Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Hue, dia

La proposition d'écriture des Impromptus de cette semaine était la suivante :

Puisque la semaine dernière tout le monde a connu l’état de panne, nous allons faire appel aux véhicules à traction animale.

Votre texte devra contenir le nom d'au moins un de ces équipages : Coche, calèche, diligence, charrette, carriole, buggy, cab, sulky, char, landau, roulotte, carrosse, fiacre ou malle-poste.

 

Le cœur battant, je m'installe dans mon sulky.

Mon cheval blanc piaffe d'impatience.

Il est magnifique avec son poil brillant et sa longue crinière flottante.

Je m'empare des rênes.

Et ça y est le départ est donné.

Nous nous élançons.

Il lève haut les sabots.

Je sens le vent qui emmêle mes cheveux.

Nous fonçons dans l'espace.

Nous allons gagner, c'est forcé.

Nous sommes les meilleurs.

Nous ne faisons plus qu'un.

D'ailleurs c'es toujours avec lui que j'ai les meilleurs résultats.

Mon cœur bat à grands coups.

Au bord de la piste, les spectateurs nous encouragent.

Nous nous envolons.

Et tout-à-coup …

… … … … …

… … … … …

… … … … …

… … … … …

… … … … …

… … … … …

… … … … …

Une voix perçante traverse l'espace.

"Ma p'tite poulette, c'est terminé !"

Zut, mes dix minutes sont achevées, je souris vaguement à la petite dame toute ronde qui m'a sûrement accordé quelques minutes supplémentaires de rêve.

Encore quelques coups de pédales et toute essoufflée, je viens garer mon sulky près des autres.

J'en sors encore un peu chancelante de l'effort fourni et caresse la crinière de mon cheval de bois pour le remercier de ce bon moment de jeu.

Mes parents me sourient.

"Allez bonhomme, il est l'heure de rentrer, tu feras un autre tour demain".

Oh oui, vivement demain que je m'envole à nouveau avec mon cheval, là sur ce petit parking près de la mer.

Et me voilà avec mon cheval. Cette photo a été prise quand je devais avoir 4 ans. Mon père chtimi nous emmenait en vacances à Etaples qui se situe près du Touquet dans le 62. Sur le front de mer il y avait notamment un parking sur lequel était installée une écurie de ces sulkies à pédales, et c'était mon coin favori avec la superbe piscine qui a été détruite depuis. Ah ! Juste une précision, c'est bien moi "Bonhomme" c'est comme ça que ma mère m'appelait, et avec ma grand-mère j'avais le choix entre ma cocotte (beurk) et min fiu (autrement dit mon garçon, bref il ne faut pas s'étonner si par la suite j'ai développé un caractère de garçon manqué !

Cette piscine d'eau de mer chauffée faisait 66 mètres de long et on se déshabillait dans des petites cabines privées multicolores. Elle a été remplacée par une piscine ludique, tant mieux pour ceux qui veulent s'amuser, tant pis pour ceux qui veulent nager, parce que mine de rien, la mer du Nord c'est pas chaud, chaud. La voici dans les années 30.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Et une sacrée fabrique même
Répondre
M
Comme quoi, l'enfance est une partie primordiale de notre vie. C'est une fabrique à souvenirs qui nous aident à affronter la suite...
Répondre
M
Je pense que ma mère aurait bien aimé avoir un fils, mais bon. Soyons juste que le fait d'avoir été élevée dans une caserne de pompiers n'a pas aidé à développer mon<br /> côté féminin. En tout cas, tous les étés je retrouvais avec plaisir mes sulkies
Répondre
J
Ah oui c'est génial ces p'tits chevaux sur roulettes, j'en ai vu dans un parc l'été dernier (si, si) ils étaient heureux comme tout les gosses ça faisait plaisir à voir... Moi on aurait voulu que je naisse garçon... je dois bien reconnaîte qu'il en reste encore un peu de tout ça aujourd'hui, on se rejoint une fois de plus Martine ;-)))
Répondre
M
C'est vrai que l'on ne sait pas ce qui reste dans la tête de nos enfants, il arrive que mon zigoto m'informe seulement maintenant de certaines choses qui l'ont marqué<br /> plus jeune.
Répondre