Bien je rappelle donc mes affirmations :
1) Lors d'un 14 juillet mémorable, en tant que fille du chef de corps, j'ai dû chanter la Marseillaise (l'horreur intégrale). Faux
dieu merci, sinon le bal du 14 juillet aurait été un fiasco, je chante comme une casserole. A la différence de Philibert, si je connais les paroles, l'air c'est pas
terrible.
2) A ma première (et dernière) descente le long du mat qui reliait la chambrée au garage, je me suis mal réceptionnée et je me suis foulé une cheville
(bon plus de peur que de mal). Faux. J'avais d'ailleurs interdiction d'aller dans le dortoir des pompiers (nous étions avant 68 je précise). En revanche, j'escaladais et
descendais avec bonheur l'énorme tas de charbon (des boulets pas trop salissants) qui étaient stockés dans le fond de la cour, ça faisait bien 4 ou 5 mètres de haut ce
truc.
3) Sur demande pressante du responsable des appelés, je suis devenue instructrice dans l'art et la manière de grimper à la corde lisse. Vrai. Certains des appelés que nous réceptionnions n'étaient pas tous des forts en gym. Ils étaient incapables de monter plus haut que le noeud. Moi de mon côté, si je suis faiblarde
des jambes, j'ai d'excellents bras. Lorsuque le caporal chef chargé de l'instruction desespérait de se faire comprendre de nos joyeux pious pious, il m'appelait et me demandait de grimper. Je me
farcissais donc ma montée de corde (jusqu'en haut et à vitesse grand V) et sans enrouler la corde autour de la jambe attention hein, je la coinçais simplement entre les pieds. Les jeunes gens
étaient tellement mortifiés de voir une gamine de 8/10 ans réussir ce coup là que la fois suivante ils arrivaient à lever leurs fesses.
4) Après une longue journée de jeu, je me suis endormie à l'arrière du fourgon pompe et je me suis retrouvée embarquée dans une intervention (à la grande
fureur de mon père). Faux. Les enfants avaient interdiction de monter dans les engins seuls, accompagnés pas de problème et puis même si je m'étais endormie, les pompiers
m'auraient trouvée en montant et débarquée manu militari. Mais j'aurais bien aimé les accompagner une fois.