a jamais oublié l'image. La clairière n'a pas changé. La jeune fille est là. Son mystérieux gardien aussi. Cette fois Ivan ne s'enfuit pas. Cette fois il embrasse la belle qui s'éveille à son baiser. Puis… il l'accompagne chez son père le roi de Taïna, dans l'Ukraine du neuvième siècle, où la sorcière Baba Yaga fait peser une terrible menace. Avec Enchantement, Orson Scott Card revisite la Belle au bois Dormant pour en faire une fantasy moderne et puissante.

    Mon avis : Pourquoi la maison de la sorcière Baba Yaga a-t-elle des pattes de poule, Orson Scott Card nous propose une intéressante explication. Mais c'est un détail. Yvan découvre la belle endormie juste avant de fuir l'URSS avec ses parents mais il ne l'oublie pas. Et lorsqu'il la réveille ne croyez pas qu'il va tomber sur une douce jeune fille prête à lui choir dans les bras, que nenni. Dans un premier temps, il remonte le temps et la suit dans la Russie du Moyen-âge à l'orée du christianisme et là il tombe en pleine guerre contre la terrible Baba Yaga qui cherche à asservir Taïna. Yvan n'est malheureusement pas le fier guerrier espéré par la belle, son père et son peuple, ses seules armes sont son don des langues, sa curiosité insatiable et son aisance de décathlonien, toutes choses qui ne lui sont guère utiles. Heureusement il se lie d'amitié avec Sergeï l’homme à tout faire du prêtre local qui l'aidera à fuir lorsque les choses commenceront à chauffer pour lui et dans sa fuite, il entraine son épouse la revêche Katerina, la Belle au bois Dormant et ça va être à elle de faire connaissance avec une société et des coutumes qui la dépassent, heureusement qu'elle se découvre une alliée, sa belle-mère sorcière à ses heures. Ensemble et aidés par un étrange cousin russe, ils vont se préparer pour reprendre le pouvoir à Taïna et affronter l'affreuse Baba Yaga et par la même occasion apprendre enfin à se connaître et à s'apprécier. Un très chouette mélange entre folklore et action, vie moderne et vie ancestrale, et une manière intéressante d'aborder les contes de fées par leur côté noir.

     

     


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  • Les corbeaux de la mi-automne, une enquête du mandarin Tân – Tran-Nhut

    http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/0/9/7/9782809702644FS.gifRésumé Decitre : Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l’Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d’aisance, alors que le mandarin Tân s’active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu’une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade. Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l’Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d’une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix. Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d’Asie, peuplés d’Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.

    Mon avis : Je crois avoir suivi l'excellent mandarin Tân depuis le début de sa carrière. Il a toujours l'esprit aussi vif, doublé d'une grande humanité, d'un sens du devoir et de l'honneur qu'il faut saluer. Aidé par le coquet lettré Dinh et l'inénarrable et gourmand Docteur Porc, il va s'efforcer de résoudre le meurtre d'un enfant et de comprendre qui s'attaque aux WC de l'époque des principaux lieux de culte de sa circonscription et pourquoi, je dois dire que ces passages sont particulièrement réjouissants. En prime, il est obligé de supporter un envoyé de la capitale qui lui met la pression pour l'obliger à lui trouver un trésor perdu depuis plusieurs centaines d'années, mais il ne faut pas énerver notre aimable mandarin, il saura remettre à sa place ce fâcheux et de belle manière. Autour de lui nous trouvons Madame Garance qui a un don quasi surnaturel pour se faire obéir des hommes, à lui de trouver d'où lui vient cette faculté car il en fait également les frais à son grand dam. Ses porteurs sont toujours aussi amusants et tire au flanc et s'ajoute à la joyeuse bande un très curieux garde doué de synesthésie qui lui fait voir les odeurs ce qui ne manque pas de l'aider dans sa tâche, une charmante jeune fille à la voix d'or qui retrouve un demi-frère caché par un père indigne. Bref, c'est un sacré micmac et notre mandarin va avoir bien du mal à remettre les pendules à l'heure. En prime, il y a tout le dépaysement qu'apporte cette histoire loin de nous dans le temps et l'espace et la découverte de coutumes bien éloignées des nôtres. Un régal en ce qui me concerne, j'aime tout particulièrement les romans qui mêlent histoire avec un grand H et histoire policière

     


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