Y en a marre. On se pèle, on se gêle, on glaglatte !!!
Où ?
Au bureau !
Les livres et nous sommes stockés dans un vieux bâtiment de 30 ans d'âge, avec c'est logique comme nous sommes en Normandie (et que si elle est verte, c'est pour une bonne raison : il pleut) des toits en terrasses qui retiennent bien
l'humidité, des fenêtres sans isolation, des plafond bien hauts, pas vraiment utiles mais qui permettent à la chaleur de se tailler pour réchauffer le toit. Et comme nous sommes une
administration, pas de chauffage avant le 15 octobre.
Or, le froid ben c'est pas bon ni pour les livres, ni pour les humains.
Le
matin quand j'arrive il fait à tout casser 16° dans mon bureau (et ce n'est pas le plus froid) avec une pointe à 18 le soir quand il fait doux dehors et que j'ouvre mes fenêtres. Inutile de dire qu'en ce moment je boycotte le cutter et le scalpel, pas envie de m'entailler
les mimines que je ne sens plus.
Notre Directrice depuis fin septembre tente le forcing auprès du grand chef qui lui est bien au chaud dans le bâtiment principal pour qu'il fasse un petit effort.
Il y a 15 jours elle l'a invité à venir nous voir pour discuter notamment plan de lecture et aménagement du bâtiment.
Savez-vous ce qu'elle a fait avant sa venue ? Elle a ouvert les fenêtres de son bureau pour qu'il y fasse encore plus froid et elle
a fermé la porte pour que le froid reste bien fait aux pattes dedans. Et avec pour nous instructions de passer dans les couloirs tout recroquevillés dans nos nombreuses doudounes
(moi j'ai de 3 à 4 épaisseurs sur le dos) les mains serrées sur nos tasses de café chauds, bref nous
étions tous devenus des petites marchandes aux allumettes.
Nous avons donc eu le plaisir de le voir grelotter dans son costard, il a d'ailleurs rajouté son imper en cours d'entretien, bien fait et toc. Il avait promis de faire le nécessaire pour que le chauffage soit allumé le 1er octobre, mais manque de bol, il s'est remis à faire beau. Résultat aujourd'hui que les températures chutent, notre moral et notre chaleur interne font de même. J'ai même vu une de mes collègues, une dure à cuire qui se balade même en hiver en T-shirt à petites manches, ramener sa bouillotte. Demain je ramène mon coussin pour les cervicales à passer au micro-onde.