Suite et fin de ma petite histoire pour l'Arbre à Mots. Vous allez dire que ma conclusion est un peu tirée par les cheveux, mais il faut bien s'amuser un peu, non ?
Mais le lendemain matin, il est réveillé en sursaut par des cris, des rires, des cavalcades. Il risque le bout du museau hors de son abri et, affolé, s'aperçoit qu'il est entouré pour une foule de petits grands.
La pie perché sur la maisonnette jacasse à qui mieux, mieux, attirant l'attention des petits grands qui ouvrent de grands yeux lorsque l'animal efflanqué sort en soufflant et en crachant de sa tanière.
Une grande s'approche, fait reculer les petits grands et leur demande de se taire pour ne pas effrayer encore plus le chat.
Doucement, tout le monde recule laissant le chat et l'oiseau seuls.
Le calme revenu, le chat se demande par où s'enfuir, s'enfuir encore une fois.
Pourtant curieusement, il reste là, se contentant de rentrer dans son abri de la nuit.
Dans la journée, la grande et plusieurs petits grands viennent lui amener à manger et lui parlent doucement.
Méfiant, il attend leur départ pour se régaler, laissant la pie se délecter aussi.
Petit à petit, une routine sereine s'installe.
Le jeune chat reste dans la petite cabane et ne s'affole plus lorsqu'il entend les petits grands crier et rire, d'ailleurs lorsqu'ils s'approchent de "chez lui" ils le font doucement pour ne pas lui faire peur. Et tous les jours il reçoit de la nourriture.
Maintenant il se risque dehors même lorsque les petits êtres sont là, mais il refuse catégoriquement de se laisser trop approcher. Les petits ne semblent pas s'en formaliser et chacun leur tour ils lui apportent à manger.
La vie passe tranquillement, le chat commence à prendre du poids, son pelage devient soyeux, ses yeux sont moins méfiants.
Et puis un beau jour, tout bascule.
Les petits grands jouent dans le petit parc qui leur appartient lorsqu'un énorme chien apparaît, un chien plein de mauvaises intentions et qui a déjà essayé de s'introduire dans Bigorbourg (vous aviez sûrement deviné que notre ami le chat était arrivé à Bigorbourg non ?) avant d'en être chassé manu-militari par les animaux du village.
Et voilà que ce monstre se rue sur les petits grands qui se mettent à courir dans tous les sens en criant et en pleurant. Et, horreur, il accule une jolie fillette au teint d'ambre, aux cheveux noirs et aux yeux bridés dans un coin, un petit garçon se précipite pour la protéger mais, il est si petit qu'il ne pourra sûrement pas la sauver.
Alors, voilà que le chat sort comme une furie de ses appartements, le poil tellement gonflé qu'il paraît trois fois plus gros qu'il n'est, son amie la pie l'accompagne. Tous les deux foncent sur l'ennemi, le jeune chat lui saute sur le dos et lui laboure le dos de ses griffes acérées, la pie se met à donner des coups de becs. Le chien hurle et cherche à se débarrasser de ses agresseurs. Les deux amis risquent bien de se retrouver en difficulté lorsque la grande, accompagnée de grands grands arrive à la rescousse.
Le gros animal préfère prendre ses pattes à son cou.
Toute tremblante la grande s'approche de ses petits
et un grand sourire se dessine sur son visage. La pie est perchée sur l'épaule du petit Aubain,
tandis que le chat ronronne de plaisir niché dans les bras de Liroli.
La grande se met à rire et s'exclame "Eh bien voilà un chat qui est comme les Pimousses, petit, mais costaud".
Et depuis le chat qui est maintenant la mascotte de l'école de Bigorbourg a aussi un nom bien à lui "Chapimou", un condensé de Chat Pimousse.
Mon petit texte se
veut aussi un hommage aux associations et aux familles d'accueil qui se dévouent pour rendre la vie de nos amis félins abandonnés un peu plus douce. La liste ci-après n'est pas
exhaustive.